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À moins que l’hyppocondrie ne soit le résultat de la suppression d’une hémor- - ragie ou d’une saignée habituelles, elle exige rarement l'emploi des émissions sanguines ; dans le cas où on jugerait à propos d'y recourir, on donnerait la préférence à l'application des sangsues au siège.
Manie.
FPS SCPI TLLE
{Jx avait autrefois adopté les évacuations
sanguines artificielles, comme moyen de
traitement curatif de la manie, sans avoir
égard à ses espèces. Le peu de succès qu’on
en a obtenu , a fait , avec raison, aban-
donner cette pratique. Cependant dans un
( 298 ) | cas de manie qui attaquerait accidentelle.
ment un sujet jeune , vigoureux et sanguin , chez lequel on apercevrait quelques signes de congestion sabguine vers la tête, on pourrait recourir à la saignée du bras ou à celle du pied; mais sans les pousser jusqu'à défaillance , comme on l'avait conseillé.
Dans le cas de transports maniaques , de délire violent, on a ouvert avec succès une des branches dé l'artère temporale (1).
Anomalies nerveuses.
ke parait, hors de doute, qu’à raison de son effet révulsif et dérivatif , à raison de son influence sur la distribution des mouvemens de l'économie animale, la saignée peut convenir dans des états très-éloignés | de la diathèse inflammatoire, pour dissiper des appareils de spasmes qui se développent sur quelques organes importans. Cette considération est surtout applicable aux anomalies nerveuses. Mais 1l est difficile de déterminer jusqu'a quel point l’émus-
( 1) Voyez les obser. du docteur Alibert, p. 62.
sion sanguine arlificielle convient à ces
affections : elles varient à l'infini, quant à leurs causes, leurssymptômes et leur marche; elles sont d’ailleurs susceptibles d'attendre tous les organes, et d’y développer des phénomènes plus ou moins extraordinaires. Dans leur multitude, nous distinguerons celles qui , fixées sur les principaux organes de la circulation, amènent les palpitations; sur les organes de la respiration, l’asthmeet la coqueluche ; sur l’estomac et les intestins , la colique, le cholera-morbus, le fer-chaud; sur les organes de la génération, la nymphomanie, le priapisme , le satyriase.
Palpitation.
‘ L'érar de piéthore constitutionnel, la
suppression de pertes habituelles de Sang, (flux menstruel , hémorroïdes ), la dispariuon subite d’affections cutanées, le dessèchement de vieux ulcères, peuvent donner lieu aux palpitations , et on les voit alors accompagnées d’oppression ; de pesanteur sur la partie antérieure de la poitrine , d'étouffemens , de difficulté de respirer, d’insomnies , etc; dans ce cas, 1l convient
( 300 ) de recourir aux émissions sanguines artificielles. On donnera la préférence, soit aux sangsues à la vulve ou à l'anus, soit à louverture de la saphère , IGrsdué le développement. de la palpitation dépendra de la suppression des menstrues ou d’hémorroïdes fluentes ; dans les’ autres cas, on pourra pratiquer de petites saignées du bras. L'expérience m’a confirmé les avantages de ce dernier moyen, chez un jeune homme de seize ans , dont les palpitations presqu'habituelles ‘et “très-développées au moindre . mouvement qu'il se donnait , étaient accompagnées de plénitude du pouls, et faisaient craindre l'existence d’une affection organique du. cœur (x).
A Ps Re
Lasrume est une maladie caractérisée par une difliculié de respirer, qui revient par intervalle , avec resserrement de la poitrine, et sifflement de la respiration. Quoiqu'une constriction spasmodique semble constituer
(1) XIV.® Obs. de l’Auteur.
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essentiellement l'asthme, les praticiens n’en ont pas moins reconnu qu’un état de pléthore accompagne souvênt cette maladie...
Frédéric Hoffmann: parle: d'un asthnie sanguin qui attaque ; les gens d’un tem péraimént gras. Cette espèce:iest: caractérisée pr la rougéur de la face; et une fièvre éphémère qui $e joint ‘souvent à l'accès...
