‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 59 sur 77 · D PT · texte numérisé non relu

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orage ( (a}sn

(553 ) Le reste de la grossesse se passa sans

Le ot du vaisseau qui peut être ou:

vert en pareil cas, a été le sujel de beaucoup de controverses. Galien s'est prononcé pour l'ouverture de la saphène ,.et tous Les médecins arabes ont adopté son opinion ; Tissot et quelques autres ont donné la

préférence à la saiguée du bras. Les uns ont recouru à celle du cou; Marc - Aurele

AE a ouvert avec succes l'artère temporale. Ces deruicrs craignaient pour Îles femmes enceintes l'effet révulsif de la saignée du pied. Cependant Zacuius Luzitanus (2) en a proclamé les avantages, et ne Ja jamais vu amener l'avortement.

Schenckius (3). rapporte plusieurs observälions également favorables à la saignée du pied... Les émissions sanguines ue HÉSE vent sans doute étre appliquées que dans le cas de convulsions ucçasionnées par Îa surabondance générale ou locale du sang , ainsi que d’une forte excitation du systéme

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(1) XVIe Observ. de lAuteur.

(2) Praxis med. aûdmir, hist. 97 28, (3) Obsers. med,, lib. 1, p. 121.

vasculaire. Lorsqu'un état de pléthore sanguine , affectant lout le système, décide ou complique les convulsions épileptiques, les veines du bras paraissent offrir à la surabondance du sang la voie la plus prompie et la mieux indiquée , pour provoquer l'évacuation nécessaire. Mais si l'état de pléthore se trouvait borné à la tête, aurait-on plus à espérer de l’acuüon révulsive de la saignée du pied ? Exerce-t-elle.

une influence assez marquée sur la circulation cérébrale pour y recourir de préférence ? Le dégorgement local par louverture de la jugulaire, ne serait - il pas préférable ? Le professeur Bavdelocque a vu les convulsions d’une femme enceinte céder à ce dernier moyen , après avoir résisté à la saignée du pied {1 1). L'application des sangsues à la vulve ne ‘pourrait - elle avantageusement remplacer l'ouverture de la saphène , lorsque l'épilepsie serait due à l'engorgement gle l'utérus ?

J'ai vu ,à Ja suite d’un accouchement , les convulsions générales les plus violéntes accompagnées de lividité de la face et de

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( 1) Baudelocque ; art. des accouch. ; p. 667, vol, 2,

(325 ) contractions de lutérus qui formait une masse dure et saillants dans la région

ombilicale; j'ai vu, dis-] Je, tous ces lens céder à une ample saiguée du pied.

Chez les femmes pléthoriques ‘et visoureuses , l'accouchement peut être tétasdé par la dureté du col de lutérus, et la saignée du bras lui procure une détente favorable... D'un autre côté, lorsque le travail de l'accouchement commence pré maturément , il peut étre appaisé par une évacuation sanguine. Une femme pléthorique ressentit les douleurs de l’enfantement vers le septième mois de la grossesse , le travail était avancé, l’onifice de la matrice était plus large qu'un écu; deux petites saignées du bras rétablirent la calme an point que le lendemain l'orifiée utérin était refermé , et la femme naccoucha qu'au terme ordinaire {1 1),

(1) XVIL* Observation de l’Auteur.

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Lx grandes plaies des diverses ‘parties , (qu’elles soient faites. par des instrumens tranchans, piquans ou contondans, el même par des armes à. feu ,j;qu'elles intéressent la peau, les muscles, les aponévroses, etc.

ou qu'elles atteignent quelques organes contenus dans les cavités Splanchniques ), sont pr esque toujours suivies d'érélisme , ‘di Ti auon , de gonflement , de tension HR maloire, de douleurs de développement de, chaleur, de fièvre plus ou moins agué; phénouiènes pathologiques contre lesquels on dirigera , des émissions sanguines, en raison de l'intensité des accidens , de l'âge et de Ja force du malade. LOTS

Si ces plaies ont lien à la tête, avec lésion du péricr âne, fracture de la boite osseuse ; si elles atteignent les meninges le cerveau , il survient délire, fièvre aigué, pouls plein et dur. Après quelques saignées déplétives du bras, on a quelquefois recouru aux saignées PTE du pied, et 1l est

fort douteux qu'elles aient:eu les iñéonvé- niens que Bertrandi, Jia a Étant *).

Si la plaie péuètre we la poitrine , et

EU atleigne Île poumon, les : accidens les plos graves surviennént ; et ce n’est que par les saignées répétées “a bras ; que l’on parvient à ,arrêter l'hémoptysie et l'épanchement du sang dans. la. poitrine

ja: PA D actes de. Ja Shea di

“Médecine de Lyon, offre l'observation suivante ; elle est de David, de Rouen.

ge Uù Po e ha Nordic , nommé

Vive- l'Amour ; : âgé de vingt-huit ans,

d'un tempérament bilieux et robuste, fut ‘blessé d’un coup d’ épée entre la troisieme et fa quatrième NUAIE- -Côte , du côté droit.

La plaie quoique assez petite, fournit beau- ‘coup: de sang , et le blessé en. rendit aussi par la te IL fat mis à la diète la plas absolue , et Saigné largement. La Saignée. fut répétée d'heure en heuré ,'et il ne s'affaiblit qu'à la quinzième. Ajous

les crachats sanguinoleas devinrent plus

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