‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 193 sur 260 · Irnlté des improt.ùons phfltogr<xphiqncs, p · texte numérisé non relu

Irnlté des improt.ùons phfltogr<xphiqncs, p

2. Bulletin de la Soelcté française de photographie, ISOT, p. 117. '^. Phot. News, 24 sept. 18r>9.

4 Bulletin de la Société française de photographie, ISOl, p. 92. 5. Jbid., 1870, p. 207.

G. British Journal of Photography , 10 juin 1870.

Les procédés permettant d'obtenir des images sur couche continue de gélatine sont en pratique universellement employés aujourd'hui; ils fournissent des images aussi Lien d'après des négatifs à demi-teintes que d'après ceux qui ne renferment que des lignes plus ou moins rapprochées. L'emploi des glaces grainées a remplacé l'usage des plaques métalliques comme support de la gélatine bichromatée; c'est donc ce procédé que nous décrirons avec le plus de détails après avoir indiqué quels sont les traitements préliminaires à faire sulnr aux phototypes destinés au tirage photocoUographique.

722. Procédé usuel; préparation des négatifs. — Les manipulations à effectuer pour obtenir une épreuve par le procédé photocollographique sur glace sont les suivantes : nettoyage et grainage de la glace; 2° extension de la couche au silicate et de celle à la gélatine bichromatée, séchage dans l'étuve ; 3« exposition des planches à la lumière derrière les négatifs ; 4^ lavage de la planche ; 5^ encrage et tirage de Tepreuve.

Les phototypes que l'on emploie doivent être c'est-à-dire que ces négatifs doivent donner une image présentant à gauche ce qui est à gauche dans le sujet à rc]^roduire : en effet, l'image définitive est renversée par rapport à l'épreuve sur couche de gélatine. Cette image étant elle-même retournée par rapport au négatif, ce dernier devra être de même sens que le sujet. On peut obtenir ce résultat en se servant d'un prisme que l'on place devant l'objectif; mais en pratique, sauf pour quelques rares travaux de précision, on n'emploie pas le prisme dont le prix d'achat est fort élevé et le maniement assez difficile. Dans presque tous les ateliers on se sert encore du procédé au collodion, et si l'on emploie au dehors le procédé au gélatino-bromure, on se sert de plaques dont la couche de gélatine est étendue sur une couche préliminaire de collodion qui permet facilement la séparation du négatif d'avec son support; on obtient donc sans peine un cliché pelliculaire que l'on peut imprimer par l'une ou l'autre face. C'est là un avantage ; mais il en est un autre bien plus sérieux au point de vue industriel. En elïet, depuis que l'on peut employer les presses marchant à grande vitesse pour le tirage des planches photocollographiques, il y a tout intérêt, sous le rapport d'une production économique, à obtenir ces planches aussi grandes que possible. En pratique, on emploie des presses permettant d'imprimer le format colombier (0'"90 X 0'"60) ou tout au moins le format raisin (0'"65 X 0'"45;, et cela quelles que soient les dimensions du négatif (que nous supposons bien entendu plus petit que la planche sur laquelle il doit

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être iiupiiiiiéj. La pliotocollofrraphie industrielle emprunte les moyens mis on œuvre dans riniprimerie : si l'on a par exemi)le à exécuter un tirage avec marges de (juatre mille épreuves d'un négatif du format 0"'24 X 0"'.30, on préparera une })lanche de 0"'(i5 X 0"'90 que Ton insolera successivement ({uatre fois sous le négatif (en cachant chaque fois les trois quarts de la i)lanche), et au tirage un seul passage sous le cylindre de la machine fournira quatre épreuves identiques du négatif si les opérations ont été iégulièrement conduites. La planche préparée ne passera donc que mille fjls sous la machine pour obtenir q H (lire mille ces dernières pourront être livrées dans un

temps plus court et à moins de frais ({uc si l'on avait fait le tirage d'après une glace du format X (J"'o().

