MEL
: Quoiqu'il en soit , le tempérament. particulier de l’accouchée, les dispositions dans lesquelles elle se trouve, au moment de l'invasion de la maladie , la constitution médicale régnante , peuvent apporter des modifications bien propres. à concilier les opinions des hommes. recommandables qui ont écrit diversement sur cette maladie.
Les succès obtenus de l'emploi de lippécacuanha, par. Doublet., et. surtout par Doulcet , ne laissent'aucun doute que cette fièvre ne se soit souvent montrée avec des symptômes de gastricité, ou de surcharge des voies digestives. Selon ÆFith ,: Tissot, Willis, Sydenham, Leack, et les Cora-
fiissaires de la Société dé Médecine , cette fièvre avait, pour çaractère principal, ‘abat: . tement des forces ,.et le désordre nerveux. Enfin, dans quelques circonstances , elle a “offert ‘des caractères in lamimatoires, et les observations de Smellie, Puzos , Mauriceau ; Lamotte, et Surtout Mulme et De la Roche , ne laissent aucun doute à cet égard.
Ainsi donc , si la Fute puerpérale se pré:
sente avec dureté du pouls, et les phénomènes ordinaires qui constituent l’état inflammatoire ; on n’hésitera point à provoquer' ‘des ÉVHETidhe sanguines ; et dans la crainte d'ajouter aux dispositions que celle maladie a vers les congestions abdominales ; on donnera la préférence aux saignées du bras dont le nombre sera réglé sur Îes forces de la malade, et l’intensité des accidens. Il ya cependant quelques cas mixtes, Qui, Sans requérir la saignée proprement dite » peuvent exiger seu- Yeti dt les sangsues , Son aux siège, SOI aux cuisses; surlout lorsque les vidanges.
ont été supprimées dès le développement de la maladie; le docteur Lafond et moi,
nous Îles EVOrS: plusieurs ae employées avec sticcés.
Rhumatisme diou. GE e ÿ $ ; GE PEU
FILS Ps ELLES
NE de Le Le est digu ou Cote ue. Le rhumatisme aigu tient du ; caractere. des maladies inflammatoires, Il peut attaquer à tout àge et dans toutes les saisons, lorsque lés vicissitudes du chaud et du ‘oi sont fréquentes, Il fixe son siège sur les : muscies les aponévroses et les ligamens. Les articulations les plus larges sont très-fréquemment affectées, telles que la hanche, les genoux, Îles épaules , elc. en un mot, sd cunes de nos partes ne sont exemptes de son influence , et il les atteint quelquefois successivement, d’autres fois toutes ensemble : alors il y a fièvre aïguë , pouls fréquent , plein et dur’; l’urine devient coloxée; elle est d'abord crue , bte Priquetée.
Le rhumatisme aigu ne parait différer des. autres phleomasies , qu en ce qu'il na pas la même tendance à se terminer par suppuration. …. LES émissions. sanguines.
doivent étre > considérées comme Je > reméde
REVERR
re
RAT spoliatives , ‘faites largement aux veines les plus volumineuses , et dès les premiers jours de la maladie. Le sang présente en général la couenne inflammatoire ; et cette | disposition du sang, réunie à la plénitude
ét à la dureté du pouls, ainsi qu'à la
‘violence de là douleur , doit conduire à
réitérer les émissions sanguines. Si lun
des côtés. du ‘corps est spécialement affecté ‘de douléurs , ôn ouÿrira de préférence les veines de ce côté. Selon qué l'affection ‘humatismale sera plus particulièrement ‘lixée à là moitié sus diaphragmatique du ‘Corps, ou à sa moitié sous diaphragmatique; on déterminera les évacuations SaDB UE, Soit par le systéme veineux supérieur, Soil par Pinférieur. Cependant, dans lé cas “où les premières saignées ayant appaisé la fièvre générale et le symptôme local, celui- ‘ci serait reproduit avec une ouvellé éxaltâtion du pouls , on saignerait alors dans le lieu le, plus éloigné de la douleur.
Si
Arret
e de l'affection de la partie malade, “on ‘ne devra recourir à la Saignée locale, que lorsque la douleur ne paraitra plus Sounse À l'influence de la grande circu-
! Comme le rhumatisme aïou parait plutôt “ endre d'une diathèse de tout le systéme,
spréléreuce.. aux ventouses, sçarifiées. NUE
‘lation ; et, alors, seulement, on cherchera à modérer la violence de la douleur locale
D ‘par l'application des sangsues ; mais si au lieu d’une véritable douleur j il n'avait resté
‘qu'un engorgement permanent, chronique,
avec atonie de tout le systéme. capillaire de la parte, il y aurait lieu. de donner la
Fa ue De
1 = 4 Goutte. “éh 4
NAN ’ ur ci pi CHEN 2 À
pa
C'esr une- affection le plus ordinairement aiguë , susceptible de mobilité qui atteint plus particulièrement les petites arlicüula- ‘üons , surtout celle du gros orteil.
La goutte détermine ordinairement sur le . lieudesonsièseunedouleur vive, même dans l’état de repos ; il paraît en même-tems de la rougeur et du gonflement. Cette douleur ‘est quelquefois si' violente, qu'elle présse qe malade ,/surioutdans lé$ premiers accès, de éclair dû Soulagernent. Je ne crois pas qu'ilsoit bien génér aléih ent vrai, commie l'a avancé: Sydénham , que plus Pufdtal mation et la douleur sont fortes, plus les paroxismes sont courts , et: plus es tue
k 256 ) tervalles entre le paroxisme actuel # le suivant sont longs. J'ai souvent observé le contraire ; et vs articulations aîteintes de vives douleurs sont restées long-tems ME in pées d’atonie. |
C'est avec un succès constant, et sans l moindre inconvénient, que chez les sujets jeunes et vigoureux, j'ai Anodéré et abrégé la phlogose goutteuse, par des applications locales de sangsues; et je ne m’ahstiens de ce moyen de soulagement, que lorsque la soutte s'est montrée mobile et errante.
nc
QUELQUES CONSIDÉRATIONS | Sur l'emploi des émissions sanguines dans les tt FER E
| A vanr de recourir aux ES ACHUONS. dans le traitement des inflammations chroniques, | il:faut considérer, que la circonstance seule d’être chroniques et d’aftecter une marche lente, suppose. ,une diminution réelle des forces de la nature, «qui serait bientôt aug mentée par des émissions sanguines trop abondantes. Le R
Les inflammations lentes et chroniques,
loin d’avoir la vivacité des inflammations
aiguës , Sont en méme’tems entretenues
par la faiblesse et l’irritation des organes, Sur lesquels ces deux principes attirent la
fluxion inflammatoire.
