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Ox ne saurait méconnaitre la COrrespondance intime qui existe entre les divers systèmes d'organes. Les fonctions que
| €: 97e ‘chacun d’eux exerce , ont aussi des relations plus ou moins directes : et les dispositions particulières de lune de ces fonctions, Imfluent fréquemment sur les dispositions particulières de l’autre (x). dar
(1) Aucun organe , dit Bichat, ne’ reçoit plus facilement les influences des autres , que les muscles organiques. Tous cependant n’en sont pas également susceplibles, Le, cœur occupe lé premier rang sous ce rapport; viennent ensuite, d'abord Jestomac, puis les intestins , enfin la vessie, l'APR
C’est un phénomène remarquable que toute espèce d'affection un peu forte, née dans l’économie , altère, tout de suite ; lès mouvemens: du cœur. La moindre plaie ,; la douleur souvent la: plus légère , suffisent pour y produire des dérangemens ; or, ces dérangemens sont de deux éspèces ; tantôt l’action du cœur est arrêtee, momentanément , delà les syncopes, mode de dérangement ‘qui arrive surtout dans les douleurs wiolentes et subites; tantôt, et c’est le cas lé plus ordinaire , cette action est accélérée , delà les mouvemens fébriles si fréquens dans toutes les affections locales ; mouvemens purement sympathiques qui cessent quand l'affection disparaît. Dans une foule d’inflammations locales, le mal est trop circonscrit pour DUR Bocrhaave, un obstacle au cours du sang ; obstacle qui force le cœur à redoubler son action pour le surmonter. D'ailleurs , quand :l n’y ‘a point engorgement, mais seulement douleur dans une partie, et que le mouvement fébrile survient, c'est bien là un phénomène sympathique. L’accroissement d'action du cœur peut dépendre sans doute d’une substance étrangère ; qui, mêlée au sang, l’altère et le rend plus irritant ; il peut tenir à une affection de la substance de lorgane qui le dispose à être plus irritable, Mais, certainement , il est très-
en L’influence du travail de la digestion est
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#1 {nt — J à séfède sympathique , et dépend de ce rapport 1n-
connu qui lie; les uns aux autres , tous nos organes;
de ce consensus qui enchaîne Loutes leurs actions et les met dans une dépendance réciproque.
La réaction sympathique de l'estomac devient anssi très-marquée dans une foule de: circonstances, !
* La plupart des affections locales 4 des Aire tions sont accompagnées devomissemens sympathiques. Diverses. fièvres présentent , dans leurs . .débuits , de ‘semblables phénomènes.
‘Les vomissemens produits, par l érysipèle , le phlegpéru f la pleurésie ;:.la péripneumonie, etc., sont
«done le plus souvent un effet analogne à l’augmen-
‘tation d’acuon du Leu, ss hétermiaé Ja fièvre.
Les PE TOR qui oh point PÉSERS TES ces phénomènes d’une manière grande. et, générale ,: ont aussi rétréci leur traitement dans des botnes trop étroites, Autrefois on avait beaucoup égard: au, trouble sym- -pathique du cœur, et on:saignait abondamment dans l'invasion . des maladies, Depuis quelques années ,:on a spécialement égard au trouble, sympathique -de l’estomac ,€t on émétlise fréquemment. Ne. conviendrait al point de faire un peuplus d'attention aûx. -pesanteurs de la tête, aux douleurs de cefte région, à fi ou aux somnolences; symptômes, sympal iques du cerveau; et de ne se déterminerià saigner ou à émé-—
tiser , qu'après une juste et MERE appréciation
de l’état des, forces vitales ? sl 0 33, der ÿ 4 F {5 1 i Ja 2
Le praticien judicieux pe doit voir,,.dans ces mouvemens symphatiques variés, qu'une preuve.de.cet accord général qui coordonne, toutes, les fonctions, les. unes aux autres, qui les enchaîne toutes ,, et. qui, par:là même, ne peut être “étranger à leurs AGEA ge ARS
. piton.
