ARTHRITES RHUMATISMALES DU LARYNX
de l’observateur placée sur le cou du malade. Celte crépitation sera surtout appréciable au moment, dé la déglutition.
La respiration est généralement facile, à moins que l'arthrite ne soit double et que, de ce fait, les deux cordes vocales ne soient immobilisées en position médiane.
A l’examen laryngoscopique on constate habituellement une rougeur de la région aryténoïdienne remontant un peu vers le repli épiglottique correspondant. La région est infiltrée surtout vers la base de l’aryténoïde, et pour ainsi dire au dedans du larynx, du côté de l’apophysê vocale (c’est le contraire dans l’arthrite grippale). La corde correspondante est, bien entendu, immobilisée en position médiane, ou très peu mobile.
Si la lésion est bilatérale, elle peut être plus prononcée d'un côté que de l’autre.
Les symptômes généraux sont en rapport avec le degré de l’infection qui a occasionné la légion laryngée.
Le diagnostic sera facile si l’arthrite unilatérale coexiste avec des signes de rhumatisme musculaire ou articulaire occupant d’autres points du corps, ou bien encore si le malade est un rhumatisant avéré.
Dans l’arthrite a frigore, l’infiltration est séreuse, diffuse, gagnant surtout les replis ary-épiglottiques, voire même l’épiglotte, plutôt que la région aryténoïdienne seule. Dans la grippe, la lésion est presque toujours bilatérale, l’infiltration est plus œsophagienne qu’aryténoïdienne ; la douleur revient périodiquement le soir et pendant la nuit, pour diminuer et même disparaître le matin, au réveil et pendant le jour (voir p. 326).
il. Arthrites crico-thyroïdiennes.— Il ést logique d’admettre, avec Escat, qui, le premier, a attiré l’attention sur ces manifestations du rhumatisme (1901), que les articulations crico-thyroïdiennes peuvent être atteintes isolément. Le trouble fonctionnel capital est, dans ces cas, l’aphonie par immobilisation de la région malade. Ici encore la palpation est douloureuse si on