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ABCÈS CHRONIQUE DE LA BASE DE LA LANGUE

On peut rencontrer dans l’amygdale linguale, des suppurations chroniques se traduisant par l’évacuation à peu près constante du pus en avant de l’épiglotte. Cette forme d’abcès est cependant

teurs qui se sont occupés des affections de cette quatrième amygdale. J’ai eu l’occasion d’en rencontrer quelques exemples, dont

chottait à chaque instant du pus et chez laquelle en pressant sur

HYPERTROPHIE DE L’AMYGDALE LINGUALE 151

Dans quelques cas, le tissu adénoïde hypertrophié s’étend sur les parties latérales de la langue, pour arriver jusqu’à la base du pilier antérieur, où il fait saillie, sous la forme d’une petite aigrette rouge, simulant un véritable polype. Il n’est pas rare alors de voir les follicules latéraux se continuer avec l’amygdale palatine. Ainsi s’explique du reste le passage de certaines ulcérations (tu-

dales.

Anatomie pathologique. — Les lésions histologiques étudiées autrefois par Swain, et refaites il y a quelques années à ma clinique par le Dr Brindel démontrent une ressemblance à peu près complète avec les altérations observées dans les hypertrophies des amygdales buccales.

Marche. Durée. Terminaison. — L’affection est généralement stationnaire. Toutefois, si le groupe de follicules clos subit des poussées inflammatoires répétées, il n’est pas douteux qu’on peut les voir se développer au point d’atteindre un volume assez considérable pour simuler une véritable tumeur mobile de la base de la langue. J’ai même vu chez quelques malades cette quatrième amygdale atteindre un volume assez considérable pour pouvoir être enlevée à l’anse froide, tout comme s’il s’était agi de masses polypoïdes.

La durée de l’affection peut être indéfinie, mais il est assez habituel de voir ce tissu adénoïde, tout comme celui de l’arrièregorge et du naso-pharynx, diminuer avec l’âge et avoir ordinairement disparu chez les vieillards. Cette règle est cependant loin d’être absolue, car j’ai pu retrouver des amygdales linguales hypertrophiées chez des malades âgés de soixante ans et même au delà de cet âge.

grave chez les professionnels de la voix (orateurs, chanteurs, etc.)

lopperait généralement à l’âge adulte.

Le volume de ces néoplasies est e:

oscille entre les dimensions d’une ceris

production morbide

principale qu’on ne retrouve pas à la palpation.

L’évolution de ces productions morbides est mal connue, probablement à cause du peu de symptômes qu’elles occasionnent;^ C’est pour ainsi dire par hasard, ou lorsque la tumeur a acquis ; un volume excessif {noix, œuf, etc.) que les malades se plaignent et que l’on constate leur présence.

Pronostic. — En général le pronostic des tumeurs bénignes de la base de la langue est bénin. Même lorsqu’elles ont atteint un volume assez considérable pour déterminer des troubles de la respiration ou de la déglutition, il est rare que les malades meurent du fait de leur affection.

Traitement. — Dans la plupart des cas il est possible d'enlever par les voies naturelles ces sortes de néoplasies. Suivant leur mode d’implantation et leur volume, l’ablation sera faite à l’anse froide ou galvanique, par l’excision, le morcellement ou l'énucléation. Au besoin, contre les tumeurs vasculaires on pourra employer l’électrolyse bi-polaire ou la section galvanique.

manière. Toutefois, pour extirper ces .sortes de dégénérescences,

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