‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 195 sur 260 · PRÉPARATION DES GLACES · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES GLACES

l'éprouvette une quantité d'eau nécessaire pour que le niveau du li(|uide arrive à la division notée précédemment, on lave ainsi plusieurs fois la gélatine (il suffit de recommencer trois fois cette opération), on ajoute la ({uantité d'eau nécessaire pour faire un litre, on ti'ansvase l'eau et la gélatine dans un matras en verre de Bohème ( matras d'Krlenmeyerj, puis on fait dissoudre au bain-marie à la tem- })érature de 80" C Lors({ue la dissolution est complète, on ajoute la (|nantité nécessaire de l)icliromate de potasse très finement pulvérisé afin que la dissolution puisse s'effectuer rapidement; on liltre la dissolution à l'aide d'un ap})areil à filtrer à chaud ifig. 557), Cet appareil se compose d'un entonnoir en verre dont le tube traverse un bouchon de liège et d'un récipient en cuivre rouge formant double fond à l'entonnoir et susceptible de recevoir de l'eau que l'on chauffe avec un bec de ga/ ou une lampe à alcool. Il est bon, alin d'éviter la production des bulles d'air pendant la liltration, de faire appliquer l'extrémité de l'entonnoir contre les parois du récii)ient qui reçoit la mixtion. Le filtrage peut s'effectuer soit à travers du papier à filtrer épais, soit à travers un tampon de coton hydrophile (coton pour pansement). A la liqueur liltrée on ajoute l'ammoniaque ; cette addition doit se faire goutte à goutte : la dissolution présente d'abord une teinte rougeàtre : il faut cessci- raddilion (rnnimoniaque lors(|ue la li<|ueur commence à devenir jaune orangé.

La glace est mise de niveau et ciiaulfée dans l'étuve avant de recevoir la rKjueur sensible. ( )ii met la glace de niveau à l'aide de vis

qui peuvent se mouvoir sur les barres transversales en fer (/hj. 55S) fixées dans l'étuve. On se stu t d'un niveau bien réglé pour faire cette opération; on le place à peu près au centre de la glace, dans une direction parallèle à l'un (h^s cotés; on agit sur une des vis des traverses jusqu'à ce ((ue la bulle s'arrête bien au milieu, puis on rend le niveau iKH-allèle à lautnMlii'ection des côtés de laplanclie et l'on tourne

une autre vis pour faire arriver la bulle au milieu du niveau. Les plaques sont abandonnées dans l'étuve jusqu'à ce qu'elles aient atteint la température de 45" G.

Un modèle d'étuve très bien disposé est construit par la maison Alauzet, sur les indications de L. Vidal (fig. 559). L'étuve se divise en deux parties distinctes: l"^ la chambre inférieure^, traversée dans le sens de sa longueur par plusieurs tuyaux à gaz percés de trous de distance en distance et formant grille ; ces tubes sont indépendants les uns des autres et l'arrivée du gaz peut être facilement

Fig. 559.

réglée à l'aide de robinets ; une porte qui s'ouvre sur toute la longueur permet l'accès des tubes et leur nettoyage; des prises d'air sont installées sur les côtés. On les règle suivant la quantité de becs allumés et de façon à obtenir l'effet voulu, sans perdre inutilement de la chaleur. Une cloison métallique, en tôle assez forte, est établie entre la chambre inférieure et la chambre supérieure qui constitue l'étuve proprement dite.

Cette séparation, fermée bien hermétiquement, est nécessaire pour éviter les poussières que le courant d'air chaud entraînerait de bas en haut, et dont une partie retomberait sur les plaques gélatinées, au grand détriment de la perfection des surfaces.

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