‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 204 sur 260 · Phot. Journal, 18 mai · texte numérisé non relu

Phot. Journal, 18 mai

consiste à couvrir une glace d'une solution de gélatine, d'albumine, de sucre et de bichromate de potasse ; lorsque la couche est sèche et encore chaude, il l'expose à la lumière S02is im yiégalif. Il fait apparaître l'image avec du zinc réduit en poudre impalpable, exactement comme s'il s'agissait d'obtenir une épreuve par saupoudrage ; l'image obtenue e^i7iéf/alive : il expose alors à la lumière dans le but de rendre la couche insoluble, excepté dans les parties recouvertes de zinc. I^a plaque est alors soumise à l'action de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique faible : les parties de gélatine bichromatée qui sont recouvertes de poudre de zinc deviennent susceptibles d'être mouillées par l'eau avec plus ou moins de force, tandis que les autres parties auxquelles la poudre de zinc ne s'est pas attachée sont aptes à recevoir l'encre grasse. La plaque ainsi préparée s'imprime par les procédés usuels de la lithographie. Le même auteur a indiqué plus tard un procédé présentant la plus grande analogie avec celui d'Albert; il n'en diffère que par l'emploi du silicate de soude dans la première couche et ral)sence d'insolation de cette couche.

735. Procédés divers. — Waterhouse* a proposé de recouvrir les plaques de glace dépolie d'un mélange de 100 grammes de gélatine, 2 grammes de tannin, 6 grammes de savon et 750 c. c. d'eau. Ces plaques, après dessiccation, sont sensibilisées sur un bain de bichromate de potasse à 5 o/o. L'immersion est prolongée pendant cinq minutes, on fait sécher dans l'obscurité, on expose sous un négatif, on insole l'envers de la plaque et on lave jusqu'à disparition de la couleur du bichromate; l'encrage s'elîectue avec deux encres pour les épreuves à demi- teintes.

Edwards 2 s'est surtout préoccupé du soulèvement de la couche; il attribue cet insuccès à la présence du vernis lithographique et de l'huile cuite qui augmentent l'adhérence du rouleau à la surface préparée. Il enduisait la plaque d'une première couche formée par un mélange de gélatine, gomme, albumine, etc., et rendait cette couche insoluble par l'emploi du tannin ou de l'alun de chrome , ou bien il la sensibilisait par le bichromate, insolait et appliquait une mixtion sensible qu'il traitait par les procédés usuels.

Marion3 a indiqué un procédé d'une exécution facile et susceptible de fournir de bons résultats; ce procédé, depuis sa publication, a été annoncé plusieurs fois comme nouveau. On sensibilise une pellicule de gélatine dans un bain de bichromate à 3 o/o; après séchage, on expose l'envers de la pellicule à la lumière du jour, de façon à insolubiliser le verso, on expose l'autre face sous un négatif. On suit la venue de l'image comme s'il s'agissait d'une épreuve sur papier; quand l'insolation est terminée, on plonge la pellicule dans l'eau froide, on la fait adhérer à une plaque de zinc revêtue de vernis au caoutchouc, on racle fortement pour souder les deux surfaces, on plonge la pellicule dans un bain d'alun à 4 o/o et on lave à grande eau. La planche ainsi obtenue peut servir directement au tirage: si elle a été insolée sous un négatif représentant une image au trait, on peut reporter l'épreuve soit sur zinc, soit sur pierre lithographique.

. 1. Britlsh Journal, 2i novembre 1871.

Page 1