Le spasme et la douleur qui accompagnent presque toujours les inflammations chroniques, sont insuffisans pour déterminer par eux - mêmes l'indication de la saignée; mais ces maladies offrent souvent , dés doux commencement, ou dans certaines périodes de leur durée , une augmentation de force et d’excitabilité qui oblige de recourir aux évacuations sanguines , et à
tout l'appareil d’une méthode affaiblissante.
IL devient quelquefois nécessaire d'op-
poser aux inflammations, chroniques , une méthode combinée qu'on pourrait appeler
perturbatrice ; ainsi les excitans, les toniques
‘qui, sous plusieurs rapports , Conviennent
dans les inflammations chroniques , n’excluent pas les petites saignées les saignées locales , les applications de sangsues, et,tous
les moyens qui, sans diminuer considéra-
blement les forces, peuvent modérer l’ac-
tion du systême vasculaire ; et lirritation locale. ke
Ainsi, les inflatnmations chroniques peu-.
vent s'user au moyen des évacuans placés.
à propos ; ainsi elles peuvent être dissipées,
Soit par Ré révulsifs, soit par les dérivatifs,
soit par Îles applications topiques, suivant qu’elles sont plus où moins anciennes ; et les saigvées, les sängsues , les scarifications, les rubéfians, les : vésicaloires ; etc. sont aulant de moyens que l’on peut combiner avantageusement : ou associer : à d’autres, selon le caractère ; la force et la Hit des. mouvemens fluxionnaires (1 }:
Les inflammations Tehide et ohrodicués peuvent occnper toutes les parties du corps; elles PerYenL. atiéindre. partiellement les
divers systêmes d’ organes. Dans les affec-
tions rhumatisnales V'tantôt c’est le système
inusculairé, tantôt: cest le systéme osseux.
On SE OUYe: les iaflaimmations chroniques
dans la goutte, la vérole, les scrofules!; hi
elles se fixent souvent sur les organes parenchymatenx , où elles prennent des carac-
tères fférens suivant les organes qu ‘elles À
intéressent ; M Ho inflammatoire e trouve souvent combinée avec Jà faiblesse
(1) Voyez Dumas, Broussuis, Poilroux#" 1.
: ( 359 je
et la fièvre. Les phthisies inflammatoires k les ‘mflammations. lentes du ‘foie, de la rate, dés reins ,; de Putérus, etc., en fournissent des exemples: MAIS pour recourir alors à l'emploi des émissions sanguines, il convient de signaler les cas où l’état inflammatoire prédomine sur les autres élémens ; il faut toujours apporter beaucoup de réserve et de circonspection dans leur emploi. En général on sera conduit à ne faire que de très-petites saignées, et'le plus ordinairement on ne proyoquera que les évacuations du système capillaire. Quelquefois une maladie aiguë vient compliquer l'affection chronique, et apporter des modifications dans le mode d'évacuation san- ‘gume, Un savant distingué ; enlevé trop'tôt à la science médicale, le docteur Dumas, en offre l'exemple it :
: 18 Une Dame sujette à des pertes de sang
réltérées, qui s'étatent brusquement sup-
primées | éprouva tous les symptômes de
| Finflammation lente de Ja. matrice. Le doc-
ieur Dumas traita celte maladie .j par : les tempérans, les extraits savoneux , les Sang sues. Aux approches du printerns , és symptômes de linflammation se ranimerent tout-à-coup, une fièvre aigu sürvint,
Ab
le docteur Dumas ordonna des saignées
générales et copieuses… Les bons effets de
cetle pratique furent de dissiper l’état aigu,
et de ramener, dans ses limites, l'inflammation de l'utérus qui reprit sa première marche, et qui fut ensuite guérie par l’emploi combiné des puepaiers moyens:
L'inflammation aiguë et chronique, existe
très-souvent. dans les poumons, et devient
la cause la plus ordinaire de la phthisie chez les jeunes gens. qui . ont beaucoup d'activité , dont le cou est long, les omo-
plates saillantes , la: peau. blanche et délicate, les dents larges et d’un blanc de lait,
les joues vivement colorées; et, elle réclatie des saignées, à petite dose, souvent répétées. D
H émorragtes. pi
Le faut entendr e par hémorr agie tout écou lement ou évacuation abondante de sang, qui se fait de quelque partie du corpsque
ce soil : ce mot s'applique aussi à quelques
évacuations sanguines naturelles , augmen-
tées en quantité. On doit ‘distinguer les
‘hémorragies en actives et en passives...
Nous ne nous occuperons que des hémorragies actives, parge que elles seules peuvent autoriser des émissions sanguines artificielles. Kn effet, les hémorragies actives doivent être considérées comme des fluxions , et placées sur la ligne des maladies inflamimatoires : le sang tiré des
. vaisseaux ressemble à celui qu’on tire aies les phlegmasies. |
On a mis en question de savoir si on devait chercher à remédier aux hémorragies, ou les abandonner à la nature.
