‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 176 sur 260 · Ihid., 1872, p · texte numérisé non relu

Ihid., 1872, p

INSUCCÈS

culo dans une solution de Ijichromate de potasse à 2 o/o ; on enlève l'excès de bichromate, on applique contre réi)reuve toute humide une feuille de papier mixtionné et on donne la pression à l'aide d'une presse à copier les lettres ; on retire le i)ai)icr mixtionné, on humecte de nouveau à l'aide d'une éponge imbibée de bichromate la pellicule insolée : cette pellicule, après avoir été encrée par du buvard, peut servir à donner un nombre de copies illimité ; toutes les feuilles de pa[)ier mixtionné sont abandonnées pendant (Iilehiues instants à la lumière; elles sont alors prêtes à être ai)pli(]uées sur leur support définitif (papier all)uminé coagulé) avant le dé})ouillement de l'image qui se fait par les procédés usuels en se servant d'eau chauftee à ou 50° C; les autres opérations ne présentent rien de particulier.

On peut aussi, au lieu de i)ellicnle, employer du papier faiblement gélatiné. Après la sensibilisation et l'insolation, on plonge dans un bain de bichromate à 2 «/o le papier mixtionné et le papier insolé: on les laisse en contact pendant huit à dix heures, on fait rnsuile le dépouillement de l'image qui se trouve fixée au papier insolé.

Au lieu d'employer un ni'gatif jjour ol)tenir une })]iotocf)pie, on peut se sorvir d'un i)()silif. On sensibilise dans un l)ain de bichromale à 4 «/o une pellicule de gélatine : au sortir du ciiàssis-i)resse, on fait gonfler la pellicule à l'aide d'une solution contenant gramnies d'alun pour 100 c. c. d'eau, on enduit la pellicule de ce liquide et on enlève l'excès à l'aide d'une éi)onge. On 1» 'ut i)rocéiler au tirage par pression sur j)apier mixtionné; on apjdique ce dernier contre la pellicule imbibée (h\ la solution d'alun et l'on fait agir une presse à copier; les parties non iiiqu'essionnées par la lumière se sont emparé<'S du liquide, tandis (pie les jiarties inipressionnées l'ont repoussé : il n'y aura donc pas (l'alun en ces jjoints et par suite la mixtion du papier sera soluble dans l'eau chaude. Dans ce procédi', la lumière n'intervient que pour la formation de hi première co])ie : toutes les autres opérations j)euvent être effectuées au grand jour; l'alun seul remplace l'action de la lumière. Pour dépouiller rimag(\ on rappli(|ue >()us l'eau contre le papier de transi)ort albuminé coagub*; après avoir i»assé la raclette à la sui'face des papiers, on les laisse en contact j)endaiit (|uel(pie temps, puis on dépouille l'image à l'eau chaude: elle se trouve ainsi fixée au papier de transport. Pour donner plus de solidité à la planche de gélatine et la faire résister mieux aux mouillages e| aux pressions réitérées (pi'elle a à sul)ir, il faut, après l'avoir inipressinmit'e sous le positif, l'insoler par son envers sur toute sa surface; ou fixe cette surface sur un support métallique recouvert d'une couche de caoutchouc licpiiile : ({uand cette couche est sèche, on plonge en même temps dans l'eau froide la j)laque et la pellicule, on les amène en contact et, avec la raclette, on assure l'adhérence : la feuille de gélatine ainsi montée supporte très bien la pression.

§ t). — INSUCCKS.

690. Insuccès pendant la sensibilisation. — Pendant les chaleurs de rélè, il arrive (pie la gèlaliiie colorée se dissout dans le bain de bichromate : on obvie à cet insuccès en refroidissant le liquide à l'aide de quel-

ques morceaux de glace ; lorsque la solution est trop chaude , la gélatine se plisse dans le bain sensibilisateur. On aperçoit quelquefois des gerçures sur le papier : cet insuccès est provoqué soit par un bain trop concentré, soit par une température trop élevée.

Le papier est quelquefois couvert de poussière ou de fibres de papier après la sensibilisation; on s'en aperçoit en retirant le papier de la glace sur laquelle on l'a raclé : cet insuccès pourra être facilement évité en brossant le papier avant la sensibilisation et en recouvrant le papier de toile enduite de caoutchouc avant d'exprimer l'excès de liquide.

