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L'ouverture. des vaisseaux du système capillaire , (sangsues, scarifications,) présnte les inconvéniens de n’agir que faiblement sur la grande circulation , d’être impuissante pour modérer lirritabilité des solides , pour diminuer la masse des liquides , et dans le début des phlegmasies locales avec fièvre générale , d’enfoncer plutôt l’épine inflammatoire que de arracher, en appelant sur l’organe malade un nouvel afflux.
Les divers moyens d'évacuation sanguine artificielle, ont une influence plus ou moins marquée non seulement sur le sang, mais sur les vaisseaux qui le contiennent , et par conséquent sur le pouls.
: Parmi les qualités du sang qui peuvent réclamer les émissions sanguines artificielles, on distingue surtout l’état d'épaississement qui résulte de la surabondance de fibrine et de matière colorante.
Le 1 #
La surabondance du sang est désignée sous le nom de pléthore , et distinguée en vraie , fausse , générale ou ‘locale. On peutétablir entre la pléthere , la congestion et l’inflammation , des différe assez mar
quées : dans l’inflammation, le systéme artériel semble
se multiplier ; dans la congestion ; le système veineux est suffoqué par l’abondance d’un sang épais et éarboné ; dans l’état de pléthore, il y à développement de tous les systèmes circulatoires. ;
55: PS | à : Parmi les modifications du pouls qui réclamentles $ émissions sanguines , Où signale surtout la plénitude , | la grandeur, la force, la dureté et la fréquence , |
lorsqu” elle est en rapport avec les modifications précédentes.
L'influence des: émissions sanguines artificielles s'étend sur Îles principales fonctions de l’économie animale, et notamment sur celles du cœur , du cerveau et du poumon.
La circulation *générale et la circulation pulmo- |
naire, sont: dans un tel balancement réciproque d’ac- 4
tion , que lorsque l'une éprouve un dérangement, ÿ l'autre s'en resseht:bientôt ; ; en conséquence , il con< viendra de surveiller les déterminations que l'activité
du cœur pourr rait provoquer vers la tête et la poi- 1
trine , et d’en prévenir le danger, en plaçant, à propos,
des émissions sanguines. | | 1
L'âge d 2x alade, the de M FÉES le chimat, ÿ
la consti utioi médicale: régnante ; le sexe, le tem- ï
pérament Éavail. de, la digestion , la chaleur-am- ÿ
e male, l’état, de, grossesse , la menstruation , les lochies, è
la douleur ; etc., doivent être pris en plus oumoins ; 1
grande considération. , relativement à l'indication des ‘4
4 émissions SAngUIDES, Ÿ
ds
AGE DE LA MALADIE. Quoique l’âge adulte, soit
-C Ge loi des maladies pléthoriquès . et inflammatoires , al
serait inconsidéré, d'admettre en principe
, | qu'on
ne doit point provoquer des émissions sanguines chez
tredit,
les enfans et chez les vieillards... La coquelache,, l’angine , le croup, l'hydrocéphale aiguë, la rougeole, la scarlatine , la petite-vérole, etc, , qui sont des maladies de l’enfance, réclament des émissions ss euee d’un autre côté, les vieillards sont Soumis
à l'influence des maladies régnantes , etils peuvent contracter des maladies inflammatoires , des pleu-
résies par exemple , qui obligent de leur tirer qu Sang. HU | 6o. j | . ] | Tu , à
ÉPoQUE DE LA Mfarare, Quoiqu'il soit , sans conplus avantageux de recourir aux évacuations sanguines ; dans invasion et les prôgré ès des maladies
inflammatoires , où peut cependant. dans leur état
$ ‘avancé et même à n'importe quelle époque. : lorsque
l'intensité de ses symptômes l'exig AO LA LT des émissions AUEAIUTR
Gi.
-. Conxsrwœuron mépicazr. Stollet Sydenham'ont,
avec raison, insisté sur la nécessité d'étudier le génie des constitutions médicales. Ainsi, afin de ne pas compromettre l'existence des malades par des-émis-
sions sanguines pratiquées indiscrètement, on,prendra
en grande: considération l’état particulier de la saison, et la constitution médicale, régnante.
CRMPITITE
Ga.
‘Crimar. Le climat sec et le climat froid , déterimiñant’'et entretenant( la. rigidité dés fibres, ainsi que! l'énergie plus ‘erande du système musculeux , rendent plus fréquentes ‘que les autres climats, les
-maladiés inflammatoires , et, par cette raison, offr ent plus souvent l'indication des émissions sanguines ar
üficielles.