Cette dernière opinion était celle de Stall et de ses sectateurs; elle peutavoir de graves inconvéniens. Outre que l'hémorragie en fixant son siège sur des organes où son ir rup= lon serait dangereuse ; elle pourrait aussi conduire à une maladie fâcheuse , en diminuant, à l'excès , l’état de pléthore.. De ces tone f faut conclure: la nécessité d'employer les moyens les plus propres à faire cesser. l’hémorragie. Les émissions sanguines artificielles font partie des secours qui conviennent en pareil cas. On peut, suriout, prévenir les hémorragies en changeant la direction des mouvemens du sang , et, sous çé rapport, On recourra de. pré-
N 262 ) | ROME férence aux évacuations révulsives. Enis EN ployées avec sagacité et circonspection, non seulement elles. régulariseront Je mouvement circulatoire , en diminuant la quanlé du fluide , mais elles arréteront son im pétuosité , en déiruisant la: tension des sohdes..... Cependant quelle réserve ne convient -il pas d'apporter quelquefois’ dans l'emploi des évacuations sanguines artificielles, puisque pendant qu’on verse le sang, l'hémorragie peut continuer d’avoir lieu , et que d’ailleurs, si ellé a duré long-tems, elle peut n'avoir plus rien d’actif? Point * de doute qu'alors les émissions de sang :
pourraient amener une débihité fächeuse; et qu'il faut, ‘en pareil cas, recourir à d’autres moyens révulsifs ; je: veux parler des” réfrigérans sur le Hétu d’où le sang coule ,'et dés irritans dans les parties les plus éloignées. …. A1DSI ; avant de procéder aux évacuation sanguines artificielles , et surtout de les pousser loin, Te médecin s'assurera si l’état de pléthore ‘est éticoré manifeste, si le‘tenipérament est sanguin | ou habitué à quelques pertes de sang; ‘enfin il fera attention, non seulement aux syiniptômes généraux qui caractérisent les HÉ2 morrapies actives ; | Diais' aux symptômes par üicüliers à chaqtie espece.”
Hémorragie hazale.
Lnémonracie nazale est très - fréquente vers l’âge de l'adolescence ; son retour périodique doit fixer lattention, éar l'état de pléthore qu'elle pourra entretenir sera dans l’âge adulte , susceptible de se diriger vers le poumon, et dans l'âge avancé, vers le système sbdomiuals.1l.. [? hémorragie | nazale, quelquefois éénsidérable ; demande de prompis secours ; lorsqu’ de dépend d’un état de pléthore générale, elle est communément précédée de rougeur des yeux , de maux de tête , de démangeaison des narines , d’un pouls plein et vif. Si ces symptômes ont de lintensité , 4 fera d'abord une saignée déplétive par l’ouverture d’une veine du bras ; et sil y a lieu à une seconde émission sanguine , ou la provoquera par l'ouverture de la saphène ou l'application des Sangsues.
LE
Hémopty sie.
L'imonnacir qui arrive à l'appareil pul-
monaire , est nommée hémoptysie. Lors-
RC MAT A
que sortant par la bouche , le sang est ex-
pectoré avec une toux plus ou MOINS CON-
sidérable , on ne peut douter qu'il ne vienne
de la poitrine : l’hémoptysie peut dépendre
d’un état de pléthore particulière du poumon. Elle péut être habituelle, périodique
ou accidentelle... Les vaisseaux sanguins du È
poumon , très-gros à leur sortie du cœur; très-nombreux, se subdivisent plus immédiatement que ceux d'aucune autre partie:
Enveloppés d’un tissu cellulaire lâche, recouverts d'une membrane mince, din un élat de distension presque continuelle , ils
rendent l’hémorragie très-facile…. Elle est
quelquefois héréditaire; peut dépendre d'an défaut de proportion entre la capacité des
poumons et les autres parties du corps;
d’une conformation vicieuse de la poitrine, caractérisée par son étroitesse, par la longueur du cou, la maïgreur dû corps, la prédominance de pléthore artérielle,;parune certaine roideur du pouls ; alors le sang
expectoré
( 265 ) expecloré est vermeil : mais quelquefois la constitution est molle, d'y a embonpoint, assez habituellement rougent de la facéi, tout l’appareil pulmona?re’est ‘dans un état de laxité et d’ engorgement ‘habituel, particulièrement du système veineux ; és pouls est mou, le sang expectoré est moins vif que dans le cas précédemment énoncé.
Dans l’un et l'autre, l’hémoptysie peut étre périodique. .… La suppression de quélque évacuation sanguine habituelle, de même Que les lésions du poumon; peuvent donner lieu à l’hémoptysie : elle s’ahnonce , en général, par un sentiment de pesanteur .et d'anxiété dans la poitrine, ainsi que par un embarras de la respiration... Quoique l’hémopiysie ne soit pas dangereuse par elle-même, il est certain qu ‘elle entretient dans le poumon un état fluxionnaire qui conduit presque tous les jeunes gens .à
Ja phthisie.
Dans le cas d'hémoptysie, par rs LÉ qui survient chez des mdividus forts , sanguins, bien conformés; en un mot, avec tous Îles phénomènes des hémorragies actives, on s'empresserà de recourir aux émissions. de sang : elles seront dsbord déplétives et spoliatives , par con-
Fa
( 266 ) séquent pratiquées à l’un onà l’autre brasÿ mais si, après avoir appaisé ces hémorragies, on les vayait se reproduire ; on donnerait la préférence aux stignées révulsives; c'esta- dire, à l'ouverture de la saphène, ou à l'application des sangsues, soit aux jambes, soit à l'anus. Gr 4
Dans le cas de conformation vicieuse de la poitrine , ayec maigreur , irritabilité et pléthore du systéme artériel, l'hémoptysie est souvent périodique ; alors de petites saignées du bras, placées à propos, et de manière à diminuer la tension et la gêne fréquente du poumon, conviendront. Mais si lhémoptysie dépend plus particaliérement de la pléthore veineuse, et d’une espèce d’engouement sanguin du poumon, il faudra chercher à prévenir celte congestion, quelquefois habituelle et plus souvent périodique, par l'application répétée des sangsues à l'anus, qu’on peut considérer comme des espéces d’hémorroïdes fluentes, bien capables d'opérer une heureuse diversion. |
On remédiera à l’hémoptysie qui survient spontanément, et qui dépend de la suppression de quelqu'évacuation san-
Dot eeT à | - guine habituelle , par l'ouverture de la saphène, ou lapplication des sangsues à la vulve, aux aînes, à l'anus.
. L’hémoptysie qui est l'effet d’un coup de couteau , d'épée, etc., veut être traitée comme l’hémoptysie pléthorique et inflammatoire ; c’est-à-dire, par les saignées répétées du bras. Souvent on ne parviendra à arrêter l’expectoration du sang , et
Jon ne s'opposera à son épanchement dans la poitrine, qu'en diminuant promptement lactivité de la circulation générale qui se montre quelquefois, dans ce cas , avec une exaltation extrême (x).
