‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 203 sur 265 · DE LA CHORÉE · texte numérisé non relu

DE LA CHORÉE

sarvienne d^ roîdcurs musculaires, puis on augmente encore on l'on diminue ks doses suivant KeOet produit. Si Ton emploie la strychnine, on en donne 2 oir 3 milligrammes, et Ton eu élè\'e progressivement la dose jusqu'à ce que des' roidears se déclarât

Beaucoup traitent la diorée par des moyens externes. Nous ne dirons rien des réiFulsifs cutanés apfdiqués le long du rachis, qui ont été prônés par Chrétien et par TAméricain Byrae ; rien, en effet, ne démontre leur utilité; Mais il n*en est pas tout à fait de même des bains, de la gymnastique et de Télectricité.

Les bains tièdes prolongés, et surtout les bains frais ou froids aci:ompagnés ou non d'aflusions sur la tête ou sur le corps entier, ont joui et jouissent encore d'une certaine réputation. C'était, avec l'infusion de valériane, le moyen auquel Oupuytren accordait la préférence. Il avait coutume de faire saisir le malade par deux hommes vigoureux qui, tenant le patient par le bras, le faisaient, quelle que fât la saison, passer cinq, six ou huit fois entre deux lames d'eau à la température de 10 à 15 degrés, en le plongeant la tête la première. J'ai vu à la clinique de ce grand chirurgien plusieurs succès incontestables. Mais quelque utiles (pi'ils soient, les baius frais sont de beaucoup inférieurs aux bains sulfureux. Ceux-<;i» proposés et mis en honneur par Bauddocque h l'hôpital des Enfants, sont un des moyens les pins efficaces que Ton possède; Préparés avec 1 20 grammes de sulfure de potasse, on les administre tous les deux jours, et le malade doit y rester plongé pendant une heure au moins. M. Sée établit dans son travail que sur 57 malades, 50 ont giiéH par les bains sulfureux dans une moyenne de vingt-deux jours.

La gymnastique est après les bains sulfureux la méthode de traitement qui, d'après M. Sée, compterait le plus de succès. Ce médecin distingué dit que sur 22 malades 16 ont guéri, et la durée du traitement a été en moyenne de vingtneuf jours. La gymnastique, conseillée par Darwin et puis j)ar Marson Good, est à présent employée à l'hôpital des Enfants; M. Blache s'en loue beaucoup; elle a pour résultat de faire cesser Tétatxle langueur, de régulariser les contractions et de rompre les habitudes vicieuses. Pour arriver à ce triple résultat, on doit, comme le conseille M. Sée, conmioncer le traitement en prescrivant d^abord des mouvements simples et cadencés ; on exerce en même temps le larynx au moyen du chant; on fait tenir l'enfant verticalement, on lui fait fléchir et étendre les genoux, frapper le sol, allonger ou plier les bras, en harmonisant tous ces mouvements avec des chants ivg(iliei*s; plus tard, ajoute-t-il, on essaie la marche réglée au pas ralenti on précipité. Au bout de cinq ou six jours on doit constater déjà quelques progrès; s*il n'y en a pas, il est à craindre que ce moyen ne soit insuffisant.

En terminant, nous appellerons encore l'attention sur l'emploi de l'électricité, qui, après avoir réussi autrefois entre les mains de De Haen, de Sigaud-Lafond, a été de nouveau mise en usage par le docteur Andrieux et par Mageudie. Ce moyen mérite en effet d'être encore expérimenté.

D'apn»s ce qui précède, il est aisé de conchire que la chorée est une maladie rebelle, d'une durée presque toujours longue et que nous m possédons encore aucun traiiementt rcs efficace. M, Moynier, étudiant comparativement l'influence des bains sulfureux, de la gymnastique et de la strychine, a vu qu'on ne pouvait pas établir en faveur d'une de ces méthodes une prééminence un peu marquée.

