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ment à l'intérieur de la pierre lors de la pression, pour permettre un tirage à un grand nombre d'exemplaires; on enlève la couche d'encre à l'essence ou par tout autre moyen, on élimine la gomme par le lavage et l'on tire par les procédés ordinaires de la lithographie ^
M. de la Follye 2 insolait derrière un négatif un papier préparé à la gomme et au bichromate de potasse ; après l'insolation, on plaçait l'épreuve sur un bain d'eau, l'image en dessus, puis on portait la surface insolée sur une pierre noircie d'encre; on donnait une pression, puis on enlevait la feuille qui était préservée partout où la gomme était humide; on lavait à grande eau sans frotter, on laissait sécher; on faisait ensuite avec cette épreuve le report sur pierre, que l'on terminait par les procédés usuels.
Le capitaine x\bney3 a observé que, comme dans le procédé dit au charbon, les négatifs d'images au trait n'ont pas besoin d'être très intenses pour donner de bons résultats avec les surfaces préparées à la gélatine bichromatée. La durée de l'insolation sous le négatif doit être très courte. L'action commencée i^ar la lumière se continue dans l'obscurité; cette action peut, d'ailleurs, être continuée sur l'épreuve au sortir du châssis par les radiations jaunes, orangées ou rouges. Rousselon'* a trouvé que ces observations n'étaient pas susceptibles de donner des résultats pratiques.
Il y a quelquefois avantage, lorsque l'on veut obtenir plusieurs reports d'une même épreuve, à employer comme supjjort une surface assez solide. Dans ce but, Isaac Rehn^ se sert de papier gélatiné, bichromaté et insolé. Il fait dissoudre 125 granmies de gélatine ou de gomme arabique dans 1 litre d'eau, il ajoute 250 c. c. d'une solution tiède de bichromate d'ammoniaque. Le papier est enduit de ce liquide et on le laisse sécher; on expose le tout à la lumière pour obtenir une surface insoluble; on la sensibilise sur un bain contenant 1 litre d'eau, 100 grammes de gélatine, 100 grammes de savon et 375 c. c. d'une solution saturée de bichromate d'ammoniaque. Le papier ainsi préparé est employé à faire le report de l'image comme dans les autres procédés.
Afin d'obtenir la reproduction des traits les plus fins, Volkmer^ opère sur papier gélatiné, qu'il sensil)ilise à l'aide du bichromate, qu'il in sole comme d'habitude et qu'il plonge ensuite dans l'eau; quand le papier est devenu souple, on le place, la gélatine en dessus, sur une plaque de verre; on l'éponge avec du papier buvard. Si la gélatine se gonfle outre mesure, ce que l'on reconnaît parce que les traits fins refusent de prendre la couleur, on plonge la feuille dans un bain d'alun de chrome où on la laisse séjourner pendant une à deux minutes. La couleur est reportée au moyen d'un cylindre de velours , absolument nécessaire pour obtenir de bons résultats avec le papier gélatiné, et cela surtout parce que le velours permet à la couleur de pénétrer dans les traits les plus profonds.