Les Arts grajjJtiqnes, p
PROCÈDES DIVERS
<le la [)i'ession, cet acide mord la planche, tandis que l'encre grasse de ré[)reuve y adlière et fait réserve. On enlève le papier, on prépare la planche avec une dissolution de gomme et d'acide phosphorique étendue; on peut ensuite encrer le zinc et tirer les épreuves. Le colonel James abanrlonnait l'épreuve à reporter pendant dix minutes entre deux feuilles de papier préalablement mouillées d'une manière bien uniforme avec un mélange d'acide nitrique et d'eau fait dans la proportion de 5 parties (Veau pour 1 partie d'acide nitrique concentré. Sur la plaque de zinc on plaçait une feuille de papier imprégnée d'acide, puis on passait celle-ci, tandis qu'elle était ainsi recouverte, sous le cylindre d'une presse, de telle sorte que l'on obtenait une légère morsure du zinc. On faisait soigneusement disparaître, à l'aide de papier buvard, la couche de nitrate de zinc qui recouvrait la plaque : l'épreuve était alors jjlacée contre celle-ci, la face en dessous, et l'on passait de nouveau à la presse. On détachait \o piqtier, puis on gommait le transport et l'on en frottait légèrement la surface au moyen d'une éponge imbibée d'encr»? tyi)<)gi*ai)hi<iu(' adoucie au moyen d'huile d'olive. Lorsque tous les détails paraissent suflisanimcnt vigoureux, on fait mordre avec une solution très concentn'e d'acidr plKjsphorique dans l'eau gommée; la force de ce li(iuide est calculée de ti'lle façon qu'une goutte abandonnée trois minutes à la surface d'une plaque de zinc polie la teinte légèrement et en altère la nett(îté : le transport est alors prêt à être tiré par les procédés ordinaires. Le report peut d'ailleurs être fait sur zinc grainé aussi bien (]uc sur pierre ; dans ce dr-rnicr cas, in surface de hi pierre doit ètie préparée comme dans le procédé de lithograpiiic ordinîiire.
Ce |»rocédé ne dilî'ére pas beaucoup <!<' celui (jue Poitevin* emjdoynit eu 18ô(j. Il préparait une surface sensible avec un mi'lange d'eau, de gomme et de biclii'omate de potasse, il exposait à la lumière, et après in.solation recouvrait hi surface <l'une cou<'he d'encre grasse édaircie ; il lavait cette image. L()rs(|u'elle était obtenue sur papier elle était prête à être reportée sur pierre pur les procédés connus à cette épO(iue.
Toowey^ opérait d'une nianiére un jx'U dillerenle. Le papier, insolé sous un négatif et p(M'l:int un mélange de gomme et bichromate, était api)li([ué contre une pierre lithographicpie disposée dans un«' presse à })ercussi(m ; la feuille insolée était alors recouverte de plusieurs doui)Ies de pa[)ier humide, puis soumise à la pression. L'eau que renferme ce papier humide traverse l'épreuv»» photographique et dissout les parties de la gomme qui sont restées à l'état solui)le: ces parties dissoutes s'attachent à la surface de la |)ierre. Lors((ue celle-ci est restée en j»ression pendant un temps suflisant pour permettre aux petites (luantilés de gomme soluble qui correspondent aux ombres les plus fortes du négatif d'y adhérer, on relève le papier et on trouve à ce moment sur la j^ierre une image négativeen gomuie et possédant toutes les dégradations de tons de l'image primitive. On fait alors sécher la pierre, ituis on en recouvre toute la surface avec de l'encre grasse appliquée au moyen d'un rouleau ou par tout autre procédé : cette encre se trouve en contact avec toutes les parties non touchées parla gomme. Il n'est pas nécessaire de faire mordre, parce (jne la gomme a i)énétré assez profondé-
1. Jlulhtln (le la Société /ninçalne de photoyt aphic, ISiU, p. 37.