… Phhisie pléthorique et aiguë.
Par suite d’un état de pléthore générale habituelle, qui se trouve réunie à une -conformation ou disposition vicieuse du poumon, il s'établit souvent une phthisie aiguë ; les petites saignées, soit du bras,
(1) Voyez l'art. Plaie de poitrine.
soit du pied, répétées : fréquemment ; sont le seul et unique moÿen de l'empêcher de parvenir à un degré qui devient toujours ficheux..... Par l’enfploi fréquent des émissions sanguines artificielles , on voit arriver à soixarite ans des sujets menacés de phthisie dès leur bas âge, qui auraient été promptement moissonnés, sans Ce secours chirurgical. M.* Bellabre en est un exemple :
atteinte d’hémoptysie à seize ans; elle est parvenue aujourd’hui à soixante-quatre ans, au moyen de plus de deux cents saïgnées, que lui a fait faire le docteur Desplantes, en général très-grand partisan des émissions sanguines ; et, qui , dans quelques circons-
constances te pléthore sourde et latente,
a souvent tenté avec avantage . leur emploi;
Jorsque d’autres praticiens , moins hardis, n'auraient osé y recourir. Mais, disons-le en passant; de semblables succès peuvent donner de la témérité , et quelquefois con-
duire à a l'erreur. |
Au reste, les évacuations sanguines artificielles sont souvent admissibles dâns la phthisie comtmencante et déterminée par d'autres causes que la pléthore générale et partielle. La phthisie catarrhale, rhuma-
U 269 ) tismale , ituberculeuse , s'accompagne sou:
vent d’une. petite fie IéVre aiguë , AVEC toux sèche, dyspuée , douleur de côté ou sous l'épaule , tantôt permanente , tantôt revenant par. intervalle, Au moyen de petites saignées , placées à à propos , On neul prévenir la phthisie en éloïgnant la diathèse purulente. Dans beaucoup de circonstances, on pourra leur. substituer les sangsues placées sur le siège. de la douleur, pr inCipalement lorsque,celle - cine. parait point entretenue par l’inflaence :de la'circulation générale, On retirerait probablement de
Héengra avantages des ventouses scarifiées., |
Ménorrhagie.
a PUR fit fierté de menstrues , où leur longue durée avec écoulement d’une plus ‘grande : “quantité ‘de sang, chez une femimequi n'est ni enceinte , ni récemment accouchée constituent la ménorihagic; elle peut: être active ou passive; nous ne Considérerons que la première. Tantôt elle dépend d’un état de pléthore: pd ;
( 270 ) tantôt d’un élat de pléthore locale. La ménorrhagie peut, attemdre les femmes à
tout äge ; on | observe même quelquefois ,
lors de lè "première apparition des règles, le plus communément à l'époque 7 leur cessation.
Dans la ménorrhagie avec détiote gé-
nérale , la face est animée, les yeux sont rouges , le pouls vif et dur ; il y a sentiment
de: chaleur: et d'ardeur vers les parties génitales; Le sang épais et vermeil se coagule facilement , et contient peu de sérosité. Appelé à l'instant où tous ces phénomènes ont de l'intensité , il faut de suite recourir
aux évacuations sanguines artificielles, et
c'est le cas des saignées révulsives de Jun et l'autre bras, plus ou moins répétées, en raison des forcés dela malade et de l’activité de la circulation. Mais assez souvent le médecin n’est appelé que lorsque la perte de sang , qui.a-élé excessive., a amené la faiblesse générale. Il faut alors être tresréservé sur les émissions sanguines antifi-
cielles ; car on doit considérer que l’abon-
dance A & la perte a rendu la ménorrhagie passive , comme l'a judicieusement observé Fothereul.
TR CR me
£a congestion locale de l'utérus , et fa
ménorthagie qui eh est la suite, peuvent être déterminées unigyement par la sus-
ceptibilité plus grande des organes de la
À génération qui jouissent d’un surcroît de
forces vitales. Alors l’activité est bornée à la partie où lhémorragie a lieu, et la faiblesse générale n’en she pas moins réellement. Cet état exige de l'attention ; il y a beaucoup plus de cas, dit Bichat,
où les hémorragies sout sans aucun signe
de pléthore dans les gros VAISSEAUX , qu'il y en a où ces signes existent ; et l'on voit beaucoup plus de femmes fa: les et nerveuses atteintes de ménorrhagie, que de femmes robustes. La ménorrhagie locale dépend donc le plus ordinairement de l’engorcement du systême capillaire sangum
de l'utérus , déterminé par la susceptibulité | > d P P
trop grande des organes de.la génération.
Ici lapplicaiion des sangsues aux parties génitales, pourra convenir dans l'intention
de 140 l'irritation locale , et de détruire
l’exaltation du mode de sensible dei halans , qui fait qu’ils donnent abondamnent du sang. Quoique dans ce cas 1l ny ait pomt de pléthore apparente, on peut
néanmoins faire précéder quelques petites
saiguées du bras ; comme chez les phthisiques, elles peuvent concourir à calmer |
Ja. sensibilité orgänique.
* Fothergill préfère , avec raison , que le “hédétin $’ occupe de déplacer Ja send lité concentrée vicieusement vers l'utérus , par le moyen des rubéfians, des frictions,
des ventouses placées sur des parties éloi= P: | gnées ; et celté indication serait d'autant
plus convenable à saisir , qu on aurail auparavant détruit le spasme, et fait cesser la constriction locale > par une a pplicaüon de sangsues à la vulve. Un ancien membre de la Société de Médecine de Paris, M. Desessarts, a constaté les avan-
tages de cette pratique, dans un Mémoire ayant pour titre : Observations tendant à prouver l'utilité de l'application des sang.
sues à la vulve dans quelques cas de
DT utérines ( 1).
… Aménorrhée.
(Ci RogrLS TT TL
“rte é Li LE FER ] | : ; # « AT F A:
A'SCRE DES, RÈGLES. La nature devient quelquefois |RARINSSANLE pour provoquer la
(1) Recueil de la Société de Médecine de Paris, pag, 155, du XXIIL* wo!
