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des grandes villes, et dans un climat tempéré, où ”
lon pourrait partager son tems entre le stravail ét le repos.
quelquefois, et en certains tems de l'intlammation , comme ,use sorte d’organe particulier qui fait pou? ainsi dire corps à part, et dans laquelle les mouvemens du sang ne se font point suivant la marche et les forces générales de la circulation.
Ce savant médecin prouve que chaque organe a des révolutions parliculières, et que ces révolutions opèrent des modifications variées dans le pouls. On voit
ar-là combien 1l importe de signaler les différences respectives de ce dernier, puisque c'est, de cette connaissance que doit, en grande partie, ressortir la lamière propre à éclairer le médecin dans le traitement de la plupart des maladies.
Je ne traiterai point ici, dans toute son étendue , la question du pouls; Îles détails intéressans qui résultent de sa profonde connaissance , sont consignés dans des ouvrages éx professo (1). Je me bor-
1 É La (1) Hérophile, qui vécut deux siècles après Hippocrale , paraît être le premier des médecins de l'antiquité qui ‘se soit adonné à la connaissance profonde du pouls. Parmi les médecins qui adoptèrent ses opinions, Se trouvent Xeuxis, Alexandre Philalethe, Asclepiade, Athenée: Erasistrate , Archigène, Héraclide , Zenon, Aristoxène , Apollonius , etc. Les écrits de ces médecins ne sont point parvenus jusqu’à
nerai à signaler les modifications da pouls,
qui indiquent l'état, de pléthore , la fréquence et la for& des contractions du cœur , le développement du systéme vasculaire; ena'un mot, celles qui mettent
nous, et c’est dans ceux de Galien qu’on peut retrouver Ja connaissance du pouls érigée en systême qui fat adopté jusqu'à la naissance de la chymie, époque à laquelle on renversa presque tous les dogmes du
galénisme. | 7
Quelques tems après , l’étude du pouls fut reprise par les mécaniciens. Bellini fut le premier à proclamer. l'erreur. que le pouls devait être assujéti aux lois de la mécanique; Boërhaave et tous ses sectateurs adoptèrent cette opinion. “à |
Solano de Luques , médecin espagnol , jeta les prez miers fondemens. d’une nouvelle’ doctrine du pouls, et Nihell, médecin irlandais, établi à Cadix, s’efforça de la confirmer par des obsérvations. | |
Plusieurs modernes ont étendu les recherches sur la doctrine, du pouls , et parmi eux , nous avons déjà indiqué Cox , Michel, Lecamus, Fouquet, Welsch, Menuret, qui ont donné sur cette matière , où des traités, ou des observations. Mais il était réservé à
“Bordeu de découvrir ce qui avait échappé à leur vae,
d'éclairer et d'étendre la doctrine du pouls. Son-ouvrage est offert à la méditation des savans, et les
jeunes médecins doivent en faire l’objet de leur étude.
. Les historiens qui ont voyagé en Chine , nous ont
appris que les médecins de ce pays s'appliquent parti-
culièrement à l'étude du pouls, et qu'ils avaient acquis sur cette matière des connaissances autres que celles qui sont consignées dans les écrits des médecins de
notre payse
(157) le pouls en rapport direct avec les émis-
sions sanguines. cé
Je rapellerai d'aboi® qu'il arrive quelquefois que le pouls, du côté malade, diffère de celui du côté sain {1}, ce qui
doit conduire à le toucher le plus or-
dinairement aux deux bras.
Parmi les modifications du pouls qui réclament des évacuations sanguines, se présente le pouls grand et plein, dans
lequel les doigts sentent la pulsation d’un
vaisseau rempli , dilaté ; il annonce l’extension de son diamètre , sans l’éréthisme de ses fibres : ce pouls offre la preuve de l’abondance du sang ou de sa raréfaction.
Dans quelques circonstances de pléthore excessive, le grand systéme circulatoire peut à peine mouvoir le sang, le pouls se montre plein , mais enveloppé et manifestement plus petit que grand. L’'indication des émissions sanguines peut alors paraître douteuse au praticien peu habitué; dans ce cas elle se tire de l’ensemble des symptômes pathologiques.
Le pouls fort est celui dans lequel le
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(1) Voyez la page 50.
doigt sent l'artère frapper avec force; il dépend d’une augmentation d'énergie du cœur et du sÿstêw >; vasculaire ; c’est lindice le plus assuré d’une heureuse disposition des forces vitales et de l’état de pléthore : le cœur marque de force, alors qu'il y a pénurie de sang.
Le pouls dur est celui dans lequel ce n'est point un corps souple et élastique qui frappe le doigt; il semble que c’est un corps solide. On n'éprouve point la sensation que doit donner un tuyau facilement dilatable, contenant un fluide; mais on croit être
frappé par un cylindre dur. Cette modification du pouls accompagne ordinairement l'état inflammatoire tres-mtense, et se rencontre rarement sans lui. Une semblable disposition dépend probablement , comme le pense le docteur Fordyce, de ce qu'il
y a en même-tems, tension des parties contenantes, et épaississement des liquides contenus, car le pouls n’est jamais dur quand il y à relâchement des soldes , et consistance naturelle des fluides. Dans quelques circonstances, on rencontre la dureté du poulsavec lenteur dans ses mouvemens ,
. Ce qui est l’annonce d’un embarras dans la circulation qui nécessite également emploi des émissions sanguines.
Je ne, parlerai point de la vitesse et de la fréquence du pouls qui peuvent se montrer dans la foliémie, de même que dans lanémie ; dans l'état de tension des solides , et dés celui de relâchement ; dans l’état de débilité, et dans celui de de force; pendant la, chaleur, comme pendant lé fr oïd. La fréquence et la vitesse du pouls, ne peuvent donc, par ellesmémes, fournir aucune indication positive pour ou contre les évacuations sanguines.
Ainsi , toutes les modifications du pouls opposées à celles que nous venons de
considérer, modifications que nous pouvons
désigner par les noms de petitesse , fai-
blesse , molesse , lenteur , etc. s'éxélent ;
‘en thèsé générale, les émissions sanguines.
Cependant ces modifications du poulspourraient , dans quelques circonstances rares , à b vérité, conduire à lerreur; les forces vitales pouvant n'être qu'opprimées , comme dans certaines apoplexies; mais alors. avec de l'attention et de l'habitude, on uvre bientôt quelques signes qui ne permettent pomt de méconnaître une stase sanguine : la peau du visage et du cou est rouge ou violette , la langue
est épaisse, les veines sont gonflées, les
Vaisseaux de la conjonctive sont injectés de sang , l’état du ouls varie, le malade était d’un tempérament sanguin , habitué à des saignemens de nez ou à nee hémorroïides , etc., tout donne l'assurance d’une
oppression dés forces , qui cédera sponta-
nément à l'écoulement du sang; et bientôt
l'exploration du pouls qui se relève et
s'offre plein et fort, vient légitimer les évacuations sanguines , et enhardir à les continuer.
Enfin, dans les inflammations de l’es-
tomac, 4. intestins , du péritoine , etc.,
le pouls est souvent petit , concentré ; et la connaissance qu’ on acquiert du siège de la maladie , réunie à l’état du pouls, peut permettre l'emploi bien dirigé des évacuations sanguines , dont l'indication, d'apres le précepte de Celse, ne doit jamais résulter exclusivement de l’état particulier
du pouls , mais bien de l'ensemble des
symptômes de la maladie.
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