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{a douleur est. une sensation plus ou moins pénible , excitée sur quelques-uns:
de nos organes : elle est un des principaux phénomènes de linflammation, et presque le seul qui caractérise quelques phlegmasies internes.
Le degré d'intensité de la douleur est:
ordinairement en raison de la sensibilité.
des organes et de leur tissu plus ou moins serré. |
La douleur est médiocre dans le phegmon qui a son siège dans le tissu cellu-t laire lâche; elle est, vive, dans les pafties’
: où
€ 169 ) où ce tissu est dense et garni de filets nerveux. / Panaris.)
La douleur est quelquefois très-violente dans les inflammations des articulations.
( Rhumatisme articulaire , goutte. )
. Le caractère de la douleur est différent ue chaque organe ; à la peau, la douleur est äcre et D ounte (E7 ysipèle ); elle est vive et pulsative dans le tissu cellulaire ; sourde ‘dans les glandes ; gravative dans les poumons; pongitive dans les membranes séreuses , Fobhosive et pr ofonde dans les os.
! Parmi les ioyens généraux propres à:
combattre la douleur ; les émissions san- . guines tiennent le pr emier rang. Si elles ne calment ‘pas de suite la douleur , elles Ja soulagent presque toujours, parce qu elles relächent la peau, provoquent la sueur, ouvrent le tissu cellulaire , font cesser le Spasme, désemplissent le système sanguin , modérent les oscillations du cœur, détendent les organes excréteurs, et disposent au sommeil. :
Galien voulait que dans le cas da 64 leur violente et inflammatoire , on saignät jusqu'à FRE
(Cage }
:: Une personne à la main transpercée par un canif ; la douleur est extrème ; cependant, elle S'étéint sous huit saignées pratiquées en peu de. jours; et cette plaie dangereuse est promptement guérie ] parce que les émissions sanguines ont enlevé à la nature la force dé produire linflammation (1)... |
Guy Patin rapporte qu'il a quelquefois fallu dix « huit et vingt saignées, pratiquées. dans le plus court espace de tems, pour éteindre la douleur d’une esquinancie et.
d’un point pleurétique...…… Ces exemples sont heureusement peu fréquens ; et la main qui verse le sang doit en être avare.