CHAPITRE
EMPLOI DES BICHROMATES ALCALINS
§ 1. — Procédé direct.
753. Emploi du procédé au charbon. — Un des procédés de phototypographie qui fournit de bons résultats consiste à reporter sur cuivre une photocopie obtenue parle procédé au papier mixtionné (procédé au charbon). Dans une image de cette nature, les noirs du sujet sont représentés par une gélatine imperméable aux liquides;
Fig. :>7i.
par conséquent, dans cette portion de l'image la morsure ne pourra se produire et la surface de la planche sera préservée, tandis que dans les blancs la pellicule de gélatine est perméable et pourra donner passage à la li(|ueur qui doit mordre. Mais pour régulariser l'action du mordant on donne un grain à la planche : on obtient ainsi des creux plus réguliers et plus profonds, parce que l'opération peut être prolongée pendant un temps plus long que si l'on se servait d'un
ClUAlNAfiK J)K LA l'LANCHK.
simple report au charbon. J^e graiiiage s'elfectue avec le bitume. Pour obtenir un <^rain régulier, on se sert d'un appareil appelé boite à g rainer. C'est une grande boîte d'environ 2 mètres de hauteur et susceptible de tourner autour d'un axe muni d'une manivelle et monté sur deux tourillons {f'uj. 57 h : la boîte est garnie d'une certaine (j[uantité de bitume en poudre impalpable. Si l'on fait tourner rapidement la boite autour de l'axe, la poussière de bitume se répandra dans l'intérieur, et lorsqu'on arrêtera l'appareil, les particules les plus grosses se déposeront les premières sur le fond de la caisse, puis les grains les plus ténus. ( )n peut aussi soulever cette poussière par la rotation (Tuih' plaijue de bois dans une boîte lixe (fhj. Kn pla-
çant la pla(|U<' dr ciiiviv à la parti»' inlV-ricuir de la caisse, lorsipie cette dernièi-e est ininmlùle. on pnnrra (>l)t('nii- une couche de bitume plus ou moins éi»aisse suivant que Ton attendra ({uchpies secondes ou quelques miiuites après avoir arrêté la planchette, et cette épaisseur pourra varier aussi avec la durée du séjour dans la caisse. En exposant la phujue à la pluie de résine quand la manivelle est lixée et la retirant aussitôt, on obtiendra un <ivA\n à particules assez fortes et assez esi)acées.
L'épreuve sur cuivre élani recouvei'te de bitume, on fait fondre légèrement ce bitume. Dans ce but. on place la planche sur une sorte de" gril formé d'un grand cadre de bois sur le(iuel on a tendu un grillage de fil de fer ou de cuivre permettant de placer la planche au-dessus d'une source de chaleur et de Vy promener rapidement pour faire fondre le bitume, ou faire cuire la planche. En faisant cette opéra-
o24 TRAITÉ ENCYCLOPÉDIQUE DE PHOTOGRAPHIE.
tien, il faut éviter de chauffer trop fort ou trop longtemps afin de ne pas faire couler le bitume, qui produirait ainsi à la surface de la planche un vernis imperméable et empêcherait toute attaque ultérieure. La cuisson du grain s'effectue facilement de la manière suivante : on verse dans un couvercle de boite en fer-blanc une cerlaine quantité d'alcool à brûler qu'on enflamme, et après avoir placé délicatement sur le gril la planche à chauffer, on la promène à une certaine hauteur au-dessus de la flamme : l'opération doit être arrêtée lorsque le bitume éprouve un commencement de fusion.
754. Morsure au perchlorure de fer. — La plaque refroidie est bordée avec une dissolution épaisse de bitume dans la benzine, dissolution qui sert aussi à couvrir le dos de la planche, on la place alors dans une cuvette de porcelaine contenant une dissolution de perchlorure de fer marquant 45° Baumé; à cet état de concentration, ce liquide agit lentement et l'on peut suivre les progrès de la morsure en traçant un trait sur les marges recouvertes de bitume. Quand la morsure est suffisante, on retire la planche du bain, on la lave complètement sous un fort courant d'eau, on la laisse sécher et on enlève le bitume restant avec de la benzine; on laisse évaporer la benzine, puis, après avoir fait tremper la planche, on la brosse fortement pour enlever la gélatine qui la recouvre : elle est alors prête à être découpée et montée sur bois pour le tirage typographique.
