‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 128 sur 260 · Répertoire cncyclopédiqne de i)hotograplde , II, p · texte numérisé non relu

Répertoire cncyclopédiqne de i)hotograplde , II, p

PROCÉDÉ WOTHLY.

% 2. — l'IIOTOCOI'IKS A l/l HANE SUR COLLODION.

640. Procédé au collodion uranique. — (^e procédé lut iiiiaj^iiié par W'otlily en ISfi."). 11 consiste essentiellement à faire agir la lumière sur une couclie de collodion renfermant du nitrate d'argent, du nitrate d'urane et une substance organique.

On recouvre* d'un fort encollage à l'arrow-root un bon papier photograpliicpie : (piaiid l'encollage est sec, on lamine le papier, et sur la surface ainsi préjiarée on verse un collodion saturé de nitrate d'urane et contenant 1 gramme de nitrate d'argent par 100 c. c. de ]i(ini(le ; aussitôt (pie Falcool et Téther sont évaporés, on peut insoler le papier sensible.

Les images présentent au sortir du chàssis-presse une belle coloration verte ou d'un brun verdàtre. Les épreuves sont placées dans une solution d'acide acétique à %. on les laisse dans ce bain jusqu'à ce que les grands blancs se montrent i)arfaitement clairs, ce qui exige une immersion d'environ un (juart (riieure. après lavage, on les place dans le bain <le viiage et lixage. Ce bain est formé de 10 grammes de sulfocyanure d'aunnonium, 500 c. c. d'eau et ()^-''':2 de cblorure d'or dissous dans 50 c. c. d'eau. Au sortir du bain de virage, les épreuves sont i)lacées i)en(laiit (iuel([ues instants dans une cuvette (l'eau, puis lavées à tond et rai)i(l<'iiieiit : on les fait ensuite sécber.

.1. \Vothly2 iiin.liliu plus tnrd c- i)r<>c.Mlr. il r.'c..u\ rail le juipicr d'ini rm- |»ois formé dr 24 ^M-aiiiiiK-s (rarrow-root cl 5(X) c. c. dVaii additionné d'un l)('U d»' prélatine r| d.- (|m<'|(H1('s «rouîtes d'uiic solution i-oiK:oiilré(^ d'acide citricpie ou d'iicide Inrhifiuc. I.a rK|u» ur sensibilisatrice contient 30 à ÎK) t,'niiuui<'s dr nilr:il«' d'nraiu", INO .-. r. d'itlcool, et on rudditionno de 2 «^ninnues de ciiloi inv dr plalinc Ou piV-paiv le collodion on ajoutant à 100 c. c. de cullodi(Ui U(UMual (piel(iues ^rouUes (riiuile de térébenthine et :-îO c. c. de li(|ueur s.'usil.ilisatrice ; ou au^^niente la sensibilité de ce liquide eu y ajoutaid deux ou trois ^^oulles d'une forte solution de chlorure de palladium ou de nitrate de ce m«''lal par 250 c. c. de collodion.

Le papier encollé à l'.aupois .-si recouvert .h" collodion et exposé sous un n<"^r;,li|-. La durée de riiisolalioii e>l à peu prés la même ([ue celle exigée par le papier au chl.uMire d'ar-enl. Au sortir. lu chàssis-presse Hmacrc' est faible, ,r,ni noir l.leuàtre; ou la lave cl .m la plon^a> dans un bain contenant Oi^'ro

\. JMletiu hclgc âe la photograph'w, lS(;r), \\ ."iO. 2. Ihid., 18(10, p. 234.

de chlorure d'or pour 2 litres d'eau distillée, on fixe ensuite au sulfocyanure d'ammonium, qui donne à l'image un ton bleu noir.

Le papier contient souvent une petite quantité de chaux qui communique à l'épreuve une légère teinte rose, produite par une minime quantité d'uranate de chaux insoluble. Pour préserver l'épreuve du jaunissement, il est bon de la laver dans un bain très étendu d'acide acétique. Si après l'exposition et avant le lavage on plonge l'image dans le bain d'or, les grandes lumières prennent un ton rouge rosé, mais les clairs restent blancs; elle présente alors un caractère particulier, comme si elle avait été lavée en rose à l'aquarelle.

