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EXPOSITION A LA LUMIERE

absolument constante : il suffit que le thermomètre se maintienne à 45« pour que la dessiccation soit complète en deux heures. En employant d'autres formules que celle que nous avons indiquée, on peut effectuer la cuisson des couches à une température variant de 'i.ô'^ à 50« (1. Dans tous les cas, il est absolument indispensable (|ue la température ne varie pas pendant toute la durée de l'opération; on ne doit pas ouvrir l'étuve, pas plus qu'une porte qui se trouverait à proximité de celle-ci, et qui, en produisant des courants d'air, amèneraient des marbrures, des anneaux plus ou moins réguliers, des stries sur la couche. Tous ces défauts, souvent visibles après le séchage, deviennent très apparents lorsque l'on encre la planche.

Si la dessiccation s'cUcchic ti'op lentement, le bichromate de potasse peut cristalliser dans la couche et occasionner pendant l'impression une multitude de points (jui forment autant de taches. La température de la solution de gélatine que l'on étend sur les planches ne doit jamais être inférieun; à celle de l'étuve. Si la couche se réchaitffe en eiitiaiit dans rétuv(\ on est à peu i)rès certain d'obtenir des [)lan('lies domiant une vermiculation très apparente ou un grain plus ou moins fort: il faut donc faire la préi)aration assez rapidement pour (|ue la température de la dalle ne s'abaisse pas au-dessous de celle de l'étuve. Tne tenq)érature trop élevée pendant la cuisson produit presque toujours un grain dans la couche de gélatine; ce grain se manifeste d'une manière très visible pendant le tirage.

Il ne faut pas ouvrir Tétiive nvaiil ((ue les planches ne soient à peu l)rès sèclies: ce résultat est atteint en deux ou trois heures par une température de (1. et avec une étuve bien construite, La durée du séchage dépend, en effet, d(^ la température, de l'état hygrométrique de l'air et de l'entraînement i)lus ou moins rapide de l'air chargé d'humidité dans Tétuve. Quand en regardant les plaques à un jour frisant on s'aperçoit (|u'elles sont sèches, on éteint le gaz et on les laisse se refroidir dans Tétuve.

727. Exposition à la lumière. — Les glaces refroidies dans l'étuve sont exposét^s à la lumière sous un négatif : cette insolation s'etfectue dans un châssis à peu près semblable aux cliàssis positifs ordinaires (234), mais d'une profondeur plus considérable à cause de l'épaisseur de la glace du châssis et de la dalle qui porte la préparation sensible. Pour les planches de grande dimension, par exemple

du format 0'"60 X ()"'90, le phototype négatif sert lui-même de glace du chassis-presse, l'on supprime les ressorts qui se trouvent sous les barres et on les remplace par des coins en bois qui assurent le contact entre la dalle préparée et le négatif: on supprime la planchette ordinaire du chassis-presse, on place le châssis dans une boîte sans couvercle, noircie intérieurement, et l'on expose à la lumière.

La durée de l'insolation varie suivant la nature du négatif. Il faut absolument se servir du photomètre pour déterminer cette durée; c'est le seul moyen d'obtenir des planches régulièrement insolées. Quel que soit le système de photomètre employé, on le garnit avec un papier recouvert de la mixtion sensible qui est étendue sur les glaces. En préparant les planches, on réserve une petite quantité de mixtion pour recouvrir le papier photométrique. Ce papier est ensuite placé dans le photomètre à échelle (668), en même temps que la planche est insolée sous le négatif, et l'on prolonge l'insolation jusqu'à ce que le photomètre marque un degré suffisant.

Dans plusieurs ateliers (surtout en France) on n'opère pas ainsi. On examine de temps en temps l'envers de la planche en sortant le châssis de sa boite noire et examinant à travers l'épaisseur de la glace; lorsque les détails apparaissent dans les blancs et que l'image paraît complète, on arrête l'insolation. Cette manière de procéder est absolument défectueuse ; il est impossible par ce moyen d'obtenir sur la même glace plusieurs épreuves identiques d'un même négatif; de plus, s'il s'agit d'examiner la venue d'images de grandes dimensions, la manœuvre du châssis est extrêmement fatigante; elle est, d'ailleurs, assez longue. C'est pour ce motif que les préparateurs soigneux et instruits se servent tous d'un photomètre qui, seul, leur permet d'opérer facilement et avec sécurité.

L'insolation étant terminée, il faut durcir la gélatine bichromatée qui est en contact avec la première couche : on lui donne ainsi la dureté nécessaire pour résister aux rouleaux et à la pression des machines à imprimer, et on évite qu'elle ne prenne trop de relief par le mouillage. On nettoie l'envers de la glace avec un couteau à palette ; on place la planche sur une feuille de papier noir, la couche insolée étant en contact avec le papier, et on porte le tout en pleine lumière à côté d'un photomètre fraîchement garni de papier mixtionné. La teinte générale de la planche passe au brun, ce c[ui exige trois à quatre degrés du photomètre, on arrête l'insolation et l'on peut alors procéder au lavage.

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