‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 73 sur 77 · RE CS · texte numérisé non relu

RE CS

ÂGE CRITIQUE. Si, à l’épogne de la cessation des

“règles, les femmes, loin d’avoir une disposition aux

hémorragies utérines, éprouvent des bonffées de chaleur au visage, des vertiges, des étourdissemens,

sangsues à la œulse., Mais Si l'engorgement se

porte vers l'utérus , s’il apparaît des hemorroides , des douleurs dans lés cuisses , dans les lombes avec

fièvre et élévation du pouls , on fera précéder les

saignées générales. Au reste, proscription de lha-

bitude routinièére des sangsues , qui, rappelant le sang vers l'utérus, peut favoriser son engorgement. Donner la préférence aux petites saignées, du bras, dans l'intention de diminuer létat de pléthore. | F

Hémartémesis. Le vomissement de sang peut se

montrér avec les caractères d’une hémorragie active,

et être idiopathique ; (obser. cit. p. 277.) Saignées

du bras , puis saignées du pied, enfin, sangsues à l'anus. Le vomissement de sang survient-il à la suite

de la suppression subite ou lente de quelqu'éva- Cuation sanguine habituelle ? sangsues à. la œulve

ou à l'anus.

Hémarurie, Le pissement de sang entretenu par l'activité de la circulation générale, (‘obser. cit. p. 790!) veut être traité par les saronces révulsives du bras. Il dépend le plus ordinairement de la faiblesse et

de j'engorge ment du réseau vasculaire qui rampe

ne à)

à Ja surface interne des voies urinaires:... des ventouses

scarifiées, dont l'application serait répétée sur la -

région lombaire ; seraient peut-être le moyen le plus avantageux à opposer. |

Fiux mémonroïnar, On peut prévenir le ‘retour d'un flux bémorroïdal excessif, par l'ouverture de la saphène , faite à propos; car désemplissant la veine - cave inférieure , élle permettra aux veines hépatiques d'y verser, plus facilement et plus -abondamment le sang abdominal. La suppression dy flux hémorroïdal habituel sera combattue par l'appication des sangsues & l'anus. Si oette suppression avait ‘donné lieu à une fièvre aiguë, elle serait préalablement atteinte par les saïgnées du bras. Dans le cas d'hémorroïdes externes, gonflées et douloureuses, l'application des sangsues devient nécessaire , et le dégorgement qu’elles. opèrent équivaut au flux hé- | morroïdal,

Catannne purmonaine. Le catarrhe pulmonaire simple, chez des sujets naturellement sanguins, exige

quelquefois Vapplication des sangsues. Le catarrhe

inflammatoire exige l'ouverture des grandes veines

du bras ou du pied. Dans le cas de catarrhe gas—

rique, il convient $ouvent de faire précéder les vomitifs par une saignée du bras.

145. | Dyssexrenie. Dans la dyssenterie inflammatoire, on commencera par saïgner du bras, el on pourra

De TT,

nn. > Lacs 70

ærminer par l'ouverture de la saphène ou l'application

des sangsues. Si l’état inflammatoire a peu d'intensité , on pourra se borner à l’emplgi du dernier moyen. . 140. |

* AroPLESIE SANGUINE. L’apoplexie sanguine doit être divisée en apoplexie veineuse, et en apoplexie artérielle. Æpoplexie veineuse : tte lourde, douleur gravalivé , pouls plein et comme gêné dans son développement, face tuméfiée d’un rouge foncé, respiration stertoreuse , jugulaires gonflées , hémorragie de sang noir. Dans l’apoplexie veineuse, on recourra

à l'ouverture des veines du bras, et même des veines

jugulaires..… Apoplexie artérielle : constitution athlétique , tempérament sanguin - bilieux, traits de la face animés, figure colorée , circulation forte , pouls accéléré, battement remarquable des artères temporales, chaleur des joues, exaltation morale. ( Obser. cil, pag. 67. ) Dans lapoplexie artérielle on recourra, par préférence , à l'ouverture de l'artère temporale. | 47.

CarazeprstE , NARCOTISME , AsPayxiE, La catalepsie, le narcotisme , Pasphyxie , exigent rarement les émissions sanguines ; cependant, si, après avoir par les excilans rappelé quelque mouvement de vitalité; on Et td lé icon gonflé, la face violette, en un mot , l'apparence de surcharge du système veineux

supérieur à on pourrait ouvrir , soit la jugulaire, soit la veine du bras.

ASPHYXIE DE L'ENFANT Nouveau-né Il faudra 5e

(374) TE garder de confondre V'asphyxie de l'enfant nouveau" mé, avec l’apoplexie. Dans la première il y a disette de sang ; dans la secnde, il y a surcharge san= guine ; dans la première, il y a pâleur du visage, dans la seconde, il y a rougeur violette. La première arrive lorsque l’enfant a présenté les pieds , la seconde lorsqu'il a présenté la tête; dans celle-ci il faut promptement couper le cordon, et laisser répandre le sang de l’enfant ; dans l’autre , il faut conserver. l'intégrité du cordon ,.au moyen duquel sa mère peut diriger vers lui, quelques rayons. d’un sang chaud et vivifant. {: à

ÉPILEPSIE. L'épilepsie pléthorique exige les émissions sanguines. Chez un jeune sujet, et dans une attaque violente et menaçante , on pourrait owprir l'artère temporal : on cite des exemples de succès par louverture des jugulaires. Comme moyen ‘de diminuer Ja pléthore , ou de prévenir de nouvelles allaques , on pourra recoutir à la saignée du bras, et surtout à celle du pied, ainsi qu'aux sangsues à l'anus. |

150, ie |

Coxvuzsrons. Les. convulsions sont plus fréquentes chez les enfans; on peut leur opposer les sangsues aux pieds ; chez les adultes Te pourrait donner la préférence à louverture de la saphène. Dans les con+ vulsions des enfans pléthoriques, voraces, à grosse

tête , etc. , sangsues appliquées derrière les oreilles.

