‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 103 sur 260 · Schivergcrs Jarhuch,^\l\,Y · texte numérisé non relu

Schivergcrs Jarhuch,^\l\,Y

ferrique; mais il n'obtint pas de résultats utilisables. Plus tard encore, Merget^ essaya de combiner l'emploi des sels de platine avec l'action des vapeurs mercurielles ; mais ce procédé n'est point entré dans la pratique.

Le premier procédé susceptible de nombreuses applications fut imaginé par Willis2. Il trempait du papier dans une dissolution de sel de platine, d'iridium ou d'or, ou dans un mélange de ces dissolutions; il le faisait sécher et le recouvrait d'oxalate ou de tartrate de fer; après une nouvelle dessiccation, il Texposait à la lumière sous un négatif jusqu'à ce qu'il obtint une faible image brune; il traitait par une solution d'oxalate de potasse cette épreuve brune, qui prenait alors une teinte d'un beau noir foncé. Il modifia peu de temps après ^ ce procédé et ajoutait du chlorure double de platine et de potassium à la solution développatrice; il perfectionna encore ce procédé * en augmentant considérablement la quantité de sel de platine contenu dans la dissolution préparatoire, en simplifiant les manipulations et en abandonnant l'emploi des sels qui peuvent provoquer la coloration des parties blanches. Koninck^ avait remplacé le chloroplatinite par le chloroplatinate ; mais l'acidité du bain de platine empêchait d'obtenir de bons résultats. Les images étaient améliorées par l'emploi d'une dissolution alcaline de sel de Seignette. Roppe^ essaya de remplacer le chloroplatinite de potassium par le bichlorure de platine, plus facile à préparer, ou parle sel double de soude, sans obtenir de résultats constants.

L'application pratique des réactions que peuvent fournir les sels de platine est due surtout aux remarquables travaux des capitaines Pizziglielli et baron Hiibl. Ces savants officiers ont fait de nombreuses recherches qui leur ont permis de préciser les conditions dans lesquelles on peut préparer de bons papiers. Ils obtenaient d'abord des épreuves par développement, puis sont parvenus à obtenir des images par noircissement direct, simplifiant ainsi de longues manipulations. Ces divers moyens sont employés aujourd'hui et permettent de produire des images d'un effet très artistique. La facilité que l'on a d'obtenir par tirage direct des photocopies formées de platine métallique rend ce procédé extrêmement pratique; c'est celui que nous décrirons en premier lieu.

617. Préparation du papier. — Le papier préparé par les procédés de Pizzighelli est placé dans un châssis-presse, exactement comme le papier albuminé. On peut contrôler les diverses phases de l'insolation. Le développement de l'image est supprimé ; il suffit d'un simple lavage dans l'eau acidulée, puis dans l'eau pure, pour terminer l'épreuve. Trois méthodes permettent de préparer ce papier; chacune d'elles permet d'obtenir différentes teintes.

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