691. Insuccès pendant le séchage et l'insolation. — La gélatine s'écoule du papier pendant le séchage si la température du local dans lequel s'effectue cette opération est trop élevée. Cet insuccès se produit fréquemment lorsqu'on n'a pas exprimé avec la raclette l'excès de liquide qui constitue le bain sensibilisateur ; le séchage se fait très lentement dans ces conditions et la mixtion s'écoule par places de la surface du papier.

Lorsque le papier est très dur après le séchage et qu'il s'applique difficilement contre la surface du négatif, c'est qu'il a séché trop vite à une température trop élevée. Pour obtenir un contact régulier entre le phototype et le papier sensibilisé, il est indispensable d'abandonner ce dernier pendant quelques minutes dans un local légèrement humide et dans l'obscurité avant de l'exposer sous le négatif.

Un excès d'insolation , le chargement des châssis dans un local trop éclairé, un papier sensibilisé depuis trop longtemps sont autant de causes C[ui empêchent le papier d'adhérer au support provisoire ou au support définitif.

Un négatif léger, mais dont l'intensité est suffisante pour donner une bonne photocopie par l'emploi des sels d'argent, donne une image grise lorsqu'on l'imprime par le procédé au charbon : dans ce cas, on doit employer un papier très chargé en couleur et faire l'insolation sous un verre dépoli.

La surface mixtionnée se colle contre le négatif lorsque le papier n'est pas complètement sec ; ce même défaut se produit quand le négatif est humide, ou bien lorsque les feutres qui servent à égaliser la pression ont absorbé de l'humidité : le négatif est alors perdu. Il est bon, par mesure de prudence, de collodionner la surface du papier avec un collodion très léger (5 grammes de coton-poudre pour 1 litre de mélange d'éther et d'alcool); on peut aussi, pour éviter l'humidité des coussins de feutre, placer sur l'envers du papier mixtionné une feuille de papier ciré.

692. Insuccès provenant du transfert. — On aperçoit quelquefois après le transfert des bulles d'air entre la glace et le papier collodionné : ces bulles d'air ne disparaissent pas par l'action de la raclette; elles se divisent et provoquent autant d'ampoules au moment du dépouillement de l'image.

La gélatine peut ne pas adhérer à la glace sur laquelle on fait le transport, et les bords se soulèvent. Une des causes de cet insuccès est l'immersion trop prolongée du papier dans le bain d'eau froide avant le transport. Dans ce cas, il suffit de poser une glace forte sur le papier et de le laisser en

INSUCCÈS

pression pendant dix minutes pour éviter cet insuccès. Le môme défaut se présente si la mixtion est devenue insoluljle sous l'influence du temps, d'une atmosphère impure ou d'une température trop élevée: pendant l'été, on peut prévenir l'insolubilisation de la couche en ajoutant au bain de bicliromate de potasse 1 o/^ de carl)onate de soude. Si les bords de l'épreuve se soulèvent seuls, le collodion restant lixé à la glace, c'est qu'on n'a pas entouré les bords du négatif de bandes de i)ai)ier noir ou gris : cet insuccès se ])rèsente surtout pendant le dépouillement de l'image.

Le collodion peut se déchirei si on- racle le pajtier smis inter})Oser la toile recouverte de caoutchouc : cet insuccès peut provenir aussi dt; la nalure du collodion.

693. Insuccès pendant le dépouillement. — Le papier mixtionné ne se dt' lac lie pus ile son siipjM al ihiii> rtaii chaude lorsqu'on veut (k''pouiller l'image : les causes de cet insuccès sont fort nombreuses. On jx'ut citer parmi les priîicii)ales : l'emjjloi d'un bain de bichromate servant depuis longtemps, une exposition à la lumière trop prolongée, la vieillesse du papier sensibilisé, la dessiccation de ce })apier dans un local chargé de matières réductrices, telles que les produits de la combustion du gaz ou du pétrole, les émanations sullliydi-i(iues ou sulfureuses, ou encore celles (|ui proviennent d'écuries on de volières, enlin la manipulatimi dn iiapier dans un local tro[) éclairé.

