‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 215 sur 265 · DE LA PARALYSIE DU VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

DE LA PARALYSIE DU VOILE DU PALAIS

Nous avons déjà dit que, d'après une observation de M. le professeur Bérard. le voile du palais pouvait être frappé de paralysie à la suite des angines. MM. Trousseau et Lasègue, ainsi que M. le docteur Morisseau, médecin à la Flèche (1), et M. Mingault (2), ont récemment ap|)elé l'attention sur cet accideni beaucoup plus incommode que grave.

La paralysie du voile du palais survient presque toujours, chez l'enfant comme chez l'adulte, après une phlegmasic, soit simple « soit cooenneuse du pharynx; c'est quelques jours après que l'inflammation a disparu, que la paralysie se caractérise. Le nasonnement en est le premier symptôme , bientôt la déglutition est gênée. Lorsque le malade veut avaler, les boissons reviennent en partie par Ifs fosses nasales; l'individu ne peut ni souffler, ni exercer la succion, ni se gargariser. Si l'on examine alors l'état de l'arrière-bouche, on trouve que le voile du pidab est pendant, et à peu près immobile à toutes les excitations. On peut le piquer sans réveiller de douleur, mais il reste sensible au galvanisme; en dirigeant sur lui un courant électrique, on le voit agité de contractions manifestes.

Nous ne savons encore rien de précis sur la marche et la durée de cette affection qui néanmoins, dans la plupart des cas connus, s'est terminée par la guéri«io dans l'espace de quelques jours ou de quelques semaines au plus.

On a conseillé de réveiller la contractilité du voile du palais en le touchant a^ec un pinceau trempé dans une solution d'azotate d'argent, ou bien avec de Tammoniaque ou de l'acide chlorhydrique affaibli. Dans les cas rebelles, on aurait reconnu à l'exemple de M. Morisseau, au galvanisme.

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