Ce qui se fait pour un négatif s'exécute tout aussi facilement pour plusieurs négatifs. Au lieu de préparer une glace (ou une pUmehe^ comme l'on dit dans les ateliers) spéciale pour chaque négatif, on a d'abord réuni i)lusieurs négatifs sur la mémo planche, en pratiquant des insolations successives pour ciiacun des photoly|)cs à rc})r()(luire ; on n'a i)as tardé à reconnaître (pie ces insolations successives nécessitai(Mit un temps fort long (pi'il était possible d'économiser, et on a alors imaginé de faire In mise en jtfnic des négatils.

Mettre en page les négatifs consiste à les placer tous sur une même glace, en les disi)osant conv(Miablement d'après la dimension des marges ({ue présent(^i'a réi)reiive délinitive de chaque négatif. Cette glace sera placée sur la planche préparée, et en loie seule insolation on obtiendra une surface permettant (rimprimer une épreuve de chacun des négatifs mis eu page.

Lii mise en i)age s'ellectue avec la plus gi'andi; facilité lorsipie les négatifs sont obtenus (l'ai)rès les })rocédés du collodion humide; elle peut, d'ailleurs, s'exécuter avec tous les phototypes pelliculaires. Le négatif au collodion lixé et lavé est recouvert pendant quelques secondes d'une dissoluticm de 10 c. c. d'acide chlorhydrique dans 1 litre d'(MU, on lave et on laisse sécher; on le recouvre alors d'une dissolution de caoutchouc dans la benzine (caoutchouc, 2 grammes, ben/iiie crislallisable. 100 c. c). L'opération s'ellectue comme s'il s'agissait de collodionner : on laisse sécher la couche de caoutchouc et on la recouvre d'un collodion très étendu contenant 1 à 2 grammes de coton-poudn» l)our 'lOO c. c. d'alcool et COO c. c. d'étlier; on laisse sécher ce collodion, puis l'on prati(iue autour des bords du négatif une incision ([ui permet de séparer la partie utile de l'image d'avec les

bavures des marges , on enlève complètement les morceaux de pellicules qui constituent ces marges inutiles, et le négatif tel qu'il doit être imprimé demeure intact sur son support.

On applique alors sur la surface libre du négatif une feuille de papier encollé, pas trop épais (ce papier, pour le format raisin, doit peser 10 kilogrammes par rame); on fait adhérer le papier au négatif sans interposition de bulles d'air, puis l'on soulève avec la pointe d'un canif un des angles de la pellicule, de manière à la faire adhérer au papier ; on soulève le tout et le négatif est entraîné par le papier. On applique une seconde feuille de papier préalablement mouillée sur la surface libre du négatif, de telle sorte que ce dernier se trouve emprisonné e.. tre les deux feuilles ; on emploie la raclette pour faire adhérer complètement cette seconde feuille et chasser les bulles d'air. Cette opération s'effectue sur une glace bien plane; on relève alors par le moyen employé tout d'abord la seconde feuille et le négatif, laissant la première feuille sur la surface plane. Dans ces conditions le négatif appliqué sur papier présente précisément comme face libre celle qui a été recouverte de caoutchouc, puis de collodion; il suffira de l'appliquer sur glace et d'enlever le papier pour avoir un phototype retourné.

Dans ce but. on dispose une grande glace, du format colombier par exemple, au-dessus d'une feuille de papier sur laquelle on a tracé au crayon la place exacte que doit occuper l'image imprimée ; cette feuille est disposée sur la glace d'un grand pupitre à retoucher ; on mouille avec une éponge imbibée d'eau la portion de la glace sur laquelle on veut appliquer le négatif, on le fait glisser à sa place avec son second papier, le collodion faisant face à la glace, on donne un coup de raclette pour faire adhérer le négatif au verre et on enlève le papier ; on laisse sécher spontanément.

Pour que l'image puisse s'obtenir avec des marges blanches, il faut recouvrir les bords du négatif d'une bande très mince de feuille d'étain, coupée bien net à l'aide d'une règle et d'un canif sur une glace ; on applique ces bandes avec soin de façon à obtenir des angles bien droits ; on peut aussi découper dans l'étain une cache à coins ronds ou ovales que l'on fixe sur le négatif à l'aide d'une très petite quantité de gomme arabique, de façon à pouvoir retirer facilement le négatif de la glace après l'impression.

Lorsque le tirage doit s'effectuer avec grandes marges pour plusieurs négatifs sur la même planche, le bordage se fait avec de petites

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