‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 184 sur 260 · PROCÉDÉ A LA GÉLATINE SUR PAPIER · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ A LA GÉLATINE SUR PAPIER

l'épreuve présente une imaiiee niarrou clair bien tranchée sur fond jaune clair.

Au sortir (lu cliâssis-presse, l'épreuve est tixée à l'aide de punaises sur une planchette bien unie, puis encrée régulièrement à l'aide d'un rouleau en gélatine chargé d'encre à report. Toute la surface sensible doit être d'abord recouverte d'encre, puis, à l'aide d'un petit tampon de linge doux, on retire l'excéiU'ut d'encre ({ui pourrait être resté sur l'épreuve: le dessin est alors légèrement visible. On plonge dans l'eau froide le papier insolé et recouvert d'encre; cette innnersion doit être prolongée pendant environ un (piarl d'heure. On retire alors le papier de la cuvette et on h' phice à \}h\\ sur une ghice un peu forte, on lave la surface du papier cl on aide au départ de l'encre en frottant légèrement l'image avec un lami)()n de coton : l'épreuve doit présenter alors exactemeiil ce ([ifclic donnera sui- pienc. Si elle manque de vigueur . on «Micie de nouveau ai)rès avoir laissé s'évaporer l'excès d'eau (|ui imbibe la gélatine; les [)arties insolées se recouvrent d'enci'e. tandis (jue les pallies humides de la gélatine refusent de s'enci-er. 11 est liés imporlaiil de ne pas trop encrer le pai)ier; en effet, une couche (reiK ie trop épaisse s'écraserait au report sur la l»ien'e et diiiiiieiail une épreuve trop huirde : le même iiic(Uivénient s."? présenterait avec une «'iicre ti<»p iiinlle: avec une encre troj) ferme au contraire, l'épreuve ne sei'ait pas complète.

Si l'épreuve parait empâtée ou mamiuanl de linesse. on jx'ut la nettoyer à l'aide d'iiue éponge ou d'un chitfon très doux imbibé d'essence de térélienlhiii'. Ou appelle cette ojiératioii : csscjfccr. On l'éponge soigneuseuKUit apiès a voir essu\ é l'essence avec un chilfon très doux ; ou i)out ensuite eiici-t'i- à nouveau à l'aide du rouleau de gélatiu ' cliai'gé d'ciicre à report.

On laisse sécher complèteuienl réi)r(Mive avant de biire le report lithographique: lorsqu'elle est complèteiiKMit sèche, on la place entre des feuilles de i):ipiei' épa i s sans colle uni l'oi'mémeut mouillées pour que la gélatine i)orfant l image soit suflisamment humide (elle ne doit pas l'être tro}), car sous la pi'ession du râteau elle s'écraserait sur la pierre). Pendant la gélatine absorbe riiumidilé du [)a[)ier buvard, on place sur la presse une pieri'e bien \h)\u\ on règle la pression et la course du chariot en posant une feuille de papier bien propre sur la pierre, puis on abaisse \o châssis et ensuite le râteau, on s'assure du bon fonctiomiemeul de la presse: ce résultat obtenu, on relève le i-atean et l(M-hàssis (//V/. On i)once une dernière fois la pierre

sans la déplacer , on l'essuie avec un linge doux et propre ; on place alors soigneusement et (Vim seul coup le côté gélatiné du papier en contact avec la pierre, on pose sur le revers de l'épreuve une ou deux feuilles de papier sans colle, on abaisse le châssis, on fixe le râteau et on donne une légère pression qui est destinée à faire adhérer le papier à la pierre ; on retourne le râteau de la presse et on donne une

pression un peu plus forte. Il est bon quelquefois de retourner la pierre pour régulariser la pression. On mouille alors avec une éponge le dessus du papier, qui doit, lorsqu'on le relève, abandonner à la pierre toute l'encre qui formait le dessin : il faut alors laver soigneusement la pierre pour enlever la gélatine qui pourrait s'y être fixée.

On fait à la plume et cà l'encre lithographique les additions et corrections que Fou juge nécessaires, on prépare la pierre en passant sur les marges d'abord et ensuite sur toute sa surface une éponge imbibée d'eau acidulée par l'acide azotique, on laisse la pierre sous cette préparation pendant une heure ou deux, ou même une journée : le report acquiert ainsi plus de solidité et la pierre est prête pour le tirage lithographique.

Hannot*, R. Laurent et plusieurs autres ont employé le papier

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