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DES PAPIERS

à l'aide d'un volant; on n'a pas besoin de recourir de nouveau aux quatre vis des coins. La cache tourne avec le cylindre; une pince spéciale placée en avant de celui-ci permet de la disposer avec la plus grande facilité. On marge la feuille à l'aide de taquets placés sur la table à marger.

Dans ({uelques machines absolument complètes, Alauzet avait placé à chaque extrémité de la presse un encrier avec distributeur automatique. Ce perfectionnement est, en quelque sorte, indispensable lorsqu'on fait servir la machine à des tirages typographiques; il est à peu près inutile pour les tirages photocollographiques, car les épreuves ainsi obtenues ne demandent «juc très peu d'encre. Il suffit de placer l'encre sur les chargeurs à V-au]o d'un coutoau au fur ot à mesure des besoins du tirage.

731. Des papiers. — Les papiers dont on se sert doivent être d'une texture aussi unie que possibh*. On emploie des papiers sans (■<)//(', (h's papiers collrs et entin du papier (-(jifclic: dans (juelques cas spéciaux, on emploie les i)apiei"s dils pouf c.remplaircs de luœc.

Les papiers sans colle sont géiiérahMiient ceux qui donnent les plus belles épreuves, soit parce que la [)àte de ces pai)iers est souvent moins charfji't' ({ue celle des autres sortes, soit i)arce qu(^ la nalure de l(Mir surface leur permet de /yVrrry plus complètement l'encre de la planche. Ils nécessitenl le mouillage fré(]uent de la planche et fatiguent assez vite celle-ci, surtout s'ils sont grenus; s'ils sont laminés, au contraire, ils prennent moins d'humidité, donnent de b«'lles épreuves et permettent un tirage assez considérable.

Le \ni\nov ('(}llr, f(»rtem(uit satiné, est le jdus employé: il permet un long tirage, sans (ju'il soit nécessaire de mouilhu' souvent la planche.

Le papier couchr se fabri(iue en étendant sur du pai)ier encollé une émulsion gélatineuse au sulfate de baryte ou au carbonate de magnésie; il donne des épreuves très fines qui, lorsqu'elles sont vernies, ressemblent absolument aux épreuves obtenues sur papier au chlorure d'argent. Le vernissage de ces épreuves s'effectue en encollant d'abord la surface de la même manière que s'il s'agissait d'images sur papier salé (750k puis on vernit avec le vernis hlanc à clùjuettes que l'on trouve dans le commerce : l'opération s'elïectue à l'aide d'un pinceau. Dès (|ue l'épreuve est recouverte de vernis, on la place dans une étuve chauffée au gaz (/?r/. rjO I) ; elle se sèche rapidement et présente une surface analogue à celle (jue fournit le papier albuminé. On peut

aussi vernir très rapidement ces épreuves en les faisant passer à la surface d'un bain composé de gomme laque blanche dissoute dans le borax. On mélange 60 grammes de gomme laque blanche avec 500 c. c. d'eau; d'autre part, on fait dissoudre 60 grammes de borax dans 700 c. c. d'eau, on porte les deux liquides à l'ébullition et on verse peu à peu la solution de borax dans l'eau, tenant en suspension la gomme laque: on fait bouillir pendant quelques minutes, on ajoute une solution de 2 grammes de savon de Marseille dans 12 c. c. d'alcool contenant une goutte d'huile d'olive, on additionne de 800 c. c. d'eau, on laisse déposer et l'on filtre le liquide refroidi dans une

Fig. 564.

cuvette. Le vernissage s'effectue en faisant flotter le papier à la surface du liquide, comme s'il s'agissait de sensibiliser une feuille de papier albuminé sur le bain d'argent; on laisse flotter le papier pendant quelques secondes, puis on le suspend pour le laisser sécher spontanément. Les épreuves vernies sont montées sur carton par le même procédé que celui usité pour les images au chlorure d'argent (571).

On emploie enfin certains papiers de marque particulière, tels que le papier de Chine ou le papier du Japon : la texture de leur surface se prête bien au tirage photocollographique; il n'en est pas de même du papier de Hollande, du papier Whatman, que l'on ne peut employer sans les laminer fortement, ce qui leur enlève leur cachet spécial.

732. Modifications diverses. — Quelques opérateurs préfèrent employer une première couche à l'albumine bichromatée préparée en battant en neige un mélange de 500 c. c. d'albumine des œufs, 500 c. c. d'eau, 15 c. c. d'ammoniaque et 15 c. c. de bichromate de potasse ; on laisse reposer ce liquide pendant vingt-quatre heures, on l'étend sur les glaces chauffées et on fait sécher à l'étuve. On insole alors la couche de manière à lui donner une

Mr)Di;FICATIOXS DIVERSES.

grande solidité; pour cola, nu sortir de l'étuve, on porte la glace sur un drap noir, la face pr('!i)arée en dessous, et on expose à la lumière pendant un temps varialjle; il suffit de dix minutes d'insolation par une belle lumière. On dispose alors les planches dans l'étuve exactement à la place qu'elles occupaient. Ce mode opératoire, recommandé par Fargier^ pour les épreuves au charbon dans le but de faire un fond à la glace qui supporte la mixtion, a été conseillé, avec quelques modifications, par Despaquis^^ par Vidal 3, et grandement mis en pratique })ar Obernetter''. . L'inconvénient (fuc ])résf'nte ce procédé réside en ce (ju'il exicrc [)lus de

Iciiips ('.•lui dans l.'-iud on emploie la couche au silicate de soude; avec ce dernier, on peut i)réi)arer h's plaques dans la soirée et les utiliser le lendemain, ce qui n'est pas possiitle avec la couche à l'albumine.

1. JiulUt'in (le la Société française de photographie, ISOl, p. 92.

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