‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 39 sur 77 · DES PRINCIPES GÉNÉRAUX AUX DIVERSES NET EL · texte numérisé non relu

DES PRINCIPES GÉNÉRAUX AUX DIVERSES NET EL

Susceptibles d'être soumises à l'emploi des émissions sanguines.

PO TT D ee 7e

J'ar exposé quels sont les propriétés et les avantages particuliers des divers “moyens d'évacuation sanguine artificielle ; .j'aiétabli les principes qui doivent diriger l'emploi des uns et des autres ; j'ai fondé leurs effets généraux sur les résultats de l'expérience ; jai considéré leur influence sur les principales fonctions de l'économie

animale, ayant ‘égard, à l’âge du malade, à l’époque de le, maladie , au tempérament, au sexe, au climat, À la constitution médicale , à Es chaleur ani le , à la présence des mensirues , à l’état de grossesse, à la douleur ; etc. [lime reste maintenant à indiquer Îles cas de maladie qui exigent de préférence , tel ou tel moyen d’émis:

sion sanguine ; Ceux qui en réclament plusieurs ensenble ou successivement : enfin, ] ‘aurai à Bxer lelien su lequel il conviendra de provoquer ces évacuations. Pour arriver, autant que possible , à ce résultat désiré, il devient indispensable de passer en revue les maladies.

De la Saignée | prophy lactique. |

Parmi les progrès de la médecine moderne on peut compter l'éloignement FRE la saignée prophylactique.

Galien la condamnait à cause de. la | dissipation des esprits faite avec le sang ; d’où résultent, selon lui, la réfrigération de tout le, corps, et l'affaiblissement, de toutes les LHCTARS naturelles (1).

(1) Méthod. medend,

PS

1(4987) Wan Swieten nous dit que les hommes accoutumés à se faire saigner , éprouvent vers le tems ordmaire de évacuation , les mêmes accidens qui résultent chez les.

femmes, de la suppression des règles (1).

Des médecins d’une haute réputation, Vogel, Hufeland, Reil et surtout Hildenbrand se sont élévés contre l’abus des soi-disant saignées préservatives.

A l'époque où presque toutes les maladies étaient attribuées à la surabondance des humeurs , on düt naturellement être

dirigé vers l’intention de s’en garantir, par

lemploi des. évacuations sanguines artifi-

cielles. Plus robustes, plus adonnés à la

bonne-chère , nos ancêtres pouvaient , peutêtre avec impunité , abuser de la saignée

prophylactique (2). C'était au renouvelle-

rm

(1) Tom. 1, pag. 140.

(2) Les saignées prophylactiques sont encore employées fréquemment en Allemagne , en Suisse , en Espagne; en Italie , pays où l’on prodigue en général les émissions sanguines. Josepk Frank a déclamé contre cet abus; et depuis ce tems , les médecins allemands sont revenus à une pratique plas modérée... D'un autre côté, personne n’a plus restreint , de nos jours, l'usage de la saignée , que le docteur Brown, en établissant sa classe nombreuse des maladies asthéniques que

( 174 ) | ment de chaque saison qu’elle était pratiquée, mais surtout à l’arrivée du printems: c'est, en effet, l'époque à laquelle le sang semble éprouver une sorte de fermentation , ou plutôt un mouvement d'expansion que partagent tous nos solides, et qui est probablement dû à l'influence de la chaleur atmosphérique. Alors une certaine géne , ‘ un embarras général, de l’insoimnie , des maux de tête, des étourdissemens , des pesanteurs dans les membres peuvent venir déranger la santé de l'individu dont le tempérament est naturellement sanguin.

Si quelques-uns des symptômes énoncés prennent du développement, si le pouls s'offre embarrassé ou plein, on pourra prévenir un état de maladie, en türant

ses sectateurs ont encore augmentée. La prévention que cette doctrine a fait naître, a été, sans contredit, aussi nuisible que l’extrême opposé. Un grand nombre. de médecins qu’elle avait séduit, n'admettait l'utilité de la saignée, que dans un trés-petit nombre de cas. Le bon esprit qui dirige aujourd’hui la médecine de tous les pays, fera sans doute abjurer de part et d'autre , des préventions fâcheuses; contribuera à indiquer le juste milieu qu'il faut tenir pour éviter les, écueils ;et. restreindra dans des bornes légitimes l’emz ploi des émissions sanguines, en fondant leur indication sur des principes coulirmés par une obser-, vation éclairée. |

du sang; il deviendra alors à peu près indifférent de recourir à la saignée ou aux

sangsues, avec la précaution de se diriger.

relativement à la quantité de l'évacuation,

d’après l’état des forces du malade, comparées à l'intensité de son indisposition.

Hors ce cas, les émissions sanguines nonseulement doivent être considérées comme inutiles, mais encore peuvent devenir nuisibles,

Cours, Caures , etc. De nos jours on abuse de la saignée à la sue des coups, des chutes , et des saisissemens déterminés par la surprise ou la frayeur. Toutes les fois que ces accidens n’ont pas été violens, ou lorsqu'après qu'ils ont eu lieu, la res-

piration continue d’être facile et égale , que

la masse encéphalique ne paraît ni inenacée ni atteinte d'aucune pesanteur, d'aucune compression , ce qui offre la preuve que la commotion a été légère, les énussions sanguines doivent encore être regardées comme inutiles, et dans quelques circonsiances pourraient n'être pas sans INCONnvéniens subséquens. :

On recommande en général, avec raison, de ne pas pratiquer sur le champ les émissions sanguines en cas de chute, blessure, etc.,

il faut pour y recourir, non seulement que

le pouls ait perdu cet état de concentration

que la commotiôn imprime toujours , mais encore que la chaleur soit bien rétablie , ou que l'élévation du pouls vienne indiquer la nécessité de ce remède.

On donnera en général la préférence aux saionées révulsives , à moins qu'un épanchement de sang sous la peau, dans l’interstice des muscles, ou le développement d'une douleur trés-vive, ne viennent réclamer une saignée locale qui s’opérerait

par le moyen des sangsues.

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