Re
C3) première menstruation ; ; ce n’est pas toujours parce que le sang est en trop petite
quantité, mais parce qu'un état de constriction des vaisseaux ca pillaires de l'utérus
s'oppose au vœu de la nature. Si ce retard survient à une jeune fille, d’ailleurs robuste, chez laquelle on observe manifestement une grande exaltation des forces vitales ;
quelques auteurs , et Awiere entr'autres , veulent que la première saignée soit faite au bras. Dans le cas où les signes de pléthore seraient manifestes, on se bornerait
aux émissions sanguines dérivativ es , C'esta-dire, à l'application des sangsués à la vulve, ou à l’ouverture de la saphene.
| SuePrEssion pes RdGLES. Lies règles une fois établies , peuvent être supprimées , et cette suppression peut donner lieu à des tranchées utérines, à des douleurs lombaires. Il faudra recourir à des sangsues à
la vulve., où à la saignée du pied.
Mais -dés affections. aiguës peuvent se déclarer à la suite de la suppression du
flux menstruel. C'est en vain qu'on agir: ait alors seulement sur l'utérus. fl faut, par
des émissions sanguines générales, cite
Pirritation développée sur un autre organe ;
ensuite, on s'occupe, si l’état du pouls le permet , du rétablissement. de l'évacuation
naturelle, en faisant appel aux parties gé-
nitales par quelques sangsues.
CESSATION DES RÈGLES. L'époque de la
cessation des régles amène chez les femmes des accidens variés qui réclament l'emploi des évacuations sanguines artificielles : ; MAIS le méme moyen ne convient pas dans.tous les cas... Si les femmes, loin d’avoir alors une disposition aux hémorragies utérines,
éprouvent des bouffées de chaleur au vi-
sace, des Insomnies, des ardeurs vagues et irrégulières, des vertiges, des étourdis-
semens , on appliquera des sangsues à la
vulve.... Mais si lengorgement se porte vers l'utérus, si l'excitation s’y manifeste , si des hémorroïdes, des douleurs dans les cuisses
et dans les RE viennent tourmenter la
femme, sans qu'il y ait disposition à la perte; en un mot, si ces phénomènes pa:
thologiques ont lieu avec fièvre, avec élé-
vation du pouls, on ne pourra recourie aux sangsues qu'après avoir fait précéder quelques saignées générales.
Au reste, à l’époque de la cessation des règles , peut-être conviendrait-il d'apporter
D Re à rats Z 4 È
Ps
plus de circonspection qu'on ne le fait or-
dinairement dans l'application des sangsues
au siège ? C’est une habitude routimère qui peut avoir de graves inconvéniens. Né doiton pas avoir à craindre de rappeler, par ce moyen, le sang vers un endroit qu’il doit abandonner, et de déterminer des engorgemens squirreux qui, de nos jours, dégénèrent si fréquemment en cancer? Dans la plupart des cas, ne serait-il pas plus
conforme à la saine raison et à l'expé-
rience, de diminuer, par des saignées sénérales , la pléthore sanguine que la cessation des règles amène à sa suite?
Vomissement de sang.
Le vomissement de sang est sans doute moins fréquent, moins dangereux que l’'hémoptysie ; mais l’origine en est analogue ; et, d’après les recherches des modernes sur l’anatomie des divers systémes, on ne peut inéconnaître que dans les voies alimentaires, de même que dans l'organe pulmonaire, il y ait un nombre prodigieux de vaisseaux qui forment
( #6 ) 1 un réseau dont les branches, très-maltipliées viennent s'épanouir et se diviser , à l’mfini, à leuf surface, pour y former une. ‘parte du systéme exhalant et, laisser transuder , par une augmentation de forces vitales et un état de pléthore locale, quelquefois même par un élat de faiblesse locale et de pléthore générale. réunies , un sang plus où moins abondant. C'est à tort que Cullen pense qu’on ne peut considérer | le vommissement de sang comme idiopathique ; 5 je lai rencontré, plusieurs fois, avec tous les caractères d’une hémorragie active. | om
Chez un sujet pléthorique, habitué aux boissons spiritueuses, et parvenu à sa CInquantiéme année , Sans Jamais avoir éprouvé aucunes pertes sanguines , il survint , d’une manière spontanée et violente, un vomissement de sang qui s'est reproduit pendant trois années consécutives. Le malade a éprouvé chaque fois les phénomènes suvans : Sentiment de pesanteur et d’anxiété dans la région de l'estomac, sueur froide, décoloration, pouls faible et fréquènt syncope, éalèur brûlante à la région dé l’estomac, vomissement abondant de sang Ver iveil; après cette évacualion , mieux ap=
parent, dureté du pouls; hientôt. après renouvellement de l’état d’anxiété et de pesanteur à la région de Festomac, retour du vomissement de safe... Les accidens se continuèrent chaque fois pendant douze heures , avec des alternatives de force, de faiblesse et de concentration du pouls: ;: le malade vomissait au: moins quatre livres de sang. J'ai ouvert successivement les veines du bras, celles du pied , et J'ai ensuite recouru aux sangsues à l’anus. Pendant la gravité des accidens, des compresses trempées dans un mélange d’eau froide et de vinaigre , étaient placées sur la région
épigastrique qui se montrait toujours brûlante. A trois reprises différentes, le ma- Jade a, contre mon atiente, échappé à ces accidens effrayans. Il a péri phthisique, à
âge de soixante-cinq ans , après avoir
expectoré long -tems des crachats sanguinoléns ( 1). à
ph ai rencontré dans ma pratique quelques Voiissemens de sang Survenus spontanément à la suite de la suppression subite du flux menstruel ; une femme forte et nerveuse, était au spectacle le deuxième
{2} XII Observ, de l’Auteur.
: 60078:) jour de ses mensirues; l'incendie de la Salle a lieu ; cette femme éprouve un saisissemeat des plus grands qui supprime ses régles ; et à l’istant même, elle vomit abondamment du sang. Les pédiluves et et les sangsues à la vulve sont de suite employés avec un succès que ces moyens obtiendront toujours dans les vomissemens
de sang symptomatiques (1).
Pissement de sang.
