‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 10 sur 31 · PATHOLOGIE DU VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DU VOILE DU PALAIS

A l’examen, on constate aisément cette brièveté du voile, qui se trouve tendu entre les deux piliers sans pouvoir jamais se relever suffisamment pour aller s’accoler à la paroi pharyngienne. Dans ces cas, on trouve presque toujours la luette petite et mal développée. On conçoit combien la rhinoscopie postérieure est facile à pratiquer, si du moins l’enfant n’est pas effrayé par la vue

déhiscence sous-muqiieuse de la partie postérieure de la voûte 3 palatine, fait habituel chez les opérés de gueule de loup.

Il n’est pas rare de voir l’insuffisance vélo-palatine coïncider ^ avec les végétations adénoïdes. Lorsque ces dernières sont très ^ volumineuses elles peuvent empêcher le voile de se relever et a simuler jusqu’à un certain point la brièveté du voile; mais un .fl examen attentif du sujet permet généralement d’éviter cette erreur .r w

Traitement. — On conçoit combien il est difficile, pour ne pas dire impossible, de parer à ce vice de conformation ; tout au plus j

adolescents, essayer de relâcher artificiellement le voile à l’aide -J de deux incisions latérales faites dans les piliers antérieurs comme .]

lorsqu’on pratique la staphylorraphie ; mais la difficulté consiste . j à tenir béantes ces deux plaies et les empêcher de se souder rapi- ; dement, de manière à ce qu’elles ne puissent pas se comblçr trop vite par un tissu de nouvelle formation.

opérer les végétations adénoïdes des enfants porteurs de cette

sions congénitales de la voûte et du voile du palais, j’estime qu’il faut bien se garder, sauf indications spéciales (troubles du côté de l’oreille, adénoïdites infectieuses) de toucher au tissu adénoïde . . naso-pharyngien hypertrophié, puisqu’il comble en partie la cavité naso-pharyngienne et par conséquent compense dans une certaine mesure le défaut d’action du voile palatin au moment de| | la phonation.

ophonique et peut-être l’é

L’existence de coryzas permanents, et les complications tubaires, décrites par la plupart des auteurs, nous paraissent être plutôt sous la dépendance des infections de la paroi naso-pharyngienne que du vice de conformation palatine.

Le seul moyen de parer à ce défaut de soudure est la staphylorraphie, dont les règles sont trop bien établies aujourd’hui pour que nous ayons besoin d’y insister ici.

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