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Ox “a placé l’acupunctüre: parimi: les moyens d'évacuation sanguine artificielle.
Cette opération, très - usitée, chez: les” Chinois et chez les Japonais ; est à peine connue en Europe : elle se pratique sur ioutes les parties du corps qui deviennent le siège de quelque point douloureux.
Le procédé opératoire consiste à introduire une aiguille d’or , longue , bien afflée et ronde, à la profondeur d’environ un demi-pouce.- Gette aiguille doit étre retenue dans la partie, pendant la durée de irenie respirations , si le malade peut le supporter ; smon , on la retire, pour la remetire de nouveau à trois, quatre, cinq ou six reprises. On pique les adultes plus profondément que les enfans et les vieillards ; ceux qui sont gras et charnus, | plus que ceux qui sont maigres et délicais.
| (0 On pique la tête dans la céphalalgie, l'affection de here PPDA » l’apo- plexie etc.
On pique la poitrine, le dos, l'abdomen dans les douleurs de ces régions, dans la dyssenteri ie , l’anorexie, l'affection hystérique, le coléra-morbus, la passion iaque , la tympanite, etc.
On pique les membres et toutes. les autres parties, lorsqu'elles sont atteintes de
douleurs rhumatismales , etc.
. Le docteur Æempher nous assure avoir vu au Japon des effets surprenans .de l’acupuncture, surtout dans la colique appelée senkt. Cette maladie est si commune dans le pays, que , de dix personnes adultes à peine y en ati une qui nen ait senti les atteintes. Elle est produite par l’asage immodéré d’une bière très-forte, nommée sacki, faite avec le riz ferment Elle cause des tiraillemens et des douleurs insuportables dans les intestins, dans les muscles du bas ventre, et surtout dans les aînts et les parties voisines. |
Un garde de l'Empereur : ‘du Pol pratiqua sur lui-même l’acupuncture , ‘en présence de Ten Khine: rare Hate
( 52 1 le malade comprima avec ses doigts Îles endroits piqués, il en sortit à peine quelques gouttes de sang ; Ôn n’apercevait qu’une FAT trace de l'aiguille.
Cette ponction n’agit donc que comme Ésbilant extérieur, en appelant vers le lieu de l'opération une affluence d’hameurs qui, dans quelques circonstances , ee faire une heureuse, diversion.
Ainsi l'acupuncture doit être rayée de la liste des moyens susceptibles de pr O= voquer des émissions sanguines arti(icielles ; c’est l'opinion de Ten Rhine, de Bidloo et de Vicg-d'Azir, qui se sont occupés de recherches sur cet obj et. |
A coup sûr, le sétôn mériterait mieux que lacupuncture d’être placé parmi les moyens de tirer une certaine quantité de sang Toutes les fois qu'on pratique cette opération, il'est facile d’en obtenir quelques onces; et cést sans doute cette évacuation instantanée , réunie à une évacualion consécutive , comme exutoire profond, qui a rendu ce moyen très - recommandable dans les engorgemens du cerveau, dans des affections profondes des yeux. JélPai vu réussir dans l'invasion de l’hydrocéphale
interne aiguë, appaiser des convulsions violentes et répétées.
Rapprochement entrè les divers modes Û d'émissions sauguines:
Ox ne peut se dissimuler: que l’ouverture des veines (la saignée ‘proprement dite ou phlébotomie}), et l'application des sangsues , ne soient pour ‘aimsi dire les seuls agens au moyen desquels on opère aujourd’hui des émissions sanguines arüficielles. Aussi convient-il de considérer à leur égard des différences assez marquées , et qui assignent , à Chacun de ces moyens thérapeutiques , la plate qu'il doit.
occuper. C'est sur ce point qu'il faut se pénétrer des intentions du Fondateur du concours sur les émissions sanguines. IT voulut qu’on éclairât cette doctrine au point de garantir les nouveaux adeptes des faux pas si fréquens dans les débuts dela: pratique. Il désira les sauver des:
tâtonnemens! auxquels ils se trouvent Hvrés par: fois sur le choix des moyens:
de provoquer: ces: évacuations , et sur celui des parties qui doivent les fournir ; en raison de l'espèce de maladie, de son siège, de son état, etc» | |
Nous devons donc rappeler ici que la phlébotomie se pratique exclusivement sur le systéme vasculaire veineux, et que les sangsues agissent au contraire’ sur le systéme capillaire , qui se compose de ramuscules artériels , veineux et lymphetiques; que la phlébotomie s'exécute dans un items très-court, et produit une prompte modification dans la circulation générale; que l'émission sangume, opérée par des sangsues, se. fait le plus ordinairement d'une manière lente, n'apporte qu'une modification peu sensible dans la grande circulation , et qu’elle est, en conséquence, rarement suivie de cet état d’affaissement que peut déterminer la transition subite de l’état de plénitude des.