TempéramenT. Parmi les espèces de tempéramens auxquels les émissions, sanguines conviennent plus particulièrement, on trouve, au premier rang, le tempérament sanguin. Plus caractérisé par l’abondance des liquides, que par la tonicité des vaisseaux , C’est le tempérament pléthorique ; 5 le pouls. est plein. Avec surabondance de tissu céllulaire , c’est le tempérament pléthorique - lymphatique ; le pouis est large. Avec prédominance de tonicité générale, c’est le tempérament sanguin — musculeux ; le pouls est plein , Zarge , fort. Avec rigidité des fibres , grande ac— tivité des organes biliaires, c’est le tempérament sanguin - bilieux ; le pouls est fréquent et dur, La prédominance plus ou moins marquée de ces tem-— péramens , se trouvera toujours en: spl x sde avec les émissions sangles FRTET
Sexe. Les deux sexes sont caractérisés par des différences'essentielles : aux: époques les plus marquées de l'existénce dés fémmes, les organes de la génération semblent devenir un foyer de sanguification ;
le moment de l’irruption des régles;et deleur cessation,
offre à chaque. instant l’appareil d’une: turgescence sanguine. qui réclame des .érissions sanguines. | 65:
Travars pr Lx Drcgsrion. En général il né convient point de provoquer des’ émissions ‘sanguines pandant le travail de la digestion; et, à cela près d’une apoplexie foudroyante qui pourrait nécessiter en même-tems une émission sanguine et l'emploi des vomitifs , il n’y a guëres de maladies, sous quelque aspect violent qu’elles. se présentent; qui, pour tirer du sang, ne, permettent d'attendre, que le travail de la digestion soit fini.
CnazEur ANIMALE. Dans les maladies , les diverses modifications de la chaleur ne sont pas toujours en rapport aveé les mouvemens du cœur; quoiqu'il en soit, lorsqüe l'augmentation de chaleur du corps, se trouve jointe à un embarras du système sanguin, les émissions dé sang peuvent devenir légitimes,
Gr.
Doureun. La douleur , un des principaux phénomènes de’ l'inflammation, dont le degré d'intensité est relatif à la sensibilité particulière de chaque organe, est souvent combattue, avec succès, par des émissions sanguines.
ÉrarT DE Grossesse. Quelques phénomènes patho-
logiques qui viennent se joindre à l’état de grossesse,
| € 350 vonlènéo Vemploi dés'émissions sanguines ; ces phé= noméènes sont les pesariteurs! habituelles du corps, les vertiges, les étourdis$. mens , la chaleur brûlante de la peau, l'insomnie, les douleurs permanentes des reins, la. difficulté de marcher , Ja, rougeur, des urines , les varices, le saignement du nez, l'immobilité de l'enfant, etc. L'existence de quelques-uns de ces symptômes, réunis à un-état de.gêne ou d'élévation du pouls, conduisent à la saignée du bras..
Présence Des Mensrnues. Lorsqu'une maladie aiguë sévit avec intensité pendant le cours des règles, et que son développement est marqué par üne véhé= mence qui permet peu d'espérer que la menstruation suffira pour en opérer la résolution, ôn peut recourir | aux émissions sanguines; et,selon le degré d’intensité de la maladie, employer, soit la saignée du bras , soit les sangsues, en se conformant aux principes généraux que nous établirons. La même conduite doit être tenue à légard des lochies.
Les divers modes d’évacuations sanguines artificielles ont des effets généraux avoués et reconnus par, les praticiens anciens et modernes, depuis JTippocrate, jusqu'à nos jours, RU 71: DA Plus où moins long-tems après l'issue d'une suf= fisante quantité de sang provoquée par l'ouverture des grands vaisseaux sanguins, Ou par l'application d’un certain nombre de Sangsues, Ja circulation éprouve
(08 un changement marqué ; c’est-à-dire, qu'elle se fait - plus librement et plus facilement ; que le pouls se régalarise, et alors on a opéré ce que les anciens ont justement appelé déplétion. |
ra.
Lorsqu'on tire du sang des gros vaisseaux, on dépouille sa partie la plus épaisse par l'enlèvement de la fibrine, deuxième effect de la saignée qui a reçu le nom de spoliation.
Il est avoué, reconnu et conforme aux résultats de l’expérience , que la circulation devient plus active vers les organes voisins du lieu qui devient le siège d' émissions sanguines artificielles; que celles-ci y déterminent un aflux et une augmentation des propriétés vitales, Si les évacuations sont provoquées dans le lieu le plus éloigné de l’organemalade, il ya révulsion;
il y a dérivation , si elles sont provoquées plas près.
.C'est en raison de ces effets généraux des évacuations sanguines artificielles , quil convient ici d'appliquer des sangsues; là, d'ouvrir de. grands vaisseaux ; que dans telle circonstance , il est préférable de saigner du bras, et dans telle autre du pied; enfin, que tantôt il convient de pratiquer la saignée du côté gauche, et tantôt de donner la préférence au côté droit. M 7h. | $
Ainsi, selon l’état plus ou moins avancé des fluxions , il conviendra d'employer des saignées ou déribatives »
(1995) où révulsives, soit du côté de l'organe affecté , soit du côté opposé : telle est la règle fondamentale qu'il faat adopter, sans Caquelle les préceptes seraient vagues et incertains.
Dans les maladies inflammatoires qui auront leur, siège au-dessus du diaphragme , les saignées du pied seront révulsives, les saignées du bras seront dérivatives ; et vice versé , dans les maladies qui auront leur siège au-dessous de cette cloison.
