Traité pratique de phototijpie, p
4. nulletin de la Société française de photographie, 1870, p. 107.
On a proposé de très nombreuses formules pour la préparation de la seconde couche, et l'on est souvent obligé de modifier une formule primitivement adoptée par suite de la qualité de la gélatine; en général, les formules les moins compliquées sont les meilleures.
Au lieu d'employer le chlorure de sodium et l'ammoniaque dans le bain mouilleur, quelques opérateurs se servent d'une solution de 600 c. c. de glycérine et 18 grammes d'hyposulfite de soude dans 300 c. c. d'eau; ce bain agit de la même manière que celui dont nous avons indiqué la formule.
Le tirage peut s'effectuer sur la presse lithographique ordinaire à râteau. Pendant fort longtemps on s'est servi de ce modèle; mais l'action continue de ce râteau provoque à la longue le soulèvement de la couche de gélatine. On a aussi employé la presse typographique {fig. 565) : elle fournit une pression qui s'exerce d'un seul coup sur toute la surface de l'image, aucune friction n'est produite dans aucun sens sur la couche de gélatine, le papier n'est pas refoulé comme dans les autres cas, et il ne peut se plisser et produire ainsi des déchirures dans la couche. Ce sont là des avantages qui ont fait adopter pendant longtemps ce modèle pour les tirages à un petit nombre d'exemplaires.
733. Procédé Albert, — C/est à Albert, de Munich, que l'on doit l'usage des dalles de glace > pour la photographie. La glace assez épaisse est dépolie, puis recouverte d'une couche de préparation obtenue en faisant dissoudre 6 grammes de gélatine et 5 à (3 grammes de bichromate de potasse dans 300 c. c. d'eau distillée, et ajoutant 100 ce. d'albumine préalablement battue en neige et déposée; ce liquide était chauffé à 40» G., puis battu fortement quand sa température (h'scondait à 30» G. et soigneusement filtré. On l'étend sur la glace que l'on fait sécher dans une étuve chauffée à30o G. à l'aide de doubles parois dans lesquelles circule de l'eau chaude; on insole cette première couche, on plonge la glace dans l'eau froide pendant une demi-heure, puis on la fait sécher dans une position verticale à l'abri de la poussière ; on étend ensuite la seconde couche. Gette préparation assez compliquée s'effectue à l'aide de plusieurs solutions mélangées. On fait tremper A) 20 grammes de gélatine dans 125 c. c. d'eau distillée froide, et B) 4 grammes de colle de poisson divisée au marteau dans 60 c. c. d'eau froide; on chauffe jusqu'à dissolution aussi complète que possible de la gélatine , on bat de l'albumine en neige et on filtre G) le liquide obtenu. D) On fait dissoudre 10 grammes de bichromate de potasse dans 60 c. c. d'eau distillée. D'un autre côté, 5 grammes de lupuline, 3 grammes de benjoin et 2 grammes de baume de tolu sont mélangés avec 100 c. c. d'alcool très faible (8o Gay-Lussac); on laisse digérer ces substances pendant douze heures et on obtient ainsi la solution E). On fait dissoudre F) 1 gramme de nitrate d'argent dans 20 c. c. d'eau distillée, on prépare enfin une solution G) de 2 grammes de bromure de cadmium, 2 grammes d'iodure de cadmium dans 30 c. c. d'eau. Lorsque l'on a obtenu ces diverses solutions , on mélange A) et B) ; quand le mélange est refroidi à 35o, on y ajoute 6 c. c. de G), 36 c. c. de D), 4 c. c. de E), 1,5 de F) et 45 de G), on secoue fortement ce mélange et on le filtre à la température de 25o G.