Quel que soit le traitement qu'on adopte, on doit trouver un puissant auxiliaire dans le régime, Ixrs malades étant roinmnnément plus ou moins aflaiblis, on doit rerxHirir à un n»gime corroborant. Ils seront exactement çiarskvWvs cft\\Vvç\^S\«v\^v ÏPÈ Tîcissitiidrv atmosphériques: Un feront un exercice pcopoTVw\vtvfe\ Vs^x^W-^^^N

r. II» — ff*" f.mr, ^^

le séjour à la campagne sera, toutes choses égales d'ailleurs, préférable à celui de la ville. On évitera toutes les émotions vives, toutes les causes de contrariété ou de frayeur, et Fou suspendra tous les travaux intellectuels. Lorsque la maladie ot arrivée h ce point qu'elle ne consiste plus que dans quelques mouvements irrégaliers des doigts, il suOit souvent, pour en triompher tout à fait, d*exercer ces organes à quelques travaux ou à quelques jeux qui exigent de la précision. Des leçons de piano atteignent à peu près ce but; nous en avons obteim des avantages marqués.

I)C TREMRLBMENT.

Le tremblement, dit J. Frank, consiste dans une oscillation rapide, par laquelle les membres sont continuellement agités en sens contraires par des mouvements égaux de va-et-vient

Symptômes, marche. — Le tremblement peut être général, ou borné à qudqoes parties du corps, comme la tête, à un ou plusieurs membres ; il peut môme n'aiïecter qu'un ou deux muscles, c'est ce qu'on rencontre quelquefois à la face; il est continu ou périodique ; il se calme et se suspend môme pendant le sommeil pour reprendre pendant la veille. Il existe souvent d'une inanière continue, mais quelquefois il disparait lorsque les^ malades sont en repos, pour revenir dès qu'ib sont en activité. En général, les émotions vives, la chaleur, Tusage des excitants diffusibles et les excès vénériens l'auginentent beaucoup. Le tremblement cesse ordinairement lorsque la partie affectée est soutenue, niais quelquefois le contraire a lieu.

Ije tremblement varie beaucoup quant à son intensité; il peut, en effet, èlre ï peine perceptible, ou avoir une violence telle, que les malades ne peuvent plus se tenir sur leurs pieds, ni saisir aucun corps avec les mains; la tète peut se porter constamment d'avant en arrière, ou bien d'un côté et d'autre; ou bien encore die exécute un mouvement de rotation des plus pénibles. Si le tremblement affecte les muscles qui concourent à l'articulation des sons, la parole est saccadée, et plus on moins embarrassée.

Le tremblement a une durée très variablf^ ; il peut n'être que momentané, ou persister indéfmiment et devenir incurable : tel est celui qui tient aux progrès de l'âge; il en est aussi très souvent de même du treinblemcwit qui dépend d'une cause toxique.

Diagnostic, — Le tremblement sera aisément distingué de la chorée ; car, daa» celle-ci, ce sont des soubresauts, des secousses, des mouvements brusques, multiformes, tandis que, dans le tremblement, les mouvements se rappmchent davantage de ceux qui sont volontaires. Ils s'exécutent, dit ,1. Frank, avei^ une sorte d'égalité, tantôt en haut, tantôt en bas, tantôt sur l'un et sur l'autre côté.

Pronostic, — 1^ tremblement ne compromet jamais la vie par lui-uième, wèïb il constitue en général une infirmité rebelle et souvent incurable. Survenant chei une personne bien portante, et limité à un ou deux membres, il indique quelquefois une paralysie commençante. Toutes choses égales d'ailleurs, celui qui est récent est moins fâcheux que celui qui remonte déjà à une époque éloignée : celui qui est borné est moins rebelle que celui «[ui est général ; c(^ui qui est intermittent se guérit plus facilement que celui qui est continu ; enfin, dans le pronostic à porter on aura égard li l'âge des sujets et aux causes qui ont produit la maladie.

Éiiologie, — Le tremblement survient quelquefois à la suite d'une vive émotion te l'Imet de rimfireflskm du iraÀ^ 4S\Ka ^Vpns^mteiiX v^^ \» ^^^ contuioii du

Page 1