‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 129 sur 260 · Phot. Archiv., 10 février · texte numérisé non relu

Phot. Archiv., 10 février

l'épreuve à la surface de ce bain, on l'immerge complètement: il se précipite du sulfocyanure de cuivre sur les portions du papier altérées par la lumière. Le temps pendant lequel il faut laisser les images dans ce bain dépend de la méthode dont on veut se servir pour le virage; il varie de cinq à trente minutes. Si le papier reste pendant vingt-quatre heures dans le liquide, l'image se montre en relief. On lave l'épreuve pendant au moins une heure dans l'eau pure en renouvelant l'eau fréquemment.

L'image obtenue est constituée par du sulfocyanure de cuivre que l'on peut transformer chimiquement pour obtenir telle teinte que l'on désire.

En plongeant les épreuves dans une solution de prussiate rouge de potasse elles prennent un ton rouge très intense. On peut les laisser pendant sept à huit heures dans ce bain ; aussitôt qu'elles ont atteint le ton voulu, on les lave à l'eau jusqu'à ce que celle-ci reste claire ; il suffit d'une demiheure de lavage.

Pour obtenir le ton des photographies au chlorure d'argent, on ne les laisse qu'une heure dans le bain de prussiate rouge de potasse, on lave bien et on les plonge dans une solution contenant : 100 grammes de protosulfate de fer, 40 grammes de perchlorure de fer, 80 c. c. d'acide chlorhydrique et 300 c. c. d'eau : l'image passe au rouge violet, bleu violet, noir, noir verdâtre; on arrête l'action de ce bain aussitôt que l'on a obtenu la teinte désirée, on lave à l'eau acidulée et on fait sécher. Pour obtenir le violet pourpre, on commence par faire virer l'image au noir verdâtre, puis on lave complètement le papier et on le fait flotter sur une solution étendue de sous-acétate de plomb, on fait sécher le papier et on recouvre la surface de l'image d'une couche d'albumine que l'on coagule par la chaleur.

On peut facilement produire des images au cliarbon en soumettant les épreuves telles qu'elles sortent de l'eau à une atmosphère de chlore : le sulfocyanure de cuivre est alors changé en chlorure de cuivre. On sait que le papier imprégné d'une solution métallique peut se carboniser facilement; il suffit donc de placer les épreuves dans une boîte de fer-blanc que l'on chauffe à 200^ : elles prennent alors un ton brun marron. Il faut les coller sur du carton parce que le papier devient un peu cassant par suite du traitement qu'il a subi.

On peut obtenir des images d'un ton noir brun en les traitant après le lavage avec une dissolution de permanganate de potasse.

Une dissolution diluée d'azotate d'argent donne aussi de très belles images, mais il faut que l'insolation ait été très courte. L'addition de différents acides permet d'obtenir diverses teintes. On fixe ces épreuves en les lavant dans l'eau contenant une petite quantité d'oxalate d'ammoniaque.

§ 2. — PHOTOCOPIES AUX SELS DE MERCURE

643. Emploi des sels de mercure. — Eder a constaté * que l'iodure de mercure était sensible à la lumière et que ce sel pourrait être utilisé en photographie.

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