Phot. MonatsJjïntt
TRAITÉ ENCYCLOPÉDIQUE DE PHOTOGRA.PHIE.
714. Procédé de M. Waterhouse — On enduit le papier d'une dissolution de 90 grammes de gélatine dans 1,500 c. c. d'eau , on laisse sécher et on sensibilise sur un bain de bichromate de potasse à 10 "/o, on fait sécher, on met sous presse et on insole aussitôt que possible sous un négatif jusqu'à ce que les traits les plus déliés soient visibles sur le fond jaune du papier. L'épreuve est encrée à l'aide d'une encre de report qui ne doit pas être trop molle, car elle chargerait l'éponge lors du lavage ; elle ne doit pas non plus être trop dure, sans quoi on éprouverait de la difliculté à l'enlever du fond ; l'encre ordinaire à report est d'un bon emploi.
L'encrage se fait à l'abri de la lumière. La feuille est recouverte d'encre, puis on la fait flotter à la surface d'un bain contenant de l'eau chauffée à la température de30'\ qui a pour objet de ramollir la gélatine ; on enlève le papier et on le place sur une plaque de verre disposée en pente dans une cuvette.
Ou verse de l'eau chaude sur le papier et la gélatine soluble est enlevée en frottant avec une éponge douce ; on renouvelle l'eau plusieurs fois, on termine par un lavage à l'eau froide, et on abandonne l'épreuve pendant vingtquatre heures ; on fait le report soit sur zinc, soit sur pierre lithographique.
715. Procédés divers. — Asser^ employait le papier sans colle enduit d'un côté d'un faible empois d'amidon; après sensibilisation dans un bain de bichromate, le papier séché dans l'obscurité était insolé sous un négatif, puis humecté d'eau, couvert d'encre d'impression, passé à l'eau acidulée, lavé, séché et reporté sur pierre, que l'on traitait par les moyens usuels.
Le colonel James^ recouvrait le papier d'une solution de gomme arabique et de bichromate de potasse. Il préparait la dissolution de gomme arabique en dissolvants parties de cette substance dans 4 parties d'eau distillée; il mélangeait 1 partie de ce liquide à 2 parties d'une solution saturée de bichromate de potasse (à la température de 60» centigr.). Le papier était recouvert de ce liquide à l'aide d'un large pinceau, puis séché et insolé derrière un négatif. L'encrage s'effectuait aussitôt après à l'aide d'une encre préparée de la manière suivante : on mélangeait 4g''50 de vernis à l'huile de lin avec 4 grammes de cire, 0?i"50 de suif, Ok^ôO de térébenthine de Venise, 0g''25 de gomme mastic et ^s^ôO de noir de fumée; on dissolvait ce mélange dans l'essence de térébenthine, de manière à obtenir une solution se laissant appliquer facilement à la surface du papier. L'image était dépouillée à l'eau chaude, puis frottée à l'aide d'une éponge imprégnée d'eau gommée chaude; on terminait par un lavage à l'eau froide, puis l'épreuve était reportée par le procédé anastatique de Balderus^. Ce procédé consiste à appliquer sur une plaque de zinc parfaitement polie le recto de l'image à reporter après avoir préalablement humecté le verso avec de l'acide nitrique étendu de quatre à cinq fois son volume d'eau. L'acide traverse le papier, sauf dans les parties imprimées à l'encre grasse, et, sous l'influence
1. Bulletin de la Société française de jfhutojraphie, 1869, p. 13.