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Traité de photographie an charbon, 1883, p

PlloroMÈTUK VIDAL. 223

Cchi lait, il i)arai.ssait plus siiiiphî et moins coûteux de n'employer ce photomètre qu'à l'état de fragments correspondant à chacun des degrés différents et suivant les besoins. C'est pourquoi des cellules {fig, 552) séparées qui ne sont que la décomposition de l'ensemble du photomètre ci-dessus décrit ont été établies pour maniuer chacune isolément : 5^, IQs, 20s. 1"» et ainsi de suite.

De la sorte, le cocflici.'Ut piiotnmélririue des négatifs étant connu, on peut, à l'aide d'une seule cellule indicatrice de ce coefficient, tirer toute une série (['('preuves simultanément.

I.a reliule munie (lu i.aj.ier x n^iMr. avec ou sans verre jaune, est fixée

par des punaises >ur un des ciu'issis et sans (pi'il soit nécessaire d'y toucher. Sans (|u'il faille jamais déplacer ni le châssis ni le photomètre, on voit dinM-tement le moment où il faut arrêter l'action de la lumière. On-peut avoir plusieurs cellules représ(Mdant le même degré, comme aussi ne se munir (pie des cellules in(li(|uant les degrés divers dont on a besoin.

Le moment précis dii l'on verliiic de la (einte centrale disparait par l'effet d'une coloration du papier pliotomélri(pie identique à celle de la coloration ambiante indique le degré précis. Les deux ouvertures extrêmes doivent être l'une plus claire, l'autre ])lus foncée que l'ouverture de la teinte centrale.

Il est utile de c()nq)léter les indications (|ue fournit le photomètre par une comparaison de l'action produite dans l'unité de temi)S, à la fois sur le papier photométrique et sur une bande de i)ai)ier sensibilisé dans le même

bain de bichromate de potasse qui a servi a la sensibilisation des feuilles mixtionnées; on y parvient à l'aide du graduaieur des rapports. Ce petit instrument {fig. 553) consiste simplement en un morceau de verre rond ou carré, sur l'envers duquel on a collé ou percé d'une ouverture dans son centre un morceau de papier ayant une teinte brune à peu près égale à celle que l'on obtient en une minute d'exposition à la lumière diffuse sur du papier blanc bichromaté. Un petit cadre reçoit ce verre, et une porte en bois, métal ou carton permet d'emprisonner contre l'ouverture le fragment du papier bichromaté nécessaire à l'observation.

Pour évaluer le rapport qui existe entre l'action produite par la lumière soit sur le papier bichromaté, soit sur le papier au chlorure d'argent, on expose en même temps le photomètre et le graduateur, et quand dans ce dernier la teinte centrale produite par la lumière se confond avec la teinte

qui l'entoure, on recherche dans le photomètre quelle est la durée indiquée.

Elle sera plus ou moins longue suivant que le papier bichromaté sera plus ou moins sensible, ce qui arrivera quand le titre des bains de bichromate de potasse sera plus ou moins riche, ou bien encore quand la température sera plus ou moins élevée.

Le papier destiné au graduateur des rapports doit être préalablement gélatiné avec de la gélatine à 15 o/o, et coupé en bandes. On a soin, en sensibilisant le papier mixtionné, de sensibiliser chaque fois une de ces bandes dans le même bain, et on le met à sécher dans les mêmes conditions.

Il est évident que si lors de la comparaison entre les deux papiers on s'aperçoit qu'il faut, pour atteindre la teinte normale sur le papier bichromaté, deux minutes au lieu d'une, le temps de la pose devra être doublé pour arriver à un même résultat.

Ce moyen de comparaison est indispensable, parce que la sensibilité du

Fig. .553.

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