DE L'INFLUENCE DES ÉMISSIONS SANGUINES
Sur les fonctions circulatoires.
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Ja 1 précédemment considéré les conpexions nombreuses qui existent entre le système vasculaire et les autres systèmes de l’économie vivante ; j'ai fait remarquer que la moindre altération portait un trouble plus ou moins marqué dans celle de la’ circulation ; j'ai fait sentir la nécessité d’étudier les différentes modifications du pouls, afin de se mettre en état de signaler celles qui
offrent l'indication des émissions sanguines et celles qui doivent les faire rejeter ; enfin, ‘jai fait connaitre que le système sanguin se compose. de deux circulations, la circula- Lion à sang rouge , et la circulation à sang noir ; la première faisant tous les frais de la nutrition , entretenant , par son activité, l'énergie de tous les organes et particulièrement celle du cerveau; la seconde, destinée pour aimsi dire exclusivement à réparer les pertes que le sang a faites par
nf Fa.) la circulation à sa Us rouge, et jouant un rôle principal dans es maladies. |
L'équilibre parfait entre ces deux circulations devant contribuer à la santé, il faudra se garder d'en troubler l'har= umonie: On ne devra jamais perdre: de vue que le sang doit être regardé comue le principe de la vie ; et que des émissions sanguines , pratiquées inconsidérément , pour:
raient affaiblir le mouvement du cœur , au point d'opérer une diminution ficheusé dans l'énergie de tous les organes, et méme, dans quelques circonstances , conduire à:
la mort, Afin de pouvoir apprécier plus exactement l'influence de ces évacuation sur le système circulatoire , nous considérerons , successivement, le fluide qui est mu, et les vaisseaux qui le font mouvoir ; quoique bien convaincus que c'est de leur aclion réciproque et simultanée, que résultent les phénomènes et les ’Imodifica-
tions , dont la connaissance devient indis-
pensable au médecin pour le diriger dans
l'emploi de tous Jés moyens d'hygiène et de thérapeutique. Relativement au fluide qui est mu, l'indication de la saignée pourra être prise dé sa qualité, ( état d'épaississement), ou de:sa quantité surabondante,
- {état de pléthore.) Relativement aux vaisseaux qui le font mouvoir , cette indica- . tion résultera de l’état du pouls, qui, dans quelques circonstances , reçoit ses modifi- * cations particulières des propriétés vitales des vaisseaux. |
En effet, l’état d’épaississement du song, et celui de pléthore , ne sont pas les seuls qui conduisent à l'emploi des émissions sanguines artificielles : elles conviennent souent pour modérer l'érétisme du système vasculaire. Dans quelques maladies mflam-
matoires , on peut dite qu'elles diminuent surtout l’action organique des vaisseaux ; qu’elles rendent leurs tuniques plus flexibles, plus capables de dilatation; qu’elles font cesser la tension des solides , et que, tout en “imodérant la chaleur et l’activité de la circulation, elles ont une influence très-grande sur les propriétés vitales des vaisseaux.
+ Ainsi, soit qu'avec Boerhaave , et tous les médecins humoristes, on veuille que linflanmation tienne à la surabondance ou à l’épaississement du sang; soit qu'avec les solidistés ; on pense qu’elle ne dépende que de l'irritation primitive de l'appareil vasculaire ; la saignée n’en est pas’ moins
({ 136) le remede efficace; et on peut, en général, dire que , dans beaucoup de cas, les émissions sanguines agissent , surtout , de ma-
mère à dissiper le froncement etla crispation des vaisseaux.