‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 36 sur 77 · CE ST TT AN · texte numérisé non relu

CE ST TT AN

La chaleur est la compagne inséparable de la vie; dès que l’une disparait entièrement , l’autre cesse.

Depuis la découverte du thermomitre, on sait que la chaleur qui est naturelle à l’homme , s'étend depuis le vingt-septième degré de celui de Réaumur , jusqu’au treutième. TES AE

La chaleur augmente avec la tonicité et les forces, avec toutes les causes qui augmentent le jeu des solides, le mouvement des liquides : ainsi l’exercice violent, les passions excitantes, l'introduction de substances échauffantes dans l'estomac, comme les aromates, les liqueurs alkooliques , la provoquent.

L'état hystérique etnerveux a souvent fait subir de grandes modifications aux degrés de chaleur naturelle chez les femmes.

La chaleur générale s'accompagne très-

souvent de sécheresse à la peau et à la langue , d’altération et d’insomnie , d’ardeur dans l'émission des urines et de leur coloration.

L'augmentation ou la diminution de Chaleur , ne suivent pas une règle constante dans l’état de maladie. Si dans les affections inflammatoires qui sont caractérisées par une exaltation de ton et de force contractile du cœur , on observe un développement de chaleur ; on le retrouve également dans les diverses espèces de typhus, fièvres dans lesquelles le mouvement du cœur nest que peu ou point

augmenté ; et la tonicité ainsi que les forces musculaires très diminuées. +,

Dans Phystérie, ne voit-on pas quelquefois le corps devenir froid ou très-chaud, sans qu’on puisse signaler la moindre alté- ‘ ration dans le rhythme du pouls ?

Souvent la chaleur, au lieu d’être départie également à AMEL à. dans cer- {aines régions, au détriment d’une autre :

c'est ainsi que dans la fièvre lypirique, les parties mternes souffrent une ardeur brülante , tandis que les extrémités sont froides ; dans la fiévre hectique , l'accu- LATE ER de la chaleur se fait aux “cite des mains et aux joues.

Ainsi, et l'état de maladie , les diverses modifications de la chaleur ne conservent aucun rapport avec les mouvemens du cœur et des vaisseaux ; d’où il résulte

qu'il devient im possible d'asseoir sur elle l'indication de la saignée. |

Quoiqu' il en soit , quand l’augmeuiation

e température naturelle du corps se trouvera jointe à un état de force et de tonicité, ainsi qu'à un accroissement d'activité du systême vasculaire , il y aura lieu à l'emploi

des émissions sanguines , et l'excès de chaleur aura déterminé cette indication qui eut pu rester incertaine, sans l'existence de ce phénomène pathologique.

GHAPIDRE MN

. De l'indication des émissions sanguines ; prise de la douleur.

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