(127 ) 5 is ée + Ps { très-remarquable sur le systême. circula- Er È y ‘es Ha r cs}
Chaque organe se soulève , poar ainsi dire , contre le mal qui s'est introduit dans l’économie; et réagitrà sa mänière. Ces réactions produisent des effets dif: férens , suivant l'organe réagissant: la fièvre naît de la réaction du cœur; le délire , l’assoupissement , linsownie , les convulsions de celle du cerveau:.les vomisgmens de celle de lestomac; la diarrhée” de celle des intestins ; les embarras gastriques et intestinaux , les saburres de la langue , de la réaction des membranes muqueuses ; les débordemens de bile; de celle du foie, etc. On sait aussi que, dans les fièvres , les rétentions d'urine, par paralysie sympa- ‘thique et momentanée, ne sont pas trés-rares.
J'ai été récemment témoin d’un fait de cette nature. Une rétention d'urine, déterminée sympathiquement par un phlegmon érysipelateux , fixé à la fesse gauche, fut prise pour une inflammation de bas ventre. L'état douloureux de labdomen, la petitesse et la concentration du pouls purent favoriser l’erreur, On saignait avec activité, lorsqu’appelé près de la ma— Jade, la tension hypograstrique me fit reconnaître une rétention d’urine. La Ad fut de suite sondée ; il sortit trois pintes d'urine, et tous les accidens du bas ventre disparurent...…,.
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* La terminaison de la tumeur érysipelato-phlegmoneuse fut lente ; elle eut lieu par gangrène bornée, Une grande quantité de tissu cellulaire fat atteinte de pourriture; il ne survint point de fluctuation manifeste ; la peau conserva, jusqu'au dernier jour , de la rongeur; le centre offrit, le treizième , une escarre noirâtres. | Ra À
La permanence de l’érysipèle, et l’état douloureux de Ja partie, au douzième jour, firent penser au consultant qu'il pouvait convenir de donner suito aux émissions sanguines. Mais quoique la disposition
( 128 ) toire. Pendant que la digestion s'opère, le pouls s'élève sefisiblement, et son mouvement devient plus accéléré. Quelle est la cause de ce phénomène ? Pourrait-on l'attribuer à la surcharge des vaisseaux sanguins , en raison de lintromission du chyle dans le sang ? Ou plutôt serait-il dû
gangrèneuse de la tumeur ne fut pas alors manifestw, je m'opposai à ce qu'il fut tiré du sang. Je’ fondai mon opinion sur ce que les saignées abondantes, pratiquées dans le comimnencement de la maladie, n'avaient point empêché l’inflammation locale. de suivre son cours ; sur ce que les forces vitales étaient fort abaitues; sur ce que la grande circulation était tuarquée par un affaiblissement réel ; enfin , je soutins quil serait abusif de vouloir, par des saignées
énérales , anéantir les inflammations cutanées ; et que , dans quelques circonstances , ce serait favoriser la disposition gangrèneuse.
À l’oauverture de la tumeur, on trouva des flocons putrides en grande partie détachés ; une perte énorme de substance ; les parois du foyer frappés d’atonie ; Ja faiblesse générale extrême; aussi la guérison futelle très - lente? Quel eut été lévènement, si les émissions sanguines eussent été poussées plus loin ?,.. Avec une attention plus scrupuleuse , et par l’heureuse alliance des connaissances médicales et chirurgicales , on eût évité la première erreur [*]. Avec un peu moins de prévention en faveur de la saignée, on ne se fut pas exposé à en commettre une seconde ,: qui probablement eût été plus grave. : 4
[*] Voyez notre Mémoire sur les Polypes-utérins; Journal de Médecine , :n.? de novembre 1813,
à l'augmentation instantanée des forces de l'estomac, qui réagissent sur les autres systêmes d'organes , et E wanifestement, sur l'appareil circulatoire ?
