British Journal of Phot., 0 septembre
(). Bulletin de la Société f rançaisc de photographie, 18G1>, p. 184. 7. Brevet du 23 décembre 1872.
papier mixtionné au charbon ; on opère par double transfert. On dépouille rimage sur un support provisoire constitué par du papier végétal enduit de gomme laque ; ce support imperméable rend impossible toute extension ou constriction, de telle sorte que toutes les images monochromes sont de dimensions identiques. Les phototypes négatifs qui servent à produire ces images s'obtiennent soit à l'aide du procédé par saupoudrage, soit par tout autre moyen. Sur ces négatifs on fait des réserves en recouvrant de couleur opaque les parties qui ne doivent pas se trouver sur le monochrome; par exemple, pour obtenir le monochrome rouge on recouvre de couleur tout ce qui sur le négatif correspond aux objets ne contenant ni rouge ni combinaison de rouge avec une autre couleur; on opère de même pour chacune des nuances que l'on veut reproduire.
Lorsque Ton a obtenu du même phototype plusieurs épreuves polychromes, il s'agit de les transporter sur un seul support définitif : on opère par le procédé du double report. On place le monochrome et le support dans de l'eau pure bien filtrée, on les fait coïncider exactement, on les retire de l'eau et on laisse sécher; pour séparer le monochrome d'avec le support provisoire, on immerge le tout dans de l'alcool ordinaire, et, quand l'alcool a ramolli la gomme laque, on détache le support provisoire qui abandonne le monochrome sur le support définitif; on reporte de même sur ce premier monochrome une deuxième, une troisième image, etc.; grâce à la transparence du support provisoire, le repérage des diverses épreuves s'effectue avec facilité. L'ordre suivant lequel doivent être superposées les divers monochromes varie avec la nature de chaque sujet.
689. Procédés par pression. — Marion * sensibilisait le papier albuminé coagulé en le faisant flotter sur un bain contenant 4 grammes de bichromate de potasse, 2 grammes d'alun de chrome et 100 c. c. d'eau; ce papier était exposé après dessiccation derrière un négatif pendant un temps variable (une à cinq minutes) avec la nature du phototype; au sortir du châssis-presse, on l'appliquait sur une pellicule de gélatine colorée toute humide et on plaçait le tout sous presse pendant dix minutes : la pellicule de mixtion était insolubilisée partiellement par les quantités variables d'alun de chrome abandonné par la feuille albuminée au contact de laquelle elle se trouvait; la couche de gélatine en contact avec le papier était insolubilisée; le dépouillement à l'eau chaude donnait une image dans son vrai sens par simple transport, en se servant d'un négatif non retourné. Fargier2 se servait de papier ordinaire qu'il sensibilisait dans un bain spécial; après l'insolation, au lieu d'employer une pellicule de mixtion colorée, il faisait flotter le papier sur un bain de gélatine colorée, l'enlevait immédiatement, lavait dans l'eau chaude eî obtenait une image dans son vrai sens.
Ces procédés ont été modifiés de bien des manières par Marion. Il a indiqué de sensibiliser une pellicule de gélatine dans un bain de bichromate de potasse à 4 o/^ ; lorsque cette pellicule est sèche, on l'insole jusqu'à ce que l'image soit complètement venue, ce que l'on peut vérifier comme s'il s'agissait du papier albuminé; au sortir du châssis-presse, on fait gonfler la pelli-
1. Bulletin de la Société f rançaise de pliutographie, 1873, pp. 75, 122, IGO.