La lenteur du dè|>onillrnieiil |»!ovieiil tlf c«' (|ne Tean n'est pas assez chaude on bien de ce 1.' papi.T rsl h'op vieux, ou de ce (pi'il a été insolé pendant un temps ti-op long: le inTmc insuccès se ju-oduit si l'on attend trop longtemps avant de «h'poniller l'image. On peut faciliter le dépouillement en ajoutant à l'eau chaude 1 grammes de car])onate de soude pour KM) c. c. d'eau, on (juehiues gouttes d'une dissolution saturée de sulfocyanure d'ammonium. On arrive (piehiuelois à dépouiller l'innige en employant de l'eau très chau<le, mai-; l'on i)rovo(pi(> souvent la formation d'ampoules, surtout si l'on augmente brusijuement la tenip»'ratnr<' du bain i)ai- allusion d'une forte (juantitè d'eau bouillante.

L'emi)loi d'une eau tiède poni- le transfei-t provoque l'insuccès connu sous le nom de rrtk'HUtlinn : l'image est entièrement couverte d'un filet noir microscopi(pu> qui en altère toute la linesse. On évite cet insuccès en employant au moment du transport une grande quantité d'eau très froide. Le même insuccès est quehpiefois ]U'ovo(iué ])ar l'emploi d'un bain de bichromate troj) concentré.

Si l'image abandonn»» le collodion pendant le dèi.ouillenient, c'est (pie l'opération est faite trop tôt après le report : il faut laisser le papier sous pression pendant un quart d'heure avant de le plonger dans l'eau chaude. Le môme insuccès se présente lorsqu'on se sert d'une glace collodionnée et non dégraissée, ou bien (pii était sèche lorsqu'on a fait le report : cet insuccès est provoqué aussi par l'enqiloi de cire contenant du suif.

Si le papier se détache très vite du support et fournit une image peu intense avec un bon négatif, c'est que l'exposition a été insuftisante; dans ces circonstances, on peut dépouiller avec de l'eau moins chaude ou retarder le report alin de rendre la mixtion moins soluble.

On constate quelquefois, après avoir plongé le papier dans l'eau chaude,

qu'il se forme des bulles d'air sur le revers du papier : c'est une preuve que l'eau employée est trop chaude; ces bulles peuvent occasionner des taches.

Les fibres d'étoffe, papier, etc., ou les poussières dont on constate la présence entre la glace et l'image, se trouvaient sur la glace, sur le papier ou dans Teau; les fentes ou gerçures que l'on aperçoit sur l'image proviennent de ce que le bain de bichromate était trop chaud, trop concentré, ou bien de ce que le papier a séjourné trop longtemps dans ce bain.

Le manque de demi-teinte avec un bon négatif est occasionné par un séjour trop court du papier dans le bain sensibilisateur; le même insuccès se produit lorsqu'au sortir du bain sensibilisateur le papier a été raclé trop énergiquement ^

694. Insuccès pendant le second transfert. — Lorsque l'image est complètement dépouillée, si elle se détache spontanément de la glace pendant la dessiccation, c'est que le séchage est fait trop rapidement, ou bien la cire dont on s'est servi est falsifiée: dans ce cas, il convient d'ajouter un peu de résine à la solution de cire.

L'insuccès contraire se présente quelquefois L'image étant couverte de papier de transport ne se détache pas de la glace, c'est que la glace n'est pas suffisamment cirée, ou bien qu'il y a trop de résine dans la cire. Le même inconvénient apparaît si l'on enlève un grand excès de cire en polissant la glace, ou bien si, en recouvrant la glace de collodion, on a versé ce dernier sur un même point au lieu de promener le goulot du flacon audessus de la glace. Le môme insuccès se produit quand le séchage est fait à une température trop élevée : on peut parvenir à détacher l'épreuve en la laissant pendant quelque temps dans l'eau froide, mais elle perd un peu de son brillant.

