‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 45 sur 77 · Ê REA · texte numérisé non relu

Ê REA

(#36) | doit varier «en raison de ses différentes espèces, de la constitution du malade, ei de la gravité des symptômes de la maladie. Les bornes que$e dois m imposer ne me permetiront d'indiquer , que dupe maniere générale, l'emploi fe éMISSIGDS

sanguines dans quelques-unes des espèces

énoncées.

Dans la pleurésie inflammatoire, l’ état du pouls, celui de la respiration (1), ët l'intensité de la douleur pleurétique , fixe-' ront surtout l'attention du médecin: et le conduirout à pousser plus où moins loin, et plus ou moins promptement les émissions sanguines. Mais à quel moyen par ticulier .donnera-t-on la préférence : ?

Saignera-t-on au bras ou au pied ? du côté de la douleur, ou du côté opposé. Lés

Opinions , nous l'avons dit ailleurs, avaient été jusqu’ ici par agées sur ce point; mais

… lexpérience parait enfin avoir parlé, pour confirmer les principes établis sur la révulsion’et la dérivation. Ainsi, la pleurésie

(1) La respiration courte et pressée est un des signés qui indique: le plns sûrement;le besoin. des émissions sanguines : dans ce Cas , Soil les a po AsSSÉCS jusqu'à huit. (Tom. Men pus é 69.)

décidée exigera la saignée dérivative, c'est-

à-dire, celle du bras, du côté de la dou-

br" La pratiqué de Triller peut servir de guide sur ce ‘point. Dans la sixième observation qu'il rapporte, il est question d’une pleurésie du côté droit , très-violente, qui sévisait depuis trois jours. Îl fut pratiqué une saignée au bras gauche , lieu ,

dit Zriller, où eile n’était point indiquée; ce pratcien fit saigner du bras droit, et

iout alla mieux. (7."* Olserv. ) Un; jeune homme, d'un tempérament sanguin, âgé

de vingt-u n ans, est pris de pleurésie, avec un point rte Lo UlDATETRE 2. Cote gauche.

.Ce n’est que lorsque la fluxion est formée * c'est-à- -dire , le cinquième jour de la imaladie, qu’on pratique une saignée au bras I PRTA Jriller, appelé le huitième ; jour; ‘époque à laquelle les accidens sont trèsmenaçans , saigne au bras gauche; dèslors la maladie s’adoucit et prend une marche favorable. (0. Observat.) Un homme agé de trente-trois ans, est at- w taqué de pleurésie, avec douleur pongitive M au côté droit ; les symptômes fâcheux … s’aggravent malgré l'ouverture de la, sa= phène , et cèdent à une saignée de dix onces pratiquée au bras droit. Fe

La force du malade, celle du pouls , la violence de la fièvre gérérale, la difficulté de respirer , et la densité de la couenne inflammatoire, en rapport avec les sympiômes de maladie, devront fixer sur la quantité de sang qu'il faudra tirer.

J'ai dit que la pleurésie décidée, parvenue à un état fixe , exigeait de préférence louverture des veines dn bras, du côté de la douleur ; mais appelé dès son imminence , lors de sa première invasion,

. en un mot , avant le développement ma-

nifeste des symptômes mflammatoires ; l’ouverture de la veine du bras, du côté opposé à la douleur, ou de la saphène, pourrait faire avorter la fiuxion. On y

lrecourrait également dans Île cas où plu-

sieurs saignées du bras, du côté de la douleur, ayant fait disparaitre le point douloureux , il se reproduirait quelque tems après.

. Enfin, lorsqu'on aura appaisé là fièvre générale, et réduit le pouls à son rythme naturel ; si le point pleuréuique subsistait encore, on emploierait, avec avantage, l'application des sangsues. |

Il faudra être très- circonspect à verser le sang dans les pleurésies, dites gastriques, qui le plus ordinairement sont épidémiques, et règnent en méême-tems que les fièvres bilieuses : c’est alors qu'immédiatement après une saignée déplétive, plus ou moins abondante , selon l’intensné de la douleur, il conviendra d’administrer les vomaufs , qui, en pareil cas, font une révulsion avantageuse, et opérent prompiement Ja résolution de la fluxion.

. Les pleurésies adynamiques et ataxiques ont été mises hors de doute. Sto/l nous apprend que cet état fâcheux peut être la suite de l'abus de la saignée. Lieutaud , Sauvases , Colombier, Pinot, Granwil- diers et Sydenham ont observé ces complications dès le commencement de la maladie, dans des consututions épidémiques.

* L'mvasion de la maladie est alors marquée par une respiration courte , entrecoupée, diflicile; les forces sont abattues , le pouls déprimé , et j'ai souvent remarqué que cet état était accompagné d’une expectoration sanguinolente assez abondante:

Il faut en pareil cas être très-circonspect sur les émissions sanguines. Zrssot parle

( 239) d'une péripneumonie putride , à laquellé suctombaient tous les malades auxquels on tirait du sang. Husjam rapporte des faits semblables... Gesner parle d’une piieue résie épidémiqne maligue, dans laquelle la saignée du. bras était pour le moins inutile ; tandis que celle du pied produisait dk ion marqué. Dans d’autres cas ana logues, Pemploi des excitans, avant d’avoir recouru à une émission singuibe , ha fait qu ‘exaspérer la maladie. Âreysig prétend qu un symptôme tres -— important, ‘pour diriger dans le traitement de cette com plication ; Cest l'état de la langue: Tant qu'elle demeure humide ; on peut , ditsif, saigher autant que les ae Ce lexigeront.

L'auteur a fait cette observation dans les épidémies de 1594 et 1705. La rougeur et la sécheresse de la langue annonçant là prédominance de la malignité, contre-indiquaieni les énnissions sanguines.

La péripaeumonie ataxique (1) peut être rémittente ou interinitiente. PI lusieurs au-

teurs cités à l'article dés fièvres imtermit- DK} Dr

(1) On l'a appelée péripneumonie insidieuse » pro téiforme , larvée 1 masquée, etc. |

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