A. Dîivannc, La Photoynxpliir, t. 11, p
On peut aussi, au lieu de faire tableau noir après avoir recouvert de bitume, exposer la planche en pleine lumière et, par le polissage au charbon, enlever tout le bitume, excepté celui qui est resté dans les traits ^
708. Procédé de M. Mauguel. — Ce procédé permet de se servir d'un calque tel qu'il sort de la main du dessinateur, sans qu'il soit nécessaire ni d'en faire un négatif ni de le retourner. On se sert de feuilles de zinc du commerce bien planes et assez minces; on prend une de ces plaques et on la plonge dans un bain contenant 30 c. c. d'acide azotique pour un litre d'eau; on l'y laisse séjourner pendant une à deux minutes : l'acide donne à la plaque un aspect terne et produit un léger grain ; on recouvre ensuite la surface de la préparation gallique habituelle que l'on laisse sécher. On expose au châssis sous le calque, on dépouille l'image avec l'essence de térébenthine, et on déprépare les traits avec un liquide acidulé à 5 o/o d'acide acétique, dans lequel on plonge la plaque de zinc. Cette solution possède la propriété d'annuler la préparation gallique dans tous les traits et de rendre au zinc son affinité pour l'encre. La feuille, bien lavée et rincée, est d'abord légèrement huilée au tampon, puis on dissout avec la benzine tout le bitume que la lumière avait rendu insoluble dans l'essence de térébenthine; on retrouve au-dessous la préparation gallique qui protège les fonds et les traits seuls sont encrés au rouleau.
Tous ces procédés, comme celui au bichromate de potasse, ne permettent que la reproduction directe de dessins au trait; les demi-teintes ne s'obtiennent que difficilement par un grainage artificiel.
BIBLIOGRAPHIE
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Geymet. Traité pratique de photolitliographie.
Poitevin. Traité des impressions photographiques.