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GRAINAGE DE LA GLACE

bandes d etaiii. On découpo alors une grande cache en papier noir que l'on applique au dos de la glace et qui empêche le passage çle la lumière entre deux bandes voisines, on bouche les trous avec de la gouache jaune; cette môme gouache employée en couche peu cpiiisse sert à silhouetter le négatif.

Les négatifs sur pellicule (490) se nx^tlcut en page par un procédé semblablr au précédent.

Dans certains travaux de photocollographie, tels que les albums industriels, il est (juelquefois nécessaire de produire des images avec des fonds complètement blancs. On y i)arvient en ayant recours au siUunieltcuje, o[)ération qui consiste à tracer sur le négatif mis en page, avec un pinceau garni de gouache jaune ou rouge, une bande de couleur opaque de 0"'U1 à 0"'0'^ de large: ce silhouettage doit être aussi peu épais que possible, aliu (|ii'au moment d(^ Tinsolation il y ait contact entre la planche et h* négatif: on recouvre Tenvers du négatif avec une cache découpée dans une feuille de papier aiguille noir.

723. Nettoyage et grainage de la glace. — On < hoisil des glaces à surface aussi plane (pic j)()ssible. dont l(>s bords ont été rodés à la meule et taillés en biseau (////. ,:>.>.> i: l'épaisseur de ces glaces doit être de à O'"!)!.'): on dépolit leui' face su])érieui'e à l'aide

d'émeri.

L'oi)éi'ation s'exécute sur la table à gi-ainei', sorte de gi-and entonnoir cai'ré. en bois doublé de plomb. i)orté sur (juatre pieds, ayant un robinet au fond et un rebord de (juehpies centimètres à la partie supérieure; ((uelques barres en bois permettent de supporter les glaces pendant le grainage.

Si les glaces sont ncMives, le nettoyage est inutile, et il suflit de les grainer. On place une glace sur les supports horizontaux, la face à grainer étant toui iiée vei's ropéi-ateui-, on projette de réiiieri sur cette face, on ajoute un peu d'eau pour obtenir une bouillie assez claire, puis l'on appli(pie sur l'émeri la face à grainer d'une seconde glace seunblable à la i)i'emière: on appuie sur la face libre de la glace supérieure et on lui imprime uu mouvement de va-et-vient en la faisant tourner lentement dans son plan pour permettre à chaque partie de la seconde glace de passer sur chaque partie de la glace inférieure. Lorsque le dépolissage est commencé, on ajoute un mélange d'eau et d'émei'i (^t on continu<\jus(iu'à ce (]ue les deux glaces soient dépolies

entièrement. Pour reconnaître quel est l'état du dépolissage, on fait glisser la glace supérieure sur la glace inférieure, on la lave sous un

Fig. 555.

robinet et on l'essuie avec un linge propre; on traite de même l'autre planche. Lorsqu'il ne reste plus de parties brillantes ni sur l'une ni sur l'autre, on recommence l'opération en prenant de l'émeri de quarante minutes de dépôt ; lorsque le grainage est terminé (ce que

Fig. 556.

l'on reconnaît à l'homogénéité de la surface obtenue), on fait sécher les glaces sur un fort chevalet {fig. 556)^ après les avoir bien lavées et avoir passé à leur surface une éponge imbibée d'eau fortement ammoniacale pour enlever toutes les matières grasses.

S'il s'agit de nettoyer des glaces ayant déjà servi, on les débarrasse d'abord de l'encre par un nettoyage à l'essence, puis on les plonge dans une cuve d'assez grande dimension, garnie de plomb à l'intérieur et dans laquelle on place de l'eau fortement aiguisée d'acide sulfurique ; on fait descendre la glace dans cette cuve et on la retire

PllÉPA RATION DE LA SECONDE COUCHE.

à l'aide d'un fort crochet de fer que l'on lave aussitôt qu'il a servi à cette opération ; la glace est abandonnée pendant une nuit dans cette cuve. Si la quantité d'acide sulfurique que renferme le liquide est suffisante, elle al)andonne complètement sa gélatine; on la lave, et aussitôt que l'on a reconnu qu'il ne reste plus de gélatine à sa surface, on peut la grainer avec de l'émeri de quarante minutes de dépôt.

724. Préparation de la première couche. — Il est indispensable, pour obtenir une glande adliércnce de la gélatine sur la glace, de rendre insoluble la partie de la couche qui est en contact avec la surface grainée; dans ce cas. le mouillage ultérieur ne provoquera pas le soulèvement de la (;ouche.

Les résultats les meilleurs sont obtenus par l'emploi d'une solution de bière et de silicate de potasse ou de silicate de soude recommandé par Obernetter^ On fait un mélange de 200 c. c. de bière et 10 c. c. de silicate de potasse sirupeux du commerce, on mélange le tout et on laisse reposer pendant (juel(|ues nunutes. Les glaces bien propres sont légèrement cliautfées dans l'étuvc: on i)ass(' à l(Mir surface une éponge iml)ibé(' d'eau ammoniacale tiède, on laisse évai)orer ce li({ui(le. ce ({ui s'effectue rapidement, et on verse sur la planche une quantité de solnlion de silicate snlïisante pour couvi'ir toute la surface ; on rejette l'e.xcès de liiiuide et on j>()i te la glace à Tétuve dans huiuelle elle sèche rapidement. On i>eut aussi passer la solution de silicate à la surface de la glace à laide d'un cliillon, puis frottera sec, opérani ainsi d'une façon analogue à celle (pii est usitée lorsque l'on recouvre de silicate^ h;s verres destinés à recevoir une couche de gélatino-bromure; mais il vaut mieux faire sécher la couche dans l'étuve.

725. Préparation de la seconde couche. — La couche sensible s'obtient à l'aide d une solution de gélatine, de bichromate de potasse et d'ammoiiia.|ue faite dans les proportions suivantes : eau, 1 litre; gélatim», SO grammes; bicliromafc^ de potasse. Il) grammes; ammonia(iue pure à 22'^, «S c. c.

On trouve dans le commerce des gélatines fabri(iuées spécialement pour la plioiocollogi-apliie: elles donnent, en général, de bons résultats. Ouehpu'fois, pendant les chaleurs de l'été, il est avantageux de faire un mélange de diverses gélatines, de manière à corriger un

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1870. p. 207.

excès de mollesse de l'une par la dureté d'une autre. C'est ainsi qu'un mélange fait par parties égales de colle forte super-extra de Goignet, de gélatine Drechser et de gélatine tendre de Nelson, donne en général d'excellents résultats. On ne peut cependant rien dire de précis à cet égard, car les gélatines de même marque présentent quelquefois des propriétés tellement différentes de celles que l'on est en droit d'en attendre qu'il est impossible de donner une formule invariable : le mieux est de faire quelques essais préliminaires pour reconnaître la nature des gélatines. On les mélange alors suivant des proportions qui sont exactement indiquées par l'expérience. La colle de poisson peut remplacer une partie de la gélatine, mais le prix de revient de la préparation est, de ce fait, augmenté dans de fortes proportions.

Le bichromate de potasse du commerce donne de très. bons résultats; il est inutile d'employer le bichromate de potasse pur : presque tous les opérateurs donnent la préférence au bichromate de potasse ordinaire.

La dissolution de bichromate et de gélatine se prépare de la manière suivante : on place la gélatine avec de l'eau dans une éprou-

Fig. 557.

vette graduée, on la laisse tremper pendant un quart d'heure, puis l'on rejette cette eau et la plus grande partie de celle absorbée par la gélatine en la pressant avec une spatule de verre; on remet dans

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