‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 58 sur 77 · PT · texte numérisé non relu

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FA léphe antiasis.

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Les évacuations nue. artificielles ont été placées parmi les moyens de guérison de l’éléphantiasis , dans le commencement de son développement , et lorsque le sujet est fort, vigoureux et polyémique La saignée ent alors être utile, en évacuant la surabondance du sang , et en facilitant la circulation ; c'était ‘le rémède favori de Galien mor

£a saignée, loin d’être indiquée vers la fin de la maladie, en sera au contraire r ejetée. Cependant les anciens l’employaient aussi dans ce dernier cas; et, afin qu'eile ‘affaiblit moins, ils la pratiquaie: nt aux veines les plus petites, et situées aux extrémités du corps. On a eu aussi recours aux sangsues , aux SCarifications, aux piqures.… Ainsi . dans l'éléphantiasis , qui semblerait exiger quelques évacuations sanguines , On se laisserait diriger d’après les principes généraux que nous avons établis; et , selon qu'il paraïtrait nécessaire d’agir sur la grande circulation , ou sur la circulation capillaire, on se déterminerait soit pour l’ouverture des grandes veines , soit pour les sangsues ou les scarifications.

Syphilrs.

3 maladie NÉUÉrIEANE , qui consiste essentiellement dans le développement d’un ‘virus particulier, qui cède , en général, avec facilité sous toutes ses formes, à un reméde spécifique , semble, au premier coup d'œil, hors de l'empire de évacuations sanguines artificielles. En effet, on ne les oppose ; guèr es qu'à quelques accidens des sympiômes vénériens désignés sous lenom de pré müifs, je veux parler de la blennorrhagie, lorsqu'elle se manifeste d’une manière violente; du chancre placé sous le prépuce, et qui amène les gonflemens inflammatoires désignés sous les noms de phymosis et de paraphymosis ; enfin, du bubon, lorsquil parait prendre un caractère décidéinent inflammatoire.

On appliquait autrefois la seignée au traitement de toutes les blennorrhagies ; c'était pour le praticien routinier un préliminaire mdispensable à à un grand nombre de bains qui déterminaient bientôt la fai-

blesse du malade, Le sujet cacochyme était

En

CES sdigné comme ‘le sujet vigoureux ; el: C est ainsi qu’on enlevaità la nature les moyens

de:sé laisser aider danse traitement de la

maladie: syphilitique... La raison médicale a proscrit:toutesices préparations abusives , et on ne recourt aujourd'hui aux émissions Sarigüines , que dans le cas de nécessité. Ainsi les blennorthagies violentes et douloureuses dont se trouvent attaqués les sujets très - sanguins, Îles réclament, On peut employer la saignée du bras; et si la sensibilité de la partie est exaliée, on eut préférer les sangsues appliquées localement.:. Chez l’homme, un des accidens de la blennorrhagie , (je veux parler du gonfienient spontané aù testicule,) produit

pesanteur .et élancement dans la partie,

douleur dans le côté du ventre qui correspond au cordon , fièvre avec plus où moins d’élévation du pouls : ;: 1l convient alors , en raison de l'intensité de la douleur, de Eire e une ou deux saignées du bras.

L'existence des chancres à la face interne dun prépuce donpant lieu à l’inflammation de cette partie, ‘(phymosis et paraphym0si$ } amène une douleur locale très-vive, et souvent une fièvre générale. Afin d'éviter Vétranglement qui conduit à une opéra-

( 320 ) tion assez sérieuse , on recourra dès de premier instant aux évacuations sanguines ; on commencera par une saïgnée du bras, et on pourra ensuile opérer la détente de la partie, par le moyen des sangeues.

Enfin, la ter iwinaison "1 plus avantageuse

du bubon est incontestablement Ja résolution; et dans quelques circonstances ; en modérant, par une saignée du bras, le développement mflammatoire du bubon avec fièvre générale ; ou en le couvrant de quelques sangsues , lorsque l’inflammation

est purement locale, on obtient souvent la résolution de DADOI qui auraient probable-

ment subi une ioute autre terminaison.

Rarement les symptômes vénériens con-

sécutifs exigent l’emploï dés émissions san:

guines ; cependant lorsque chez un sujet pléthorique , leur violence exigerait un traitement très-actif , surtout par la voie des frictions mercurielles , 1l serait assez indiqué d'associer la saignée aux bains, afin de

rendre la peau pius perméable et de

faciliter le traitement : elle peut encore trouver son application dans ces céphalalgies violentes , ces douleurs musculaires qui succèdent à l'impression de quelque

ml

refroidissement pendant l'administration

d’un traitement mercurjel.

Accidens de Grossesse , Accouchement.

PESTE SI TITTITLE

Ex parlant de l'indication de la saignée,

relativement à à l’état de grossesse , j'ai omis, à dessein, de faire mention de l’avortement et des CHAR accidens qui peuvent détruire en un Mail les produits de la conception , et mettre les : jours de la femme dans le plus grand danger.

L'emploi de la saignée dans les premiers

mois de la grossesse , devient souvent in-

dispensable pour prévenir l'avortement.

On conçoit à peine la difficulté avec laquelle

certaines femmes, d’ailleurs bien constituées, arrivent äu terme de la grossesse; et chez quelques-unes , l'avortement se décide presque toujours par des pertes abondantes de sang. J'ai eu souvent occasion d'observer que les fœtus paraissaient suffoqués par un sang noiratre; que les niembranes , au heu d’être minces el transparantes , étaient parsemées de vaisseaux remplis d’un sang vis-

queux qui engorgeait'le placenta. Ayant,

dans quatre grossesses successives, renéontré

cet état chez unef jeune dame qui avait habituellement un pouls très plein , et’ chez laquelle l'avortement avoit toujours eu lieu entre le deuxième et troisième mois; je lut proposai de recourir à la saignée aussitôt l'état présumé de grossesse , et de continuer ainsi chaque mois, ce qui fut exécuté avec la précautron de garder ia situation horizonmtale du deux au troisième mois. Cette.

méthode eut un entier succès , et en a ob-, ténu depuis à l’écardd’une autre jeune dame

qui s'était blessée, plusieurs fois, à une époque plus avancée de grossesse.

On observe quelquefois chez les femmes

enceintes des convulsions ou mouveinens Vs f Là 1” e ‘ 6 d éptiepsie pléthorique.

Une femme délicate éprouva, vers le quatrième mois de sa grossesse, une attaque d'épilepsie, et la saignée du bras fut prati-

quée de suite; non seulement elle remédia à l'accident du moment , mais elle laissa la malade jouir d’une santé parfaite pendant

- . # . L irois mois. Au bout de ce tems laccideut se renouvela ; el j'eus de nouveau recours, avec un égal succès , à la saignée du bras.

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