L'asthme- pléthorique peut être pour: ainsi dire habituel , et'alors Les PRARRERE sont
moins. mariés
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“J'ai saigné quatre fois chaque année , Fr l'âge.de soixante à quatre-vingts ans , une femme d’une consitution éminemment sanguine , dont les accés-violens d'asthme
se reproduisaient à à .des périodes trés-rapprochées. Le pouls se montrait constan-
ment plein et dur, les veines très-larges
et très-gonflées. Le sang tiré dans les accès
offrait toujours la couenné inflammatoire, et dès que le systéme sanguin était désempli, la fièvre et l'oppression cessaient (t). Gette maladie se montre sans doute rarement à un degré de pléthore aussi prononcé, et cependant tous les praticiens conseillent l'emploi des émissions sanguines dans
. (1) XV.® Observ. de l'Aut.
les premiers paroxismes d'asthme, surtout sils-sont violens, et si le malade, d'ailleurs pléthorique , est’ inenacé de suffocation.
Dans ce cas ; ilne faudrait pas étre arrêté
par la faiblesse du pouls, qui n’est due qu'a l’état violent de spasme qui maitrisé la circulation. Au reste , l'indication de la
saignée se tirera de l'âge du malade , de ses habitudes , de sa manière de vivre, ‘des évacuations supprimées , de l’état: du poulse On peut en général ouvrir-les! veines du!
bras et donner la préférence, aux sangsues à l'anus on à la vulve dans le cas d'hémors, | roïdes ou de: menstrues RUE po
Comiel. on
La coqueluche est une. maladie presque
toujours épidémique, qui attaque le plus ordinairement les enfans : elle est caractérisée par une toux convulsive avec Inspi= ration sonore. Il y a souvent vomissement et expecloration de mucus blanc, plus ou moins épais... La fièvre n’accompagne pas toujours Îa coqueluche ; alors cette maladie est peu sérieuse, et cède aux boissons et au régime.
… Mais certaines épidémies de coqueluche sont marquées par ‘des mouyvemens d'une fièvre aiguë qui. prende’un:, caractère inflammatoire ;.alors il y. à dyspnée, quelquefois expecip} ation puriforme, méme dès l'invasion. Il survient aussi des saignemens de nez , des crachemens de sang , le pouls offre de la roideur. Il faut alors tr és-pr omp: tement employer les émissions sanguines } et les mulüplier celon l'intensité des acci dens, l’âge du malade, et le génie de l'épidémie régnante, On recourra d’abord à la saignée du bras, puis aux sangsues aux pieds , el, ce dernier moyen devra pres:
que toujours .suflire chez les enfans audessous de sept ans (1).
Colique.
Os donne le nom de colique & a une dou- Jeur vive qui se fait sentir dans le venire, surtout. dans le: trajetique: parcourt l'imtestin colon. Cette douleur est plus ou moins fixe; elle fait le que or dinairement “prop œ
(1) Voyez Frinkc, Sydenham,
{ 30 ) aulour du nombril, une espèce de sentiment de torüllement ; il y a constipation...
La colique ; quoiçue violente , existe souvent sans fièvre 3 mais elle n’en exige pas moins les émissions sanguines ; elles peuvent être utiles, non seulement pour arrêter Vinflammation qui est à redouter, mais pour diminuer le spasme : on peut donc hardiment y recourir chez les personnes robustes , lorsqu'il y a le moindre soupcon d’inflammation commençante ; il sera même convenable de les réitérer, si Papparence du sang que l’on a tiré, le soulagement qu'a procuré la première évacuation sanguine , et la plénitude du pouls y autorisent ; on pourra préférer d’abord la saignée du bras , puis venir aux sangsues au siège. La diathèse bilieuse qui se trouve souvent combinée avec la diathèse inflamumatoire , ne contre-indique point les émissions sanguines.
ce k à MALE BU 8 :
x Cholera-morbus , Fer-chaud.
HOLD TS SCENE SE PAL a UV:
Qvuorqu'ir y ait dans le cholera-morbus, {vulgairement trousse-galant ), de fortes
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( Ets ) crampes et tranchées , rarement les émissions sanguines sont applicables a celte” maladie , caractérisée par des vomissemens de A pie bilieuses et des déjections fré-