‹ Traité élémentaire théorique et pratique de l'art de la danseChapitre 18 sur 19 · PARSEMÉS DANS CET OUVRAGÉ · texte numérisé non relu

PARSEMÉS DANS CET OUVRAGÉ

Note. Il OUI ci-oyoni faire plaisir ù nos lecteuri f et au* «élèves, dont le plut grand nombre, sans doute, ne con< natt pas la langue italienne , de leur donner le sens, oa la traduction littérale des citations que nous avons faites de divers morceaux, extraits d'auteurs italiens ( mais pour tie pas embarasser notre discours et nos notes, nou« Bvous trouve plus convenable d» reporter à la fin ces traductions, que les lecteurs consulteront ît leur luisif. Avant-propoSf pag. la. Ingiusia Iode, ec— On ne doit pas s'appuyer sur une louange non méritée ; car il ne faut qu'un homme de bon sens, pour détromper cent personnes qu'elle a séduit.

Avant-propos , pag. la , note (i). Sojfre, è verd, etc. — Le pauvre public dprouve aussi de temps en temps quelque épidémie, mais ce n'est pas sa faute. Car les causes en étant accidentelles, particulières, de peu de durée, et lui (ftant étrangères j elles peuvent bien, pendant quelque temps, et dans certaines circonstances, alic'rer son jugement, mais elles ne peuvent jamais le faire changer absolument. Il n'y a que trop de gens qui , abusant de l'ingénuité du peuple, pour s'emparer de son vœu , foulant aux pieds la raison, et outrageant le mérite, savent adroitement se servir du penchant naturel qu'a l'homme d'être iniitatenr, de courir où il voit les antres se porter, de répeter ce qu'il entend dire, surtout de la bouche des savans ou des grands, qu'il suppose plus sages que lui, et aux opinions desquels il s'asservit, par cette raison, religieusement; et comme les plaisirs qui s'offrent aux yeux sont plus faciles à comprendre que ceux qui frappent l'esprit, ces gens abusent de l'asceu-

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dant qu'il» ont prU } mai» oe« prestige» ariîficienx et trompeur! n'ont pa« une longue durée. Ce sont dc« Fantômes qui disparaissent promptcnient devant les lumièret de la vérité'.

Avant-propos f pag. i4, note (i). Cha pol, ec. — Que le vulgaire aveugle adore en se prosternant.

Pag. 19, ch. I, Cfu ben,ec. Celui qui conlmence bien « dv)à rempli la moitié de son ouvrage.

Cil. I, p.ig. ai , n. (a). Spesso vinta, elc. — Souvent la nature vaincue cède à leur supériorité.

Ch. I, pag. aa, n. (i). Non giovaf ec. — Il ne suffit pas que tu sois beau et bien fait, ces beautés cacbeot quelquefois des défauts repoussans.

Ch. I, pag. 24, n. (I). Anch'io, ec — Et moi antsi je suis peintre.

Ch. I, pag. a5. Siano le altitudini , ec. — Disposeï le» aililudcs de vos personnages, et donnez à leurs membres un mouvement tel que cet accord fasse voir ce qui m passe dans leur amc.

Ch. 1, pag. a8, n. ^1). Nienieepià nocivo, ec. — Rien n'est plus dangereux et plu» insnpporlable que de laisser percer l'art dans ce que le spectateur sait qu'on veut feindre.

Ch. I, pag. 3o. Che non è assai , ec. — Ce n'est pa» lassez de plaire aux sols ou i quelques femmelettes.

Ch. I, pag. 37, n. (I). Ritmo^ voce greca , ec. — Rithme, mot grec qui signifie Nombre. Le nombre est formé par la distinction, ou la mesure d' inlervallei égaux ou différens. C/c.

