DES KYST^ DU CERVEAU
Presque tous les kystes qu'on rencontre dans le cerveau ont un petit volume; ib contiennent de la sérosité et sont consécutifs à un épanchement sanguin : ils sont un des modes de guérison de l'hémorrhagie et du ramollissement des centres nerveux. Cependant tous les kystes séreux de Teneéphale n'ont pas cette origine ; ainsi fréquemment on en trouve dans les plexus choroïdes; ils sont pisiformos, et n'acquièrent peut-être jamais un volume assez considérable pour produire des symptômes graves; c'est d'ailleurs un point qui reste encore ii éclaircir. Plusieurs fois aussi nous avons vu des kvstes séronx d'un volume considérable situés à la surface ou dans l'épaisseur du cerveau, et qui s'étaient développés spontanément, c'ost-h-dire sous rinflueucc seule de cette perversion de la nutrition qui préside au développement de la plupart des produits accidentels.
11 importe d'être prévenu.que les kystes séreux indépendants de tout épanche^ ment sanguin antérieur sont excessivement rares. Presque toujours alors ils se lient h l'existence de quelque hydatide. Leur diagnostic est tout à fait impossible, car les accidents qu'ils produisent leur sont communs avec la plupait des tumeurs intra-crâniennes.
Nous ne dirons rien des kystes punilents, mot impropre dont on se sert quelquefois pour désigner les abcès du ceneau entourés d'une fausse membrane. (Voyez dans le tome T' l'article Encéphalite.)
DES KYSTES SÉREUX DU FOm ET DE LA RATE.
Comme pour leccneau, les kystes séretix sont extrêmement rares dans le foie; on eu a même contesté l'existence, et beaucoup de personnes pensent encore aujour« d'hui que toutes les tumeurs qu'on regarde connue des kystes séreux ne sont autres que des kystes hydatifères. Ccjiiîndant il est incontestable qu'il se forme quelquefois dans le foie des tumeurs simples ou multiples, tantôt petites, tantôt assez grosses pour occuper iiudes lobes, ne contenant autre chose qu'une sérosité claire, transparente comme de l'eau de roche, et à peine albumineuse. Lorsque la |K>che s'enflamme, le liquide se trouble ou devient même tout à fait purulent; il i)eut aussi être coloré en rouge lorsque du saug a été exhalé dans l'intérieur de la poche. • Les kj'stes séreux du foie, étudiés d'abord par Lassus, et récemment en Angleterre par le docteur Uawkins, ont à peu près la même marche, les mêmes termi* naisons que les tumeurs hydatiques; les symptômes leur sont également communs, à l'exception |)ourtant du frémissement, qui manque constamment dans les kystes séreux. Cependant il ne faudrait pas s'autoriser de Tabsence de ce seul signe pour diagnostiquer un kyste séreux à l'exclusion d'une tumeur hydatifère; car nous verrons plus tard que le frémissement et le bruit hydatiques sont des phénomène^ extrêmement rares dans les kystes acéphalocystiques. La ponction exploratrice» qu'on a conseillée, ne saurait non plus rien apprendre, puisque dans l'un et l'autre cas il ne peut s*écouler par la canule qu'une sérosité plus ou moins transparente. Il faut conclure de tout ceci que , dans l'état actuel de la science , on ne saurait diagnostiquer pendant la vie un kyste séreux du foie d'avec une tumeur hydatique.
DE L*HYDRONÉPHROSE. 575
Toutefois le plas ou moins de précision du diagooslic ne |)eut uuire au traitemeut qui devra être le même dans les deux cas. '
Ce que je viens de dire du foie s'applique eu tout point à la rate.