Quoiqu'il en soit, il est certain que tont ce qui porte le trouble dans les fonctions digestives, peut amener un désordre général : aussi a-t-on signalé le danger d’un exercice violent , d’un coït immodéré, etc., sitôt après le repas; parce que ces actes appellent , ou fixent sur d’autres organes, des mouvemens et des forces qui sont nécessaires aux fonclions de l'estomac.
La nécessité de cette concentration des forces vitales, pour le complément de la digestion, doit dans ce cas faire proscrire les émissions sanguines qui impriment toujours une plus ou moins grande débilité.
L'expérience a , d’ailleurs, prouvé qu'employées trop tôt , après avoir pris des alimens, elles, pouvaient donner lieu à des accidens fâcheux. IL faudra done laisser écouler au moins quatre heures avant, de saigner; le tempérament de chaque individu , ainsi qu'une foule de circonstances pouvant faire varier le tems que les alimens restent dans l'estomac.
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‘ Gepañdhéh, si une phlegmasie locale très-
intense , une fièvrg-inflammatoire avec dé-
té vers la ‘tête ou la poitrine , venaient attaquer subitement un individu, quelques instans aprés avoir pris une cer-
taine quantité d’alimens, quel parti pren-
dre ? On ne voit pas qu'il y eût un grand inconvénient à attendre quelqués heures ; ces maladies étant rarement Ssüsçeptibles de ‘porter avec promptitude atieimte au principe vital. Mais, dans une apoplexie foudroÿante, resterait-on dans l'attente?
non, sans doute, on saignerait de suite ;
els ‘aussitôt après on recourrait à un
vomitif. Îl serait contraire à la raison médicale de suivre une autre marche.
GHAPITRE VITE.
De l'influence des. émussions sanguines
sur les fonctions du cœur , du poumon et du cerveau , considérées dans leurs rapports rESPECHIS. RTE
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Linie: sang entretient le mouvement du cœur, en le sumulant par sa présence; en le forçant,
(191) pour ainsi dire, à de nouvelles contractions. Le moindre dérangement dans sa qualité, dans son mouvement®”doit en amener un irès-marqué dans les fonctions les plus importantes.
Les fonctions que le désordre de la circulation trouble le plus ordinairement , sont celies du poumon et du cerveau.
On ne pourrait méconnaître une correspondance bien directe entre les mouvemens du poumon et ceux du cœur. La circulation générale et la circulation pulmonaire sont dans un tel balancement réciproque d’action, que, lorsque l’une éprouve un dérangement, l’autre s’en ressent bientôt: delà cette gêne dans les mouvemens de la poitrine ; ces imspirations courtes, ditliciles et douloureuses dans les fièvres inflaimmatoires , et toutes les fois que la grande circulation éprouve quelqu'embarras : delà ces Imtermittences du pouls, sa dureté ou sa faiblesse, dans quelques ‘affections du poumon, telles que lasthme, la dÿspnée, etc. Les émissions a , enrendant la circulation plus libre , soulagent
les malades; aussi sont-elles avec raison trèsrecommandées dans la plupart des affecons de poitrine.
Les mouvemens du cœur et du poumon ont également une influence très-grande sur le cerveau ; et le trouble des fonctions de cet organe peut en être la suite. En effet, les contractions répétées et fortes du cœur, accompagnées de gêne dans la respiration , peuyent provoquer l’engorgement du cerveau, . et déterminer ces spasmes , ces convulsions si fréquentes
dans TE ces apoplexies si fâcheuses dans la vieillesse: ; ces céphalalgies , ces délires qui s'observent si souvent dans les
maladies aiguës.
Le nédesih devra donc surveiller avec soin les déterminations que Pactivité du cœur et de tout le systéme sanguin peuvent diriger et entretenir vers la poitrine et la tête, afin de placer à à propos des émissions sanguines , qui, diminuant en mêmetems la quantité du sang et la force d'impulsion du cœur ,‘puissent rendre, à tous ces agens principaux de la vie, é libre et facile exercice de leurs fonctions.
AS D Re OT!