Le Rillime est ce qui distingue plus sensiblement les compositions musicales ; parce que les combinaisons diverses et infmies des différens temps que la musique emprunte du Riihme avec une grande variété, produisent les différences sensibles d'un air avec un autre, ou de tel ou tel autre motif, dune pensée, dun trait, du sujet, sous quelque dénomination qu'on veuille les pla- «lef , ce qui a fait dire k Virgile a Qu'il te rappelerajt

V\eo l'air s'il avait les paroles pr/ienlei k l'csprir. • Avec ce Nombre ou Rilhmc ( que nous régions par la me- Mire)) les danseurs peuvent, tans avoir bcsoin.de l'harmonie ( c'cat-à-dire du chant ou du son d'un intlrtinjent) , exécuter leurs imitations. C'est pour cela qu'Ovide donne aux bras d'une danseuse r<?pithcte de Nombreux, aa lieu d'Harmonieux.

a Cette danseuse sc'duit par ses gestes , elle ment avec justesse ses bras nombreux ; en inclinant avec un art enclianleur et tournant avec sauplojsc son beau corps.» ( Métastase, Considc'ralions snr l'art podtiquc d'Aristote). ■ Ch. V, pag. 64, n.(i). Mott dcUa testa. ISonfarai, ec. Ne mettez jamais la tète droite sur les épaules , mai* on peu tournée de côte ù droite on à gauche, soit qu« vous fassiez regarder votre figure en haut, ou en bas, on devant elle, parce qu'il importe que vous donniez k vos têtes un mouvement qui annonce de la vivacité naturelle, et qu'elles ne paraissent pas endormies.

Idem, pag. G5. Dell' attitudine. La fonlanella , ec. — De Vattitude. La fossette du cou doit perpendiculairement correspondre an pied; si on place un bras en avant, elle [sort de sa perpendiculaire sur les pieds j si une jambe se porte en arrière, la fossette est place'c en avant , et elle change ainsi selon les diverses positions.

Idem, pag. dO. Délia ponderazione dcU' nomo. Sempra il peso. — Du centre de gravité de f homme debout. Le poids de l'homme qui repose sur une jambe seule, se partagera «n proportion e'gale snr le point qui le soutient. L'homme qui se meut, aura son centre de gravité sur le milieu de la jambe qui p ose entièrement à terre.

Dell'equiponderazione. Sempre la fgura , ec. — De Tèquilibre. La figure qui soutient un fardeau, placé hors de la ligne centrale de sa propre giavilé , doit distribuer autant du poids accidentel que^ du sien propre vers la partie opposée, de manière à établir un éqnilibre autour de la ligne centrale perpendiculaire, qui s'élève du pied

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qui est posé , <t qui divise également le poids que les pieds soutiennent.

Ch. V , pag. 67. Délia figura che va contro il vente Sopra la figura , ec. — De la figure qui marche contre U vent. Mais la figure qui marche contre le vent, dans quelque sens que ce soit, ne maintient point son centre de gravité avec une disposition exactement e'galé sur la ligne du point qui la soutient.

Ch. VI , pag. 76 , n. (i). La natura opéra , ec. — La nature enseigne et agit d'elle-même , sans qu'on ait be« soin de raisonnement ; de sorte que celui qui veut sau' ter, élève avec vitesse les bras et les épaules, qui se mettent simultanément en mouvement avec une partie du corps ,■ en raison de l'impulsion; et ils se soutiennent élevés, tant que le mouvement est accompagné de celui du corps , dont les reins se courbent , et de l'élans qui >e forme dans la jointure des cuisses, des genoux et des pieds, et celte extension se fait de deux sens; c'esl-àdire en avant et en haut , alors le mouvement dcstiue' à se porter en avant , place aussi le corps en avant aa •moment du saut , et celui qui le porte en haut l'élève, en lui faisant décrire un grand arc, et rend le saut plu< rapide.

Idem, pag. 77. Come nel saltare dell'uomo, ec. Quando r uomo f ec. — Comment l'homme fait trois mouvement en sautant. Quand l'homme s'élance en haut, la tèle est trois fois plus active que le talon du pied avant que Jcs doigts se détachent de la terre, et deux fois plus rapide que les hanches, ce qui arrive parce que dans le même-temps sont effacés trois angles, dont le supérieur est celui où le buste se joint par-devant aux cuisses, le secflnd celui où les cuisses du côté du jarret sont unies aux jambes, et le troisième est formé par devant de la réunion de la jambe avec le coude-pied.

Ch. IX, pag. gg. . . . Se ade^uata, ec. — S'il n'est pas doué d'une figure agréable , qu'il àe garde bien d'entreprendre l'exercice d'un talent qui exige ta/il de grâce.

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