Lors de l'invasion et du développement d’une fluxion de la tête, on devra donner la préférence à la saignée révulsive ; l'expérience paraît avoir confirmé cette pratique. (Saignée du pied.)
En considérant que cette imminence de la maladie est très-difficile à saisir, et que d’ailleurs le médecin est rarement appelé à cette époque , il en résulte que la saignée dérivative du bras a tous les avan tages de celle du pied, qui exige un appareil £S embarrassant.
Lorsque la fluxion inflammatoire de la tête sera parvenue à son état fixe, elle exigera la saignée dérivative, c'est-à-dire, celle du bras faite largement : dans quelques circonstances aussi rares qu'ex- . traordinaires , elle pourrait aussi réclamer l'ouverture de la jugulaire où celle de Lee temporale.
< LA Go,
Des fluxions aiguës de la tête avec pléthore, sont devenues fort graves ét lony -tems rebelles, . Va 41% parce que l’on y avait appliqué des sangsues, sans les avoir fait précéder par des saignées générales.
Dans les fluxions inflammatoires des yeux, soumises à l’influence d’une pléthore manifeste , des sangsues, d’abord appliquées au cou, onteu un très-mauvais effet, en raison de l’échymose qui résulte souvent de leur application , et qui, venant à comprimer les veines jugulaires, peut aggraver la fluxion. (Voyez l’obs. p.81.)
‘ Les dispositions au retour périodique des flux'ons de la tête, seront combattues efficacement par la saignée révulsive (celle du pied), en faveur de laquelle l'expérience a parlé , lorsqu'il devient nécessaire de changer la distribution vicieuse des forces , de détruire et de décomposer l’appareil des monvemens fluxionnaires dirigés vers cetie partie. L'application des sangsues aux pieds.ou à l'anus , pourra également convenir, si cette disposition n'est pas marquée par un état réel de pléthore et d’excita-
ton du système sanguin.
Dans une fièvre générale aigue , fort avancée et combattue par des saignées du bras ; on peut atlaquer, avec succès, par Saignées du pied, ces forts redoublemens qui reproduisent un mouvement de
(354) fluxion vers la tête ou Ja poitrine. On doit à Baglivi d’avoir confirmé cette observation : il avait reconnu que dans les ff$vres malignes, on attaquait efficacement le délire, les affections soporeuses, l'oppression , par la saignée du pied, et que célle du bras au contraire déterminait tout l’effort de la maladie à se porter vers le cerveau ou la poitrine. \ O4 Quand l'invasion et.le développement d'une fluxion de poitrine, sont marqüés par un peu de.lenteur, on peut donner la préférence aux saignées révulsives , c’est-à-dire , à celles du bras; du côté opposé à la douleur, ( ou à celle du pied). C'était sans doute le cas de cette pleurésie épidémique et maligne, décrite par Gesner , dans laquelle la saignée du Pic produisait des effets merveilleux. :
Quand la fluxion inflammatoire de la poitrine, avec un point douloureux, est parvenue à son état fixe; elle réclame la saignée dérivative , c’est-à-dire celle du bras, du côté de la douleur : Triller a confirmé
cette pratique. ( Voyez la sixième, la septième et la
neuvième de ses observations sur la pleurésie.
Lorsque la fluxion, sans paraître soumise à l'in-
fluence de la grande circulation; a cependant:un caractère aigu , on peut agir puissamment, sur elle par des sangsues ou des scarifications appliquées : localement, parce que ces moyens agissent sympathi-+
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quemeñt sur la sensibilité de l'organe dont ils affaiblissent le spasme. Mais si cette fluxion paraissait encore entretenue par l’embrrras de la grande circulation , on ferait sagement de faire précéder quelques saignées générales du bras ou du pied.
Dans les inflammations de poitrine, désignées sous les noms de pleurésie, pneumonie, péripneumonie, on emploie fréquemment de nos jours les sangsues à l'exclusion de la saignée par la lancette ; c'est un moyen lent qui peut souvent compromettre l'existence du malade : cette substitution a souvent de graves inconvéniens ; et, l'on peut dire que sur ce
point, la pratique a fait un pas rétrograde.
Dans quelques circonstances, la doaleur ayant acquis un degré de sensibilité extrême, qui entretient et perpétue la fluxion, on pourra diminuer l'irritation locale par l'emploi des sangsues ou des scarifications ,:en même -tems qu'on recourra aux saignées générales dérivatives et révulsives , conformément aux préceptes établis.
Dans les: fluxions qui atteignent les organes contenus dans le ventre et le bassin, les saiguées du pied seront considérées comme dérivatives, et celles du bras comme révulsives ; en conséquence , on se conduira dans leur traitement d’après lesprincipe général, qui applique les saignées révulsives à
(086) Jimminence et au retour des fluxions, ‘et les saigné + derivatives , lorsqu'elles sont parvenues à leur état fixe. |: w Dpe
Dass le cas de fluxion sanguine fixée sur quelque organe contenu dans l’abdomen, il faut rechercher si elle est produite par une pléthore particulière à l'organe affecté, ou si elle est. entretenue par un état de pléthore générale. |