(395) XAIST,

: Hyprnornosre ; Téraxos. Incertitude sur la né

| cessité des “émissions sanglüines artificielles dans

l’hydrophobie et le tétanos.

Hysrénie. Il est difficile d'établir des régles fixes et invariables relativement à l'emploi des émissions sanguines dans l’hÿstérie, Lorsqu'elle attaque par des accès violens une jeune personne forte et vigoureuse * les sangsues pourraient être précédées par quelques

saignées du bras. ( Voyez l’observ. de Tissot. } 11 paraît

n'être pas toujours indifférent de tirer le sang de tel:ou tel ‘bras. (Voyez l'obsers. de MM. Blin ec ‘Maisonneuve. ) Des femmes pâles et dévolorées ont aussi retiré des avantages des émissions sanguines, dans des crises marquées par un développément excessif da système général des forces.

Hypocospnte. À moins que lhypocondrie ne soit le résultat-de la suppression d’une hémorragie on d’unevsaignée habituelles, elle exigera rarement les émissions: ide sang. ( Sangsues.) |

Manre. Dans:un cas de manie qui aitaquerait un sujet jeune et vigoureux, on pourrait reconrir à /@

saignée du bras où à celle du pied. Dans des accès

violens on a employé avee succés l'artériotomie.

SE Ent Qi ANIPENENRS

Cozique. La tcolique inflammatoire réclame les émissions sanguines ; d'abord saignées du bras, puis sangsues, La diathèse bilieusé , combinée avec la colique inflammatoire, ne contre-indique point les Émissions sanguines.

Cnozera-monrgus, Fenr-cHaun. Les évacuations sanguines ne, conviennent point essentiellement. dans le cholera-morbus, ni dans le fer-chaud,

Pazr1zarions. On opposera en général aux, palpi- .tstions accompagnées d’un état de pléthore., les petites saïgnées du bras. Dépendent-elles de la suppression de quelques pertes de sang habituelles ? sangsues à la vulye, à l'anus, ouverture de la saphène. : 156. nue

\ . PrrapisMe ,: SarYniase, Nrmpnomame. Dans le priapisme ct le satyriase , on reconrra aux saignées du bras; on les appliquera également à la nympho= manie. Si l’extrème: irritation des parties génitales, subsiste encore après leur emploi, aidé de tous les autres moyens, Oh pourra recourir aux sang osues à da 'vulre: x. à sa 4 È 159.

“Asruue, Les évacualions sanguines artificielles sont applicables à l'asthme pléthorique. On donnera en général

général la préférence & la saignée du bras. (Voyez

l'observat. pag. 30.) On recourra aux sangsues ap-

pliquées à la vulve ou à lares, si l'asthme est dû à la suppression de menstrues ou d’hémorroides.

Coquezucue. Cette maladie presque toujours épidémique se montre souvent avec le caractère inflammatoire ;il faut alors recourir promptement aux émissions sanguines. D’abord sargnées du bras, puis sangsues aux pieds. Ce dernier moyen est presque toujours suffisant chez les enfans au-dessons dé l'âge. de sept ans.

Hypnoriste. Les émissions sanguines ne-sont pas entièrement contre-indiquées, dans, l'hydropisie 3l’ex=. périence a, parlé en leur faveur dans quelques: cas de pléthore manifeste, ( Saignées du bras. )

Jaonisse. On peut appliquer à la jaunisse les mêmes considérations qu'à l'hydropisie , et se conduire d’après les mêmes : principes relativement aux émissions sanguines. :

CAT) DS era Gaze. Les évacuations sanguines , artificielles :sont étrangères à l'affection scorbutique. Elles ne conviennent point essentiellement au traitement des dartres,; de ila teigne et

nt.

LT ds

de-la ÿale; senlerñent, dans quelques circonstahees; elles peuvent être’ un préliminaire avantageux de traitement:, {) FALL à te ES

Couprrose. Dans la -éouperose , émission sanguine locale, par le moyen des sangsues: Dans le. cas de k ? " Lee , LE ñ ; L constitution pléthorique, des saignées, répulsives .dez vront précéder.

Cancer. On a conseillé tantôt les sangsues , tantôt

pr saignées généralés, non seulément comme moyen préservatif du cancer, mais encore commé moyen curatif. Les émissions sanguines, placées à propos, ont pu prévenir la dégénérescence cancéreuse d’un engorgement sanguin et permanent de l'utérus ainsi que de:son inflammation chronique" mais assurément, dans ‘aucun cas, elles n’ont pu agir sur le virus qui constitue le cancer , ‘et guérir les” maladies qui dépendent de ce vice,

100, Gp AE

Pacnrmss » Dee Sonba Et Lai émissions sanguines arlificielles ne reçoivent point leur application dans le rachitis, le carreau et les .affections scrofuleuses. Cependant lorsque celles-ci se portent sur les yeux , elles peuvent exiger des évacuations sanguines générales ou partiélles , toujours subordonnées à l'intensité du pouls... On placerait des’ sangsues à

la vulve, sila pholgose scrofulcuse se ‘développait |

à l’âge de puberté chez les: filles, On peut, dans

D PE SRRE

Page 1