| vaisseaux sanguins à celui d’une vacuité relative ; que la phlébotomie amène promptement une détente générale; en modérant l'impulsion du sang, en dimmuant l'exaltation-des propriétés vitales. des vaisseaux}, maïs ne produit qu'une excitation légère dans le lieu de l’opération; que les sang sues au contraire; ont un double effet révulsif, en déterminant une irritation dans. le lieu de leur application, em appelant une fluxion locale; en faisant couler à
(199 ) la fois le sang .artériel 3: le sang, veineux, et dés: fluides, blancs; que ‘dans le cas où la maladie requiert une, certaine quantité de sang, sans. cependant qu'il soit nécessaire de le tirer :promptement, un grand nombre de sangsues se trouve sur la même ligne que la: pllébotomie ; et que dans celui où il s'agit de détourner une fluxion qui tend fréquemment à se rétablir sur un organe, si la constitution du malade semble. devoir éloigner de la phlébotomie , d’ailleurs indiquée (petites .… saionées ), l'application souvent renouYelée de quelques sangsues , placées loin du lieu de la fluxion, peut méritér la préférence.
ILrésulte de ces considérations que l’emploi de la phlébotomie et, celui des sang sues, peuvent seulement, dans certains cas, . être substitués l’un à l’autre; que la phlébotome convient exclusivement dans l’mvasion et le développement des maladies aiguës qui exigent. des secours-prompts , dans lesquelles il faut s’empressér de modérer l’impétuosité du sang, tant vers la partie souf, frante , que vers les organés qui remplissent les principales fonctions : dans .ees circonstances , lui préférer les: sangsues , ce serait s'exposer à compromettre l'existence
.. (96) des malades. Mais , quand l'irritation générale est diminuée. quand l’état de plé- thore est dissipé , et qu’il ne reste plus à coïbattre que qéélèues fluxions locales , on doit donner la préférence aux sangsues.
Hors le cas de maladies aiguës , pléthoriques el inflammatoires ; les émissions sanguines , jugées nécessaires » peuvent être indifféremment provoquées, ‘soit par l'ap- | plication des sangsues , soit ns la satonée FAITES dite,
Quant à l'artériotomie , nous avons dit qu'on y recourait rarement, et nous rappellerons ici qu’elle pourrait néanmoins être employée avantageusement dans les maladies pléthoriques et inflammatoires de la tête, qui séviraient en même-tems avec promptitude et véhémence , surtout st le systéme artériel de cette région paraissait être dans un état de développement et d'exaltation ; qu'amsi, certaines céphalalgies violentes, l'otaloie aiguë, la manie et l’épilepsie pléthoriques la frénésie inflammatoire , l apoplexie artérielle , et quelques affections organiques du grand systéme circulatoire. Sal pate réclamer son emploi, :! De TT
Nous avons également apprécié la va= 4e des scarifications + produisant l’évacuation d'une certaine quantité de sang rouge, ainsi qu'un haut degré d'exci- tation locale, elles conviendraient particulièrement lorsqu’ il y aurait pour mdication importante de dégager une partie suffoquée
par un engorgement profond , de faire un
appel prompt du dedans au débard, et de
faire naître , un état d’excitement qui püt
se propager jusqu’ au siège de la maladie.
Trritation cutanée, dégagement de fluides ; suppuration ondes tels sont les effets réunis qui devraient peut-être rendre ce moyen recommandable dans quelques affections en même-tems aiguës et chroniques, que nous avons indiquées à l’article
scarification ; mais, avouons-le, il en est
de ce moyen , comme de l’artériotomie, il faut des cas extrêmes .et extraordinaires pour déterminer la nécessité d’y recourir.
Je n’ajouterai rien à ce que ] ai dit de lacupuncture. Cette opération n’est point véritablement un moyen d'émission sangume, et doit être rayé de la liste des agens propres à pravoquer cette évacuation.
Il semble résulter des rapprochemens que je viens de faive, que la phlébotomieet les sangsues peuvent suffire dans la plupart des cas qui requièrent des émissions sanguines : aussi les questions qui nous occupent peavent-elles se réduire au probléme: suivant : « Quels sont les cas particuliers de maladie qui veulent impérieusement la saignée, et quels sont ceux qui réclament par préférence les sang sues ? » Nous avons déjà , sur ce point, établi des principes généraux sur lesquels nous nous proposons de donner quelques développemens, et nous en ferons ensuité DRE tone à chaque espèce de maladie. M
Phénomenes généraux. des diverses espèces d'évacuations sanguines ar-
oué
Dix phénomènes généraux résultent immédiatement des divers moyens employés pAplenent pour faire couler le sang : 1° une évacuation sanguine qui diffère en raison du systéme des vaisseaux qui la fournissent; 2.° une irritation qui apporte une modification plus ou moins sensible dans le lieu de l’opération. En effet, l’irritation que produit le moyen SOU sanguine arüficielle, rend la circulation plus active vers les organes Yoisins du lieu où elle est provoquée; elle y détermine un afflux; et ce second phénomène , qu’on peut regarder comme dépendant d’une exaltation des propriétés de la vie dans ces parties, opère ce que lon nomme dériwation et révulsion ; phénomènes .que nous, considérerons, parmi les effets généraux les plus importans des émissions sanguines artificielles.