DE LA SURCHARGE ET DE LA TRANSFORMATION GRAISSEUSES DU CCEUR
Chez les personnes obèses et même chez quelques individus d*un embonpoinl ordinaire, ou trouve le cœur entouré, surchargé d'une grande quantité de tissu adi- IXîux. Cette graisse, d*une belle couleur jaune et d'une assez bonne consistance, se trouve en grande abondance à la base du cœur, h la partie ()ostérieure de cet organe, vers le sillon transversal et le long des vaisseaux coronaires. En général aussi la graisse l^énètre plus ou moins entre les fibres charnues, qui sont flasques et, amincies.
Dans quelques cas, la graisse n'est pas seulement appliquée sur le cœur, mais tes fibres musculaires p^les, d'une couleur jaune-paille , ou analogue à celle des feuilles mortes, sont ramollie^ et graissent le scalpel qui les divise. Cette dégénérescence graisseuse des fibres charnues du cœur est ordinairement partielle, et se montre surtout à la pointe de l'organe, qu'elle peut envahir dans toute son épaisseur. Elle parait se fyïre de dcfhors en dedans, de sorte que la texture musculaire des fibres les plus internes peut être parfaitement reconnaissable , tandis qu'à la surface elles ont subi entièrement la transformation adipeuse. Nonobstant cette altération, les pacois cardiaques résistent à l'efîort du sang, et quoiqu'on ait regardé la dégénérescence graisseuse comme une cause de rupture, néanmoins on ne compte encore qu'un très petit nombre de faits en faveur de cette opinion. M. Cru* veilliier dit même n'avoir point vu cette altération dans les dix ou douze cas de rupture de cœur qu'il a étudiés. Les causes de la surcharge et de la dégénérescence adipeuse du cœurs<mt tout à fait inconnues ; on sait seulement que l'altération est plus commune chez la femme que chez rtiomme. Quelques faits tendraient aussi ï faire croire, d'après M. Bizot, que l'état gras du cœur se rencontre assez souvent chez les phthisiques, surtout chez les femmes ; il coexisterait alors presque toujours avec une altération semblable du foie.
On ne connaît aucun symptôme qu'on puisse rapporter soit à la surcharge, soit à la dégénérescence graisseuse du cœur.