Phot. Monatsîiefte, 1862, pp. 37, 164 et
PAPIER A l'azotate d'uRAXE.
de clilorure de plîitine à 2 <,a*ammes par litre, ou de nitrate de bismuth. Avec des papiers ainsi préparés, l'image se forme plus ou moins dans le châssispresse et apparaît ensuite plus belle à l'aide des réactifs indiqués.
Niepce de Saint-Victor et H. de La Blanchère » ont recommandé d'employer un papier assez épais et conservé pendant quelques jours dans l'obscurité. On le fait tlotter sur une dissolution d'azotate d'arcront qui sert jusqu'à épuisement; après une minute, on retire le pai)ier du bain et on le fait sécher rapidement devant le feu. On ne doit pas cei)endant trop approcher la feuille du feu, car ce papier est très inflammable. On expose ce papier sous un négatif dans le châssis-presse. Il est assez difficile d'apprécier la durée du temps de pose; en général, il vaut mieux ne pas prolonger la durée de l'insolation, parce que l'image se renforce dans le bain révélateur; si l'épreuve est trop visible au sortir du châssis-presse, on la fera virer directement à l'aide du bain d'or. On peut développer l'image à l'aide d'un bain contenant
2 grammes de nitrate d'argnnt, i(X) c. c. d'eau et quelques gouttes d'acide azotique; on plonge le papier dans ce l>ain : l'image se développe avec un ton brun roux assez désagréable. On oi)tient une teinte d'un noir violacé en employant le bain suivant : eau, 100 c. c; alcool, 10 c. c; azotate d'argent,
3 grammes; azotah' de cadmium, 1 gramme; azotate d'urane, 1 gramme; acide azotiqiK', quel((U('s g(juttes. La i»résouce de l'acide azotique est indispensal)le dans les l)aiiis révélateurs, sans quoi les images sont voilées.
I..e bain d'oi- contient 1 grajume d'or et 1 c. c. d'acide chlorhydrique pour 1 litre d'eau : ce bain donne îles tons bleiis assez intenses. Il est indispensable de prolonger la durée d'exi)(»sition à la lumière quand on se sert de ce bain, car il ronge énergi(juenient les demi-teintes.
On obtient des tons noirs rn jdongeant l'épreuve dans un bain de bichlorure de mercure. On préparc une solution de 1 gramme de biclilorure de mercure dans 2 litres d'eau: le i)apirr fortement impressionné par la lumière esti)longé, pendant un temps vai-iant de deux à cinij minutes, dansée bain; on le lave et on le plonge dans le bain d'azotate d'argent : en quelques minutes, il prend «les tons noirs magnirniues. Si l'action du bichlorure de mercure a été trop prolongée, les demi-teintes sont rongées; si elle n'a pas été suffisante, réi)nMive n'e-;t pas assez dépouillée, elle est trop intense et manque de détails: on immiI essayer de la traiter par le bain de chlorure d'or pour l'améliorei-.
L'épreuve révélée» à l'azotate d'argent est jjlongée dans l'eau ordinaire, puis dans une eau ammoniacale; on lave à plusieurs eaux et on la fait sécher devant \o feu. Si elle a été développée au chlorure d'or, elle prend des tons })()urpre l)run.
639. Procédés divers. — lloivin^ fait tlotter une feuille de i)apier gélatiné aluné sur un bain renfermant 100 c. c. d'eau, 20 grammes d'azotate d'urane et :\ grammes d'acide tartrique; on insole sous un négatif ce papier complètement sec, on lave l'épreuve à l'eau pure, puis on développe l'image dans une dissolution de ferrocyanure de i)otassium à 4 o/o, on lave
1. Itcpcrtolvc cnci/clopèdique de photographie, II, p. 2i:^. 2^ Moniteur de la photographie, 1879, p. 164.
à plusieurs eaux et on immerge le papier dans l'eau acidulée par quelques gouttes d'acide nitrique afin de ramener les blancs du dessin au blanc pur, on lave dans une cuvette en renouvelant fréquemment l'eau et on fait sécher : l'image ainsi obtenue est rouge. On peut la faire virer facilement en la plongeant dans un bain d'eau contenant quelques gouttes d'une solution de perchlorure de fer : elle prend une couleur bleue intense. Une solution très faible de perchlorure de fer contenant quelques gouttes d'une solution de chlorure d'or fera virer l'image au brun ou bien au noir bleu suivant la durée d'immersion dans le bain de virage; l'opération ne réussit pas si l'on emploie une solution trop concentrée de chlorure d'or.
On peut avantageusement modifier ce procédé. On fait dissoudre dans une solution saturée d'acide tartrique du peroxyde de fer récemment précipité; la dissolution doit présenter une légère réaction acide; on la conserve à l'abri de la lumière. On prépare une solution d'azotate d'urane à 20 o/o contenant de 1 à 3 grammes d'acide tartrique; à cette dissolution, on ajoute de petites quantités de tartrate de fer, suivant la teinte que l'on veut obtenir. Un excès de tartrate de fer donne un ton noir bleu. A l'aide d'un tampon de flanelle humectée de cette solution , on recouvre une feuille de papier, on la fait sécher, on l'expose à la lumière et on la développe en l'immergeant dans un bain de prussiate rouge à 4 «/o , on lave à plusieurs eaux et on fait sécher l'épreuve; il est inutile de lui faire subir d'autres traitements.
Draper au lieu de préparer le papier au nitrate d'urane seul, emploie la solution suivante : eau distillée, 100 c. c; nitrate d'urane, 20 grammes; nitrate d'argent, 2 grammes; il fait flotter le papier sur ce bain et laisse ensuite sécher. Le développement n'est plus nécessaire et l'image s'imprime de la même manière que celles obtenues en employant le chlorure d'argent; pour la fixer, il suffit de la laver dans plusieurs eaux.
On peut aussi employer pour la sensibilisation du papier un bain contenant 20 grammes de nitrate d'urane, 6 grammes de nitrate d'argent et 100 c. c. d'eau; le papier séché est exposé pendant très peu de temps sous le négatif, on développe avec une solution renfermant 16 grammes de sulfate ferreux, 8 grammes d'acide tartrique et 200 c. c. d'eau, dans laquelle on a ajouté quelques gouttes d'acide sulfurique ; il suffit de laver à l'eau pour fixer l'image.
En remplaçant le nitrate d'argent par le nitrate de cuivre, on peut obtenir des tons d'un brun chaud assez agréable; on. sensibilise sur un bain préparé avec deux solutions :
A. Nitrate d'urane, 23 grammes: eau, 80 c. c.
B. Nitrate de cuivre, 7 grammes; eau, 80 c. c.
On môle ces deux solutions, on fait flotter le papier sur le bain résultant de ce mélange et on le conserve dans l'obscurité; on expose sous un négatif pendant dix minutes. Quand une faible image se dessine, on la développe dans un bain de 700 c. c. d'eau et 16 grammes de prussiate jaune de potasse. On peut aussi employer un bain de chlorure de platine à 2 o/o; dans ce cas, on obtient des images d'un beau noir.