L'aémarone est, peut-être , plus rare ment que l’hématémèse , une hémorragie active. Chez beaucoup d'individus, elle dépend d’un ‘état variqueux du réseau vas- Culaire qui rampe à la surface interne de l’appareil des voies urimaires; alors la ma-. ladie est habituelle ou périodique. Si dans ce cas , l’hématurie était entretenue par l'activité de la circulation générale, on pratiquérait de items en tems de petites sainées du bras; mais lorsqu'elle ne dépend que de la faiblesse et de lengorgement du LH na DR A 1 is PRESSE (1) XHL< Obs. de l'Auteur, | |
réseau vasculaire, qui Lu. à la surface interne des voies urinaires ; des ventouses scarifiées , souvent TRES sur la région lombaire; seraient peutfêtre le moyen le plus évanlageux à opposer à cette fächeuse maladie. En parlant de l'effet dérivatif des sangsues, j'ai cité une observation qui offre | l'exemple rare d’une hématurie active , aggravée par leur application, et guérie par les saignées révulsives du bras.
Flux hémorroidal.
S: jé Sialhiens n'ont oué toujours eu raison de regarder les hémorragies comme des efforts salutaires de la Mire pour se débarrasser d’une surabondance de sang incommode, cette considération parait vraie relativement au flux hémorroïdal modéré.
Lorsque le flux hémorroïdal est le produit d’hémorroides internes ; il tient à l'engorgement des veines du même nom, qui sont fournies immédiatement par la petite mésentérique , branche de la veineporte. Cette évacuation est alors, souvent périodique ; et, soit que la constitution en
( 280 ) ait besoin ou non; la nature s'en est fait une habitude... Dans quelques circonsiances celle évacuation peut se montrer excessive , et jetei le malade dans un état de faiblesse extrême. Pour prévenir de semblables inconvéniens qui résultent de l'engorgement du systéme de la veine-portes on pourrait recourir à l'ouverture de la saphène, qui , désemplissant la veine-cave inférieure, permettrait aux veines hépa- | üques d'y verser plus facilement et plus abondamment le sang abdominal ; la saignée révulsive du bras pourrait également convenir. |
Il peut arriver que le 1e hémor roïdal 1 auquel la nature était habituée, cesse de revenir à ses périodes accoutumées ; et , alors , des accidens très- -graves peuvent en être Ja suite ; tels que la frénésie, l'apoplexie, une fièvre aigue, etc. Dans ce cas, si l'accident ést menaçant ; s’il y a une grande exaltation du systéme sanguin; on pratiquera des saignées du bras ; et, dès que l'équilibre paraïtra un peu rétabli, on fera un appel aux. veines hémoroïdales, par l'application de quelques LARGES à l'anûs.
Les. ‘hémorroïdes externes Ha: aussi | ‘quelquefois
Par
quelquefois, mais rarement à l'excès. Dans cetétat , elles font en général peu $buffrir. Celles qui ne fluent jffas, restent souvent gonflées et douloureuses ; alors l'appücation des sangsues devient quelquefois nécessaire , et le dégor sement qu ‘elles opèrent, équivaut au flux hémorroïdal, Si ce. dégorgement n’a pas lieu, les hémorroïdes peuvent s’enflammer et amener d’abord des abcès , puis des fistules... Ÿ’alescus a dit : Magnus dolor hemorroidum facit MASTAN aliractionem humorum , inde si sanguinis missione vel applicatione eorum quæ dolorem sedant , non SUCCUTTALUT , periculum est phleemonum vel fistulam nmElt ulcus , vel quid. sale ulic generart.
On peut prévenir cés accidens , qui n'arifvent point sans une douleur lacals conlinue et sans fievre générale ; par lemploi de tous les moyens anti- phlogistiques ; ; parmi eux on devra compter les saignées révulsives du bras, auxquelles on fera succéder le dégorgement de la partie par les sangsues..
—#@@ose—
Catarrhe Yulmonaire.
Os a donné le nom de catarrhe pulmonaire à une affection de là membrane muqueuse qui tapisse les voies aëriennes.
Cette maladie règne souvent épidémiquement , et est très - fréquente de nos jours.
Les pluies et les vents qui souffièrent durant l'été et l’automne de 1574 , contribuèrent, sans doute, aux affections catarrhales dont Paillou nets a conservé la description, Ce qui rend remarquable l'épidémie de 1732, décrite dans les Mémoires de la Société d'Edimbourg , c’est que l'affection s'étendit aux RAT de la respiration et de la déglutition : elle parcourut toute l'Europe , et fut désignée, à Paris, sous le nom de folleite. Fo 1845 , 1803 et 1806 , il*a paru en Æurope des épidémies catarrhales qui ont , ainsi que les précédentes , offert des phénomènes variés ; c’est-à- des que tantôt l'affection catarrhale s’est offerte 40 | un état de simplicité , tantôt avec complication bilieuse ou inflammatoire, et d’autres fois avec les deux réunis,
- De même que la fièvre muqueuse, on
, : Te , 3 OR) É a également observé la, fièvre catarrhale
compliquée , avec la fièvre adynamique et la fièvre ataxique.
Les caractères généraux du catarrhe pulmonaire sont un sentiment de fatigue et de lassitude générale, un état d’assoupissement avec débilité , il ya rougeur du visage, fréquence de la respiration , alternative de chaud et de froid , redoublemeut de cha-
leur vers le soir et pendant la nuit, toux,
expectoration muqueuse et sueur le matin.
Mais si le sujet atteint de cette maladie est Jeune et pléthorique ; si l'affection ca-
tarrhale a lieu pendant l'hiver, la fièvre
devient aiguë , et le catarrhe est alors sur la ligne d’une péripneumonie peu intense.
Le catarrhe simple, chez des sujets sanguins et vigoureux qui ont fait des excès d'intempérance, exige souvent quelques émissions sanguines légères , par l’application des sangsues ; mais le catarrhe mflammatoire exigé l'ouverture des grandes veines du bras ou du pied. Si on ne recourait à propos à ces moyens de soula=
gement, on verrait souvent la phthisie
(284) succéder aux cajarrhes qui ont montré de l'intensité , et qui ont été acCo mi pagnés d'expectoration Sanguinolente ; d’oppres- Sion et d’ardeur de poitrimé. On peut ajouter que la phthisie qui se développe, en pareil cas, avec les caractères d’une inflammation en mêéme-tems aiguë et chronique, devient presque toujours au-dessus des ressources de l'art.