Si le papier de transport complètement sec se détache en laissant l'image sur la glace, c'est que ce papier a été plongé dans l'eau trop chaude qui a dissous la couche de gélatine. Quelquefois, l'épreuve détachée de la glace est simplement couverte de taches brillantes, surtout dans les grandes lumières et le long des contours éclairés; le même insuccès se produit lorsque l'on fait tremper le papier de transport dans l'eau trop froide, parce que la couche de gélatine n'est pas alors suffisamment ramollie pour s'appliquer contre les reliefs de l'image.

Lorsque l'épreuve terminée parait grenue, c'est qu'elle a été mouillée pendant trop longtemps à l'eau froide avant que le papier de transport y ait été appliqué; une immersion rapide dans l'eau trop chaude, ou bien un séchage effectué trop rapidement peuvent provoquer le même insuccès.

1. Van Monckhoven, Traité général de photograjjlne, 7^ édit., p. 277.

iSlHLinOilAPHIE.

AuHKHT. Traité élcmcnldire cl pral'Kpic de pholodrnphtc au charbon.

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MoN'CKHoVKN (Van). Traité pralique de pliolograpliii- (ta < ]iarbon (L.). Traiff' pr/i/ifjar de pho/of/raithic au charbon.

PHOTOTIRACtES

695. Définitions. — On désigne sous le nom de phoiotirages ou photoprinties les tirages photographiques obtenus par les procédés de l'impression mécanique.

Ces procédés d'impression mécanique peuvent se diviser en trois grandes catégories :

10 L'impression lithograpMque. Dans ce procédé, on obtient une image par l'application de l'encre grasse à un dessin tracé sur pierre, le dessin absorbant l'encre, tandis que les autres portions de la surface la repoussent : le dessin ainsi obtenu sur pierre se transporte sur le papier par la pression ;

2^ L'impression typographique. C'est celle qui résulte de l'encrage d'un cliché à surfaces saillantes, permettant d'obtenir la copie de ces saillies par la pression, sur papier ou autre support de même genre, comme le fait la gravure sur bois, etc.;

3^ L'impression en taille douce. C'est le moyen de produire des imprimés en emplissant d'encre des creux ou des lignes pratiquées sur une feuille de métal, puis nettoyant la surface et appliquant sur celleci une feuille de papier; en pressant fortement le papier contre la planche métallique, l'encre se transporte sur le papier et l'on obtient ainsi une copie des creux et des lignes gravées. On se sert généralement de planches en cuivre ou en acier.

Dans chacun de ces modes d'impression, la gradation de teinte s'obtient d'après le même principe; l'encre appliquée est opaque et produit du noir, quelle que soit l'épaisseur de la couche. La variation d'intensité de teinte des images est donnée par un dessin constitué par des lignes ou des creux: quand les linéaments ou les creux sont de grande dimension et très rapprochés les uns des autres, il en

PHOTOTIHAGES. 251

résulte une teinte très foncée; quand ils sont fins et largement espacés, il en résulte une teinte légère; l'absence de lignes ou de creux susceptibles de prendre l'encre laisse le papier blanc, tandis qu'une surface continue, pouvant retenir l'encre, produit une bande noire. Dans aucune de ces planches il n'existe de gradation de teinte sur une surface continue: on n'obtient pas de teinte plate connue dans le lavis. ra([uarelle ou les photocopies.

A tous ces modes d'inqiressions correspondent divers procédés de l)hototirage :

1« La pJiotorollocfrapliie constitue les procédés de reproduction aux encres diverses dans lesquels on fait usage de substances colloïdes (gélatine, albumine, bitume, etc.), étendues sur des supports variés et rendues proi)r<'s à l'encrage par l'intervention de la lumière; la photocollograpliie est en (jiiel(|ue sorte de la lil iKKjraphic X)hotograpltùjue, soit en noir, soit en couleur;

2" h',\ phototyiMKj rapine comprend les procédés de gravure en relief l)ar rintervention de la lumière permettant l'emploi d»' la typographie;

8*^ La pjliotuglypIiMjmphii' correspond à la gravure; elle constitue les procédés de gravure en creux [)ar la i>hotograi)hie.

Nous étu<lierous ces i)rocédés de phototirage en suivant Tordn^ (jue nous veiKMis (riu(ii(|ut'r.

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