‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 164 sur 260 · Epreuves émaillées · texte numérisé non relu

Epreuves émaillées

— On peut obtenir des épreuves

émaillées par le procédé que nous venons cVindiquer en se servant du papier transport émail; mais il est plus facile d'obtenir de belles images en effectuant le premier transport sur glace cirée et collodionnée.

On prépare un coUodion très léger renfermant 5 grammes de cotonpoudre, 500 c. c. d'éther et 500 c. c. d'alcool; on se sert de la partie limpide de ce collodion, que l'on étend soit sur glace cirée, soit sur glace talquée ; la couche de collodion ayant fait prise, on immerge la glace dans l'eau, on lave soigneusement la couche de collodion et on procède au premier transport du papier insolé ; on fait le développement par le procédé habituel, on passe l'épreuve à l'alun et on laisse sécher sur la glace. Quand la première feuille de papier double transport a été appliquée sur la glace et rendue bien adhérente à celle-ci, on exprime l'excès d'eau et on colle sur le dos de la feuille un morceau de papier commun un peu plus grand que la glace, on rabat l'excédent du papier sur les autres côtés de la glace et l'on colle ainsi trois ou quatre feuilles de papier qui font l'office de bristol ; on laisse sécher le tout. Le séchage doit s'effectuer très lentement pour que l'image soit très brillante ; de plus, il faut que les papiers collés au dos de la glace soient bien distendus par l'eau avant que l'on applique la colle d'amidon, sinon il se forme des bulles qui provoquent des différences dans le brillant de l'image.

679. Transfert sur divers papiers. — On peut au lieu de glace se servir d'un support flex'ible constitué soit par du papier couché, soit par du papier enduit de gomme laque, d'albumine, etc. Johnston * a observé que le tissu insolé, partiellement imbibé d'eau, a la propriété d'adhérer de lui-même, et sans qu'aucune matière agglutinative soit nécessaire, à toute surface imperméable à l'eau. Il employait comme surface le verre soit poli, soit dépoli. Edwards se servait de papier aluné qu'on enduisait de matière grasse. L. Vidal 2 préparait le papier de report en plongeant pendant dix minutes le papier dans une solution saturée d'acide gallique dans l'alcool ordinaire; on ajoute 3 grammes de résine pour 100 c. c. d'alcool et l'on filtre, on sèche, on passe un tampon de coton sur la surface pour la polir, on développe à l'eau chaude et on passe à l'alun. Le second report s'effectuait en enduisant l'image de gélatine et collant une feuille de papier blanc sur l'image; après dessiccation, on séparait les deux papiers. Plus tard, L. Vidal a recommandé l'emploi du papier albuminé plongé dans une solution de 100 c. c. d'alcool ordinaire, 15 grammes de stéarine et 2 grammes de résine de pin. On dissout à chaud la stéarine divisée en frag-

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