Sutton se servait d'un coUodion contenant 2 gouttes de baume du Canada, 4 gouttes d'huile de ricin, 10 grammes de nitrate d'urane et 3 grammes de nitrate d'argent. On pouvait dans cette formule remplacer l'huile de ricin par une égale quantité de térébenthine de Venise ; les diverses opérations s'effectuaient d'ailleurs comme dans le procédé primitif de Wothly.

Garrington Bolton* a proposé de préparer un bain sensibilisateur en ajoutant quelques gouttes d'acide formique à une solution moyennement concentrée d'oxyfluorure d'uranium et de potassium. Le papier encore humide est placé sous un négatif et exposé à la lumière pendant un temps variant de dix à quinze minutes : l'image est assez faible. L'acide formique et l'acide oxalique réduisent l'oxyfluorure d'urane et de potassium en donnant de Furano-fluorure de potassium.

BIBLIOGRAPHIE

Blanchère (De La). L'Art dit photographe.

— Répertoire encyclopédiqiœ de photographie.

Eder (D'" J.-M.). Aiisfitrliches Handbuch der Photographie, t. IV. Poitevin. Traité des impressions photographiques.

\. Ihdlctin holfje de la iihotojraidùe. 1868, p. 252.

CIIAIMTItK IV

PHOTO(:U1>IES PAR l/lvMl'LOl ])K DIVERS SEF.S MÉTALLIQUES.

s$ 1. — SKLS I)K tlI IVUK.

642. Procédés divers. — Bcccjuon'l « ;i oljscrvé que certains sols (ie cuivre, tels le clilonm'. pouvaient être niodiliés par la luniièrc

Renault^ oljtenait des iniai^cs sur une [)la(|ue de cuivre. 11 anial^'auiait la surface du métal m l'aide d'un ijaiu contenant ^.jO c. c. d'eau, :20 ^îramujes de sulfate (ranjiu(»nia((ue et !"> ^'ranimes d'azotate de mercure. La i)laque d(^ cuivre, bien décai>ée, était i>l<)n;^'ée dans ce li(iuide, puis essuyée; on la sensibilisait dans un bain contenant 'lO ^M-ammes de bichlorure de cuivre, 10 c. c. d'acide chIorliydriqu(i et '200 c. c. d'eau. On lave et on expose la pla(|ue à la lumière sous un néi^^atif. Pour lixcu' Tima^'e, on la recouvre à chaud d'un vernis ne renfermant ni acide ni eau. Les lixaleurs usuels altèrent le composé formé sous l'inlhieiuîe de la lumière.

Renault a indi(jué3 juissi l'emploi des iodures (moins sensibles (jue les chlorures), bromures et Iluorures de cuivre.

rJiMine^ a constaté la sensibilité du chlorure de cuivre à la lumière, mais n'a })as indiqué de moyen prati(iue de l'utiliser en i>hotO{^n-a}>hie.

Obernetter^ a publié le j)remier jirocédé pi;iliqiie de photocopie à l'aide des sels de cuivre. 11 faisait llotter le pajïier sur une solution contenant 100 grammes de chlorure de cuivre cristallisé, 12 ce. d'acide chlorhydrique jmr, 18 c. c. d'une solution de p«'rchlorure de fer dont la densité était comprise entre l,r>.S et 1,(1 (soit ô2 à ;")<;'> Haumé). Le i)apier séjourne sur ce bain pendatit deux minutes; on fait sécher, (le papier se conserve pendant longtemps dans l'obscurité, et sa sensibilité est d'un tiers plus grande i{UO celle du papier albuminé au chlorure d'argent.

L'image obtenue est d'un jaune faible, l'our la lixer et la rendre bien visible, on la fait llotter sur un bain contenant 1 litre d'eau, 8 à 12 grammes de sulfocyanure de potassium, 1 c. c. d'acide sulfurique et 10 i» 20 c. c. de solution révèlafi-ice ; après avoir laissé pendant trois à (juatre minutes

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