‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 161 sur 260 · DÉPOUILLEMENT · texte numérisé non relu

DÉPOUILLEMENT

essuyé le dos du pai)ier, (piaiid co dernier est resté trop longtemps dans l'eau ou l)ien ({uand il est préparé depuis trop longtemps.

Quand on a effectué le transport de toute une série d'épreuves, on dispose les glaces, recouvertes de leur papier mixtionné, les unes sur les autres, afin que les mixtions ne se sèchent pas complètement. On peut faire le dépouillement dix minutes ai)rés avoir fait le transport, mais il est mieux d'attendre au moins une lieure. Il* n'y a aucun inconvénient à laisser pendant quehjues heures les épreuves transportées sur glaces pourvu ({ue les papiers ne se sèchent pas; dans ces condilions, ils ne continueiit pas à s'impressionner, et c'est pour ce motif (|u'il est hou de faii'e l'opération du report aussitôt après TinsolatioiL Le dépouillement s'elfectuei'a lors({ue Ton aura ainsi transporté toute une série d'épreuves. ,

674 Dépouillement. — I.e dépo^tillcrncnt a pour ohjet de sépal'or l image d;ivee l;i mixtion non insolée. On ai>pelle quelquefois cette opéi'atioii (IrrcUnniciKCni . imiis (-"esl à (ort. connue l'a fait observer l'abbé L;ibnr<le^ Le iikiI ^/r'rc/oyy/y^v doil être réservé pour désigner l'aclioii du bain de fei". du l)ain alcalin, etc., sur Timage Idlcitlr : o\\ effet, on in' développi* pas une image ([iii d'avance existe t<»ul enlièi'e dans je itapicr iiii|iressi(iiiiié. on ne fait ((ne la déponillei" des substances étrangères (jiii la lecou vi'eiil et ((ui la (•achenl plus ou moins.

L'opération s'ellectne dans une ciiN-elfe iiiélalli((ue ('cni\i-e on zinc) assez grande pour <|iie les places (jne l'dii \<'ut dépouiller j)uissent s<Mnanier facilement. ( )n iidi'oduit dans celte cuvette de l'eau très pi'opi'e. cliaullee à la tempéi'atnre de :U) à :)."»": cett(^ eau doit occuper une hauteur de on y plonge la glace (jui i>oi-te h^s épnnives,

(;elles-ci étant au-dessus. Peu de tenq)s a{)rès Timmersion dans l'eau chaude, on voit la gélatine colorée se dégager des bords du papier: on fait osciller la cuvette, et, sons l'inlliuMice de l'eau chaude en nmuvement, les angles du papicu* lend(>nt à se soulever. Si l'un des coins est complètement relevé, on i)eut saisir le papier par cet angle et l'enlever de la glace ; s'il résiste, il ne faut pas trop tirer, on attend (luel(|U(>s minutes et on ajoute un peu d'eau chaude. Le papier peut alors être enlevé: il n'est plus d'aucun usage et abandonne au sup-

1. Bidlrthi (Je la Société française (h' photographie, 1877, p. 2î)2.

port la mixtion colorée. L'image, examinée par transparence, paraît empâtée dans un grand excès de gélatine colorée dont il faut la dépouiller. On y parvient en prolongeant le séjour de la glace dans la cuvette, en tenant le liquide toujours en mouvement et ajoutant peu à peu de l'eau chaude jusqu'à ce que la température du bain atteigne 40o G. Le dépouillement est facilité en retournant la glace de manière à ce que la couche mixtionnée se trouve en regard du fond de la cuvette. Dans ce but, on place la glace sur quatre petites cales en plomb et on l'abandonne à elle-même pendant plusieurs minutes , on la relève, et si, en plaçant la glace debout sur un support, on ne voit plus de traînées noires aux angles par lesquels s'effectue l'écoulement du liquide, l'opération est terminée. On replonge la glace dans l'eau chaude, puis on la met dans l'alun; par cette méthode on évite que la matière colorante, qui s'agrège plus ou moins dans l'eau chaude, ne vienne se précipiter en points noirs sur l'image et ne forme ainsi des taches.

Si l'épreuve n'est pas assez foncée, si les lumières sont sans demiteintes et les ombres sans vigueur, c'est que l'insolation a été trop courte ; lorsque l'épreuve reste noire et ne se dépouille pas, c'est que la durée de l'insolation a été trop longue. Dans ce cas, on retire l'épreuve de la cuvette et l'on y verse de l'eau bouillante de façon à porter la température du mélange k 50 ou 55^ G. ; dans ces conditions, l'épreuve se dépouille assez bien. Si l'action de l'eau bouillante ne suffit pas, on peut essayer d'ajouter quelques gouttes d'ammoniaque ou d'une dissolution de carbonate d'ammoniaque. On peut aussi employer une solution froide soit de cyanure de potassium * (15 grammes pour un litre d'eau), soit de sulfocyanure de potassium.

On peut éclaircir une partie de l'image en versant localement sur cette partie de l'eau chauffée à 50*^ G. Le développement est fortement activé, mais ce procédé ne doit être employé qu'avec les plus grandes précautions pour éviter le soulèvement de la couche.

Plusieurs opérateurs, dans le but d'obtenir des épreuves vigoureuses, préfèrent prolonger la durée de l'insolation et dépouiller avec de l'eau chauffée à & G. En aspergeant localement d'eau très chaude les parties que l'on veut éclaircir, on peut obtenir certains effets; mais en achevant ainsi le développement par projection d'eau chaude à la surface de l'image les demi-teintes s'enlèvent facilement.

1. Bulletin de la Société française de ^liotograi)hïe^ 1869, p. 319.

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