Lorsque l'affection little se FNUUE compliquée ‘avec un embarras gastrique très - prononcé ; le vomitif devient certainement le plus puissant résolutif du catarhe; mais si le pouls présentait de la roideur ou 16 l'élévation, il serait prudent de faire précéder une émission sanguine, et on dorinerait la préférence à la saignée du bras. ,
Dryssenterte.
+» STorérreosc roro
(}s a donné le nom de dyssenterie à une affection de la membrane muqueuse des intesuns : elle est caractérisée par des déjections fréquentes de matières muqueuses, par fois sanguinolentes, avec ténesme,, envie
, équente d'aller à la garde-robe, douleur vive du ventre, chaleur , ‘soif, souvent fièvre: Cette maladie se présente épidémique, surtout dans les'camps, les arrnées, les. placesi: de guerre. Sa nature ‘varie suivant les causes qui Font LOUE et suivant le: génie! dé Se Donne 1]
La CE AIRES de même que le catarr Le pulmonaire, affecte ‘taniôt..une marche simple , tantôt elle s'offre combinée! avec les divers, ordres de fièvres| primitives», Sa complication ayec la fièvre. bilieuse re peut-étre’""la "plus fréquénte… On" boit quelquefois accompagnée de’fièvre inflammatoiré , surtout quand elle attaque dans le printems où à la fin de Vaütomne ÿ lorsque ‘le malade ‘est jeune É .pléthorique et disposé | par : son tetnpérament ; ses habitudes ét ‘sa manière. dé vNres aux affections aiguës. ;
i : Dans Ja. dyssenterie: la ne n Fa selles! sont: fréquentes , mais peu “bons dantes; äl y a soif inextingmble , ‘pouls plein-et dur, quelquefois petit et serré’, fièvre forte, continue , ventre tendu et douloureux au toucher ; suronn | pe -du nombre vil aiucoh oise Jo CHPMTH A
On employera ici le même fond ide |
traitement que dans l’entérite ; c’est-à-dire , que dans: le cas‘'de tension du pouls , on provoquera deS évacuations sanguines déplétives, par la saignée du bras , à “aquelle on pourra faire succéder louverture de la saphène ou lPäpplication des
sangsues. Si l’état inflammatoire se pré
senté avec une Imlensité médiocre, et qu 11
y'ait suppression d’évacuation menstrüelle
où ‘d’hémorroïdes habituelles, on pourra
se hornéer à l'emploi : -des sangsues.
Lorsque la dyssenterie se trouvera COM:
binée avec un état en même-tems bilieux et inflammatoire ; on débutera par, des émissions sanguines suffisantes , auxquelles on fera succéder des évacuans : c'est l’opinion, d’Auxam, de Monro, de Zimmerman. Stoll ne recourait, en pareil Cas , aux
émissions sanguines , que lorsque les vo-
miufs n'avaient pas produit le bien qu il en attendait... Sydenham ; pour prouver que le génie inflammatoire peut subsister pendant: long-tems, et passer pour ainsi dire en habitude, rapporte qu'une dyssenterie. dore, dans laquelle on avait négligé l'emploi des saignées., devint habituelle , et subsistait depuis trois ans, sans
( 287 ) fièvre : il fit pratiquer la saignée, oblint un sang couenneux , répéta de tems en. tems les émissions. sanguinès , et la guérison ne ». d 4 :
S'opéra.
Lie rites 1Ép6plerie. |
‘€ - ms ENTRE ENNE
Je suis arrivé à la, classe des. affections qui attaquent: les organes. .du, mouvement et du sentiment, el que les nosologistes désignent sous: le. nom, de méyroses.. Un très-petit nombre de ces maladies réclament les émissions, sanguines ;, 1 faut pourtant en excepler lapoplexie, |
L’apoplexie, la plus prompte et la plus ‘dangereuse de toutes: les maladies qui affligent l'humanité, se caractérisé par la perte subite. des, mouvemens. volontaires et; du sentiment; ainsi, que. par un état soporeux Plus ou, mois profond pendant Joue les mouyemens du cœur;et des.arlères sub-
: À À xt.
( 268 Dans l’apoplexie veineuse, la tête est lourde ,. le maïade y ressent une douleur gravative, les sens perdent en partie ou en totalité leur action relative, et les fa= cultés intellectuelles sont suspendues ou abolies ; quelquefois les traits de la face sont tirés d'un côté, et le malade peut encore balbutier quelques mots; le pouls est plea et comme géné dans son déve- Toppement , la face est d’un rouge foncé, violette’ et tumiéfiée , la respiration est souvent stértoreuse , les veines jugulaires , na- ‘zales et läbiales sont gonflées; il y à par le nez des hémorragies d’un sang noir... Les “circonstances individuelles qui favorisent Vapoplexie veineuse sont un cou court, une certaine obésité, un goût particulier pour la table , et par conséquent ün certain déve - Joppement des facultés gastriques, 5: |
©! L'apoplexie $änguine artérielle est Jus rare que la précédente. L'âge viril, quelquélois la jeunesse du la viéiflesse robuste! une constitution athléuique, dés ‘muscles PERS AIR DSEPOSSS UE ES rament sanguin et bilieux , les iraits ‘dé la face bien décidés ,) anjinés , et ordinai= rement la figure bien colorée, uné circuiaz ton forte, un pouls accéléré, le battement
remarquable des artères temporales, la chaleur des joues, une certaine exaltation morale, caractérisent Pigtividu disposé à celte espèce d’ apoplexie... … SON Invasion est subite ; elle s'accompagne quelquefois de mouvemens Convulsifs ;.le pouls fort, plein et précipité offre une éner gie ; une VÉ ‘locité qu'il n’a pas dans l’apoplexie veineuse , les pommeltes sont d’un rouge écarlate : 1 fout le systéme artériél de la tête est dans un état: d'exaltation fil.
