CITS
quelques cas , prévenir la suppruration des scrofales
par quelques légères émissions sanguines.
r, ty EzEpnanrrasis. Les évacuations sanguines artifi-
eïelles peuveut, chez les sujets forts, vigoureux et Sanguins, Convenir dans le commencement de Félé- * phantiasis ; relativement au moyen de les provo-
quer , on se laisserait diriger d’après les préceptes généraux que nous avons établis; et selon qu'il pas raîtrait nécessaire d'agir sur la grande circulation où sur la circulation capillaiïe; on se déterminerait , soit pour la saignée des-grandes “veines , soit pour /es sangsues ou les scari ic cations,
MatADie VÉNERIENNE. Les émissions sanguines ne conviennent point essentiellement à l'affection siphilitique. On ne les oppose guères qu’à quelqnes accidens qui viennent compliquer les symptômes primiufs , la blennorrhagie, le bubon, les chancres.
Goxonrnée ou Brennonnmacre. Méthode abusive de la saignée appliquée à toute espèce de gonorrhée, elle doit être réservée à la blennorrhagie dite cordée avec symptômes inflammatoires, saignée du bras, Si la sensibilité de la partie était exaltée , on pourrait faire appliquer ‘localement des sangsues. Le gonflement du testicule , avec douleur vive et fiévre , exige la saignée du bras,
PuyMosis, Pararnrmosis. L'existence des chancres, à la face interne du prépuce donne souvent lieu à Vinflammation de cette partie; de-là le phymosis et le paraphymosis, Afin d'éviter une terminaison fâcheuse , on recourt dès le premier instant aux émissions sanguines ; on pourrait commencer par une saignée du bras, et venir ensuite aux sangsues appliquées localement pour opérer uue détente favorable.
Buzon. On peut: prévenir par la saionée du bras
le développement inflammatoire du bubon, lorsqu'il
y a fièvre générale; si linflammation est purement locale, on pourrait , avec avantage, le couvrir de quelques’ sangsues.
AFFECTION VÉNÉRIENNE. Lorsque chez un sujet pléthorique laffection vénérienne consécutive exige un traitement actif par la voie des frictions, une
saignée du bras ou des sangsues peuvent être utiles 5
on pourrait aussi y recourir dans ces céphalalgies violentes , ces douleurs musculaires qui succèdent à l'impression de quelque refroidissement, pendant l'administration d’un traiteinent mercuriel,
ANT Dr Grossesse. Deux accidens particuliers,
la ménorrhagie et les convulsions épileptiques peuvent survenir pendant la grossesse , et mettre les jours
de la femme en danger. La ménorrhagie exigera les saignées du bras. Le même moyen conviendra ‘également dans la plupart dès cas de’ convulsions épileptiques, surtout Îlorque la pléthore sanguine affectera tout le système. Si la pléthore était bornée à la tête, que l'accident fut menaçant, et qu'une première saignée du bras n’eut rien produit d'avantageux , on pourrait ouvrir la jugulaire. Marc-Aurèle a ouvert avec succès, dans ce cas , l'artère temporale. Une disposition prochaine au retour des accidens ; conduirait à l’ouverture de la saphène , qui, d’ailleurs, a obtenu des avantages marqués , sans avoir été suivie d’avortement. ( Galien , Z'acutus , Baudelocque; etc.)
| 174 AccoucmemEnT. Dans l’acconchement retardé par la dureté du col de la matrice, saïgnée au bras ; elle peut également convenir pour appaiser un travail
prématurément commencé.
PLares. Les grandes plaies se compliquent presque tonjours d’accidens inflammatoires qni exigent des émissions ‘de sang portées plus ou moins loin: saignée du bras. Dans les plaies de la tête , quelquesuns ont donné la préférence aux saignées du pied, d’aatres leur ont trouvé l'inconvénient d'amener des abcès au foie, ce qui est fort donteux. Les plaies de poitrine ét du bas ventre exigent des saignées du bras, faites largement et quelquefois très-mulüpliées, ( Obserpation pag. Bay. |
Gancnène. La gangrène qui survient. à la suite des plaies qui ont atteint des parties musculeuses et nerveuses, outre les saignées, générales, exige
le décorgement local par des débridemens, des sca-
rificalions plus ou moins profondes.
177, Fractures, Luxarrons. On oppose les émissions sanguines arlficielles aux accidens inflammatoires qui viennent compliquer les fractures et les luxations.
( Saignées du bras.) 178!
OpéraTions DE cHirurçte. Les émissions sanguines ne sont point étrangères aux grandes opérations/; employées. avant de les pratiquer, elles disposent d’une manière favorable le sujet pléthorique. On y recourt également aprés les opérations pour prévenir les accidens inflammatoires et même nerveux, que le volume naturel, de la partie souffrante , ‘sa texture particulière, les nombreux vaisseaux qui la parcourent , et l'espèce de lésion autorisent à redouter. (Ouverture des veines du bras.)
Cararacre. Relativement à l'opération de la cataracte, peut-être conviendrait-il ; sitôt après qu'elle a
été pratiquée , de recourir à l'ouverture de la saphène, dont l’action pourrait agir plus puissamment sur le
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système sanguin de la tête ; car il est reconnu que
linflammation consécutive nuit le plus ordinairement
4 au succes dé l'opération. »
ANÉVRYSMES. Les émissions sanguines artificielles ne sont pas employées seulement comme moyen de préparer à l'opération de l’anévrysme : les petites saignées, répétées, ont été conseillées comme moyen curatif des anévrysmes du cœur, de l'aorte, etc.
L'ouverture de artère temporale ne mériterait-elle
pas la préférence ?
Hernies. L’étranglement inflammatoire des hernies réclame aussi des émissions sanguines qu’il a quelquefois éié avantageux de pousser jusqu’à un commencement de syncope. ( Sarsnées du bras.)
Fzuxrons. Les fluxions extérieures , quelque soit leur sièce ; peuvent exiger des émissions sanguines, que , conformément aux préceptes, on provoquera ;
tantôt an moyen de la sargnée, tantôt par la voie des sangsues, -