‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 205 sur 260 · Ih'uL, 10 juin · texte numérisé non relu

Ih'uL, 10 juin

3. Bulletin (U la Société française de pliotograpMe, 1873, p. 96.

PROCÉDÉS DIVERS

lioclio* a proposé (rt-niployer pour le procédé Marion les plaques au gélatino-l)roiinire (jui ont subi l'action de la lumière; Rivaud^ et plusieurs autres ont décrit récemment un procédé qui ne présente pas de différences sérieuses avec celui qu'avait fait connaître Marion.

Despaquis^ a recommandé d'insoler la glace par son revers (après exposition sous un négatif) jusqu'à ce que les demi-teintes de l'image soient modifiées par cette seconde insolation. On reconnaît qu'il en est ainsi parce qu'un voile se produit sur l'épreuve et semble la faire disparaître. La couche qui se trouve en contact avec la glace n'est plus perméable à l'eau, elle résiste mieux à l'action du rouleau et l'image obtenue est plus fine.

Husnick^ a fait connaître une méthode de préparation des planches qui, au fond, est identique à celle puldiée antérieurement par Obernetter. Il recouvre une glace finement dépolie d'un mélange de 25 parties d'albumine, 45 parties d'eau distillée et 8 i)arties de silicate de soude du commerce, le tout battu en neige, mis au repos et décanté. |Les plaques recouvertes de cette première couche sont abandonnées à la dessiccation; au bout de deux jours on les enduit d'une solution préparée en dissolvant 7p''5 de gélatine dans 150 c. c. d'eau distillé*', et ajoutant après dissolution 1 gramme de bichromate d'ammoniaque, 0r'"50 de chlorure de calcium et 30 grammes d'alcool ordinaire: on liltre et l'on recouvre de cette solution la i)laque légèrement chauffée; on fait sécher à la ti'Uipérature de 45o C.

Dans le procédé connu en Américpie sous le nom xXarlotype, on durcit la couche après l'insolation, et, dans ce but, on la fait tremper dans une dissolution d'alun à 5 «/o , on lave et on laisse sécher spontanément. Le bain mouilleur est fonné de 100 grammes de glycérine, 30 c. c. d'ammoniaque, :M) grammes de nitrate de chaux et 150 c. c. d'eau. Lorsque certaines portions de la couche ont besoin d'être durcies, on les enduit au pinceau d'une solution d'alcool et de' clilorure de zinc, puis l'on imprime. On peut aussi, pour d(jnner plus de dureté à la couche, ajouter un peu d'alun de chrome à la solution de gélatine bichromatée.

Otto^ emploie un bain mouilleur composé de 150 c. c. de glycérine sirupeuse, 50 c. c. d'ammonia(iue li(piide et 25 c. c. d'une solution de nitrate de potasse à 20 "/o. Les phuiues sont d'a])ord durcies au bain d'alun, puis recouvertes de cette liqueur pendant au moins une heure; elles sont ensuite soumises à l'impression.

Plusieurs opérateurs ont recouiniand»' l'emploi de Talun de chrome dans la préparation , mais ce procédt' présente l'inconvénient de donner des images grises. On [u'ut corriger ce défaut en enq)loyant un l)ain mouilleur spécial; on i)eut se servir par exemple, pour la seconde couche, d'une dissolution de 25 grammes de gélatine (pi'on a faitgonfier dans de l'eau froide deux fois renouvelée ]tour lui enlever tous les sels sohibles qu'elle peut contenir. On fait la dissolution dans 200 c. c. d'eau à laquelle on a ajouté 0n''/5 d'alun de chrom<v: la dissolution s'efi'ectue à une température d'envi-

1. Bulletin de la ^Société française de photographie, 1888, p. 172.

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