: Dans lapoplexie veinèuse üh ouvrira
léréeisen les veimes'du 1 bras et” mémé les jugulaires. D
: Dans. l'apoplexie sangune: antérisHé HE sera pr référable de faire:l’ouverture de l’ar- ‘ère temporale : Marcellus Donatus (2) l'avait employée el. recommandée dans les apoplexies sanguines , et Æortelius, à l'appui de ce précepte , cite sa éanihe
se saignée révuisive du pied, pourrait | combattre efficacement les dispositions. au retour de, lune ft LAGITE apoplexie.
& (r) Voyezl'oliservatiôn dell Auteur, citée p. 67. C2} De: Hist. Medicamiamirabe, U6, 2, chap. d21 Voyez ce que nous avuns dit à l'article artériolumie,
Catalepsie; Narcotisme ; Asphyxie.
tk Catalepsie 16 narcotisme qui font aussi partie de l’ordre des affections comateuses, ne réclament pont essentiellement les émissions sanguines , à MOINS que, ces accidens warrivent à quelques personnes d'une constitution éminemment sanguine, ou qu'ils soient le résultat de quelque chute, ou de la suppression d'évacualions sanguines habituelles, | fu ,
Dans l'asphyarie déterminée ou par: les gaz délétères , ou par: la strangulation ; ou par la submersion ; si, après avoir’ rappelé e au moyen des stimularis » quelques ouvemens de vitalité, on voitsubsister Je gonflement du cou, la couleur violette de la face; en un mot, sily a quelqu’ apparence que la sbrékatée du systéme. veineux s'oppose au retour plus manifeste de la vie, on aura recours , soit à l’onverture de la jugulaire- ,;-soit à la saignée du bras, soit à celle. du pied; et, tout d'abord , à celle qui Da la ‘plus facile : à À dr sr
7 af
Quant à l’asphyxie de l'enfant nouveauné, il faudra bien se garder de la confondre avec l’état apopleètique dans lequel il naît quelquefois. L'un et l’autre de ces accidens appartiennent à des accouchemens d’un ordre différent. Dans l'apoplexie qui résulte de la présentation de la tête; il y
‘a surcharge de sang noir ; fl faut promp-
tement en ôter par la séction. du cordon,
et laisser suffisamment saigner.
Dans l’asphyxie, au contraire, qui résulte de la présentation des pieds , ou du cordon ombilical , il y a disette de sang; il faut ici, en donner à l'enfant; et pour y parvenir , on ne le séparera point de sa mère:
c'est au moyen de l'intégrité du ‘cordon que la puissance utérine pourra diriger vers
le: cœur du nouveau-né, un sang. chaud
et vivifiant qui devient le plus sûr moyen de réveiller son irritabilité , pour ainsi dire anéantie.
Epilepsie , Convulsions.
P ARMI les fféctisds spasmodiques qui
peuvent réclamer les émissions sanguines ,
C 192 ) | on trouve surtout APRunsie et les convulsions. | té : | 4 EN) F%
CRIE Her dout#? que l'épilepsie. ne soit déterminée quelquelois par. l’état de pléthore du cerveau, et qu'on ne. l'ait vue survenir chez des su ujets naturellement sanguins , ou à la suite de la suppression de quelqu’ Eva cuation habituelle de sauge
Hippocräte avait signalé Pépilepsie pléthorique 3 tous les observateurs l'ont reconnue; ;17s50t; aipsi que mon aini,.le docteur Maisonneuve, en citent des exemples dans lesquels les émissions. sanguines Ont eu des résultats heureux. On a conseillé la: saignée de la jugulaire , qui convient certainement dans une attaque violente.et Ahenaçante; à, moins, qu'on ne Jui.-préférat l'ouverture de artère Lemporale. (4 rar ko
Mais sil agit ‘seulément ‘de provoquer des er ann sanguines, dans l'intention ; de diminuer la pléthore , et de prévenir les attaques, les saignées du bras,.et surtout
(1) Plusieurs praticiens, dignes de foi, parmi tige quels on peut citer Ieysier, Pison, Hortius » Fo restus , Lieutaud , se sont bien trouvés de uses de l’artériotomie , dans Pépilepsie.
MIT Ga. )
celles du pied, pourront mériter la préférence:..…. On trouve dahs les recherches savantes du docteur Maisonneuve , une note très-curieuse , relativement à l'épilépsie pléthorique : « T0 tas , dit-il, d’un de mes » amis, M. Guépin, qu'il fi par ordre » de son oncle, médecin à à Angers, onze » saignées de la “ogulatré | à deux paysans, » jeunes , robustes et d’un tempérament » sanguin trés-prononcé, dont l'épilepsie » survenue , Sans cause connue, vers l'age » de la: “puberté, avait tous les dites »- d’une affection pléthorique. Chez tous les » deux le mal n'a pas reparu depuis la » onzième saignée. » sS
Les convulsions sont peut-être rarement une maladie essentielle , une affection idiopathique. Cependant ,on voit quelquefois la congestion sanguine du cerveau les déterminer sans aucune autre causé apparente, surtout chez les enfans au-dessous de sept ans. L'état du pouls n’est pas toujours en rapport avec les autres phénomènes qui indiquent l'embarras sanguin du cerveau ; tels que: la: pesanteur de tête , lé gonfle:
ment et la rouceur du visage... La. saignée révulsive , par le moyen des sangsues aux
(294 ) pieds dissipe ordinairement ces accidens ; relève et régulartse le pouls ; > auparavant affaissé. Chez les enfans à grosse tête, on pourrait aussi recourir à la saignée locale. |
Hydrophobie , . Tétanos.
À 4 découverte de l'anglais, Zmon, qui guérit la rage, (hydrophobie }, par une saignée continuée jusqu’à l'évanouissement, vient, dit-on ; d'être confirmée en Allemagie: où un médecin a eu le bonheur de sauver, par le méme moyen, une femme qui avait été mordue d’un chien enragé , et chez laquelle la rage avait déjà atteint le plus haut degré.
Ouai qul en soit, je ne voudrais pas me permettre de déterminer si l’on doit ou non recourir aux ÉMISSIONS sanguines dans Phydrophobie. et le tétanos. Je n'ai jamais eu occasion de traiter la première maladie : ; quant à la seconde , je dois déclarer que jai plusieurs fois employé: la saignée, sans succés, lors même que des signes ne pléthore paraissaient manifestes.
Bree 0l 20:)
‘0 Hystérie?