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1 Mémoire n° 3, ayant pour devise :
in acutis morbis sanguinem detrahes , St vehemens morbus videatur , floruérit que ægrotanti ætas et virium adfuerit robur., est divisé en deux parties.
… La première commence par des re- Cherches historiques sur la saignée et sur les coutumés des différens peuples relatives à cette opération, surtout chez les anciens, L'auteur divise le corps en quatre régions , sous le rapport de. la saignée :
une région supérieure , une inférieure, une droite et une gauche. Il traite de la saignée en général, de ses abus, et des accidens,
(1) Séance du 21 juin 1814:
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qui en résultent : comme affaiblissement, convalescences longues , bydropisies con.
séculives, cachexiess etc. Il discute les avantages présumés de la saignée du pied sans ‘ligature , et il les croit nuls. Cette pratique dont plusieurs médecins sont les auteurs, fondée sur les iñconvéniens prétendus causés par la ligature qui entrave Ja circulation dans cette partie, paraît
d’ailleurs impratiquable à l'auteur, en ce
que le sang ne vient pas sans ligature , aprés la section de la veine, ou vient fort mal.
L’artériotomie lui paraît trop négligée, tandis que la saionée capillaire est peutêtre trop pratiquée ; ce qui peut venir, suivant lui, de ce qne les sangsues font Moins peur que la lancette, et que le Yülgaire croit que ces insectes tirent surtout le mauvais sang. Si la saignée capillaire a quelquefois l'avantage d’agir comme dérivative de la douleur, par le moyen de l'irritation extérieure que causent les piqüres des sangsues, elle a aussi quelques inconvéniens, Î/autenr pense que la trop fréquente application des sangsues à la vulve, à l’époque du retour d'âge, pourrait , dans quelques circonstances, favoriser
"ce PEUR PES dE à 25 1.
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RAPPORT. x} la formation du cancer de l'utérus. On doit, suivant lui, les employer surtout ns les maladies lotales et superficielles. Il parle des ventouses qu'on néglige trop, et de l’acupuncture inusitée en France.
L'auteur examine ensuite les phénomènes généraux de la saignée , tels que la déplétion , la spoliation , qu'il admet avec Quesnay ; la dérivation et la révulsion :
ce dernier phénomène qui a tant excité de controverse parmi les médecins, lui parait enfin adopté par tous les bons esprits, par les plus grands praticiens , en dernier lieu par le célèbre Barthez.
Viennent ensuite des préceptes sur les préférences à accorder à telle ou telle saignée ; et par occasion, il répond d’une manière qui nous. semble victorieuse , aux objections que le docteur Fauchier a faites, dans un ouvrage couronné par une académie allemande, sur la dérivation et la révulsion. Il étudie les influences de la saignée sur le sang, les caractères physiques que présente cette humeur , lesquels indiquent si on doit répéter l opération.
L'auteur parle du pouls, dela pléthore, en praticien consommé , et tout ce qu'il
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dit à ce sujet. prouve l'habitude d'observer et de se rendre compte de x ses idées. |
Dans la seconde partie AE son Mémoire,, cet écrivam parcourt les différentes maladies qui exigent l'emploi de la sargnée, en Suivant un ordré nosologique , modifié d’après ses idées particulieres. El insiste sur un point très-important, et sur lequel Sydenham et Stoll ont jeté lé plus grand jour ; 1] veut avec ces deux homimes célèbres , que dans les maladies ; on étudie surtout le génie de la constitution sous l'empire de laquelle elles se trouvent pour em ployer les émissions sanguines, Suivant lui les fièvres essentielles n’exigent la saignée. que conditionnellement , et le plus, souvent au, début. Dans les er érupuves, On.
la pratique pour modérer l’éruption , ou.
pour remédier à des symptômes caie | C’est. dans les affections inflammatoires , proprement dites, que se trouve l'emploi le plus fréquent de la saignée. Les inflam-.
mation$ cutanées exigent particulièrement la saignée capillaire; les pulmonaires, celles. du bras; les in Aammations adynamiques | exigent peu ou point de saignées, surtout dé (générales : dans les chroniques, on est)
PSE
| RAPPORT. TE par fois obligé d’entreméler les saignées générales aux locales. L'auteur parcourt ainsi la série des maladies, où nous ne le suivrons pas: davantage , et termine son travail par un résumé aphoristique très - bien fait,
Cet écrit contient beaucoup d’obser vations particulières bien détaillées, dont plusieurs sont recueillies depuis plus de vingt ans ; il est fait avec sagesse, et est l'ouvrage d'un médecin qui a beaucoup vu et lu; il ne renferme que des avis
“utiles et avoués par la plus saine pratique.
A la vérité, l’auteur ne propose rien d’ex- traordmaire ; il ne dit guères que ce que doit savoir tout médecin instruit; mais nous pensons qu’on doit lui savoir gré de n'avoir pas rempli son travail de théories ambitieuses , de proposiions exagérées , que le judicieux praticien désavoue, et
qui sont ordinairement plus pernicieuses
qu'utiles à l’art : il est d’ailleurs écrit fort
sagement. On voit avec plaisir qu'il ne
contient rien de ce style pour ainsi dire
pédantesque, dont quelques médecins,
RS d’ailleurs, ont tant de peme se déshahituer.
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