755. Emploi d'un quadrillé. — On peut obtenir une planche phototypographique en se servant d'un négatif portant soit un quadrillé, soit un grain convenable. Le procédé suivant donne de bons résultats. On polit une plaque de cuivre et, dans l'obscurité, on la recouvre avec une dissolution de 10 grammes de gomme arabique et 4 grammes de bichromate d'ammoniaque dans 200 c. c. d'eau ; on fait sécher la couche à une douce chaleur et on l'expose sous un négatif intense ; après l'insolation, on recouvre toute la surface avec une liqueur contenant 1 gramme d'asphalte, 100 c. c. de benzine et quelques gouttes de siccatif; lorsque la couche est sèche, on plonge la plaque dans l'eau pure où elle reste baignée pendant cinq ou six heures. La couche de gomme non altérée par la lumière se dissout; lorsque la planche est complètement dépouillée, on la lave à l'alcool et on la fait mordre avec une solution alcoolique concentrée de perchlorure de fer : on emploie 100 grammes de perchlorure de fer pour
PHOCKDK PAR REPORT. 325
100 c. c. (l'îilco;)!. On ai'i'L't(,' riictiou de ce li({iii(le ;ï l'îiide d'im fort (50urant d'eau : si l'on s'aperçoit (]ue les creux sont iiisunisants, on encre de nouveau et on recommence l'opération en employant un procédé semblable à celui ([ue nous avons indiqué pour la morsure du zinc, mais on se servant de perchlorure de fer comme mordant.
I^e procédé de phototypograpliie sur cuivre permet d'obtenir de très belles planches: la morsure et le tirage sur cuivre sont plus faciles que si l'on oi)érait sur une planche de zinc.
§ — l'HOCKhl'; l'AU iu;i'oi{T.
756. Principaux modes de report. — La phototypographie par reixjrt est exlrcnicmenl sim[)le en liiéorie, surtout s'il s'agit d'obtenir une planche d'un sujet au trait, sans demi-teintes; il suffit en effet, (hms ce cas, d'obtenir sur zinc un reporta l'aide d'une encre spéciale. La surface portant le report est alors mordue suivant le j)rocédé (|ue nous avons indiqué en traitant de la phototypographie au l)itiime (le .ludée. et on ol)tieiil UM cliché typographique prêt à être tiré; mais lors([u'il s'agit do. préparer une planche d'après un négatif i>résentant des modelés continus, les procédés doivent être modiliés : il est indispensable que les modelés des images typographiques soicMit discoiiliiius. La diflicullé en phototypographie réside dans roblention de cette discontinuité d'une manière convenable, c'est-à-dire sans (|ue l'image résultante des diverses opérations soit grise ou (Mupàtée. On a proi>osé un très grand nombre de moyens pour conduire à ce résultat ; nous indi(iuerons l'emploi d'un réseau entre le négatif et la surface sjusible, ou bien renq3loi de ce même réseau dans la cluunbre noire, la réticulation de la gélatine, la compression d'un relief en gélatine sur papier quadrillé blanc ou bien le report sur ce même pa[)ier (run(^ éi)reuve photocollographique, enlin, l'emploi d'un relief de gélatine i»ar compression sur un réseau nvHallique.
Dans tous ces reports sur planches destinées à être creusées, il est bon d'employer une encre spéciale au lieu de l'encre de report ordinaire. On prépare cette encre en faisant dissoudre à un feu doux le mélange suivant : (Micre de report ordinaire, 100 grammes; encre lithograi)hique. :>() grammes; cire jaune, 15 grammes; paraffine, 10 grammes; résine ordinaire, 10 grammes; suif, 5 grammes: vernis lithogra-
phique fort, 50 grammes. On remue continuellement ce mélange, et lorsqu'il est complet on retire le vase du feu, on ajoute 10 c. c. d'une solution de 15 grammes de caoutchouc dans la benzine et on filtre cette encre sur une mousseline à mailles serrées : on obtient un produit d'une consistance un peu au-dessus de celle de l'encre typographique. Si l'encre paraît trop dure pour l'emploi on peut l'allonger par quelques gouttes de vernis fort, mais il est préférable de ne pas en affaiblir la résistance par l'addition du vernis.
757. Emploi d'un réseau. — Le moyen le plus simple d'obtenir la discontinuité dans les modelés consiste à employer un réseau. On a proposé tout d'abord d'obtenir un négatif pelliculaire d'une image représentant un quadrillé très fin (lignes grises) : ce négatif pelliculaire est interposé entre la surface sensible préparée à la gélatine l)ichromatée et le phototype qu'il s'agit de copier. La planche photocollographique obtenue présentera la reproduction de ce réseau; à l'aide de cette planche on imprimera des épreuves de report. On choisit la meilleure que l'on reporte sur zinc; le métal est alors mordu par les procédés précédemment indiqués.
Au lieu d'appliquer le réseau contre la surface sensible et pardessus celui-ci le phototype sur glace ou sur pellicule, il vaut mieux opérer de la manière suivante. Le phototype à copier, qui doit être sur pellicule très mince, est fixé sur la surface de la gélatine bichromatée ; si cette pellicule est bien préparée et si elle ne présente pas de tendance à s'enrouler, il suflit de la lixer avec un peu de gomme appliquée aux angles pour empêcher tout déplacement. Le réseau (série de lignes grises parallèles) est fixé à la glace du châssis-presse, châssis dont nous supposons les dimensions bien plus considérables que celles de la planche à obtenir. Après un temps d'exposition déterminé, on relève la planche de gélatine bichromatée (et pour ces sortes de travaux on peut fort bien se servir de la plaque de cuivre comme support de la couche sensible) et on la place dans une direction telle que les lignes du réseau soient parallèles au grand côté de la planche si dans la première insolation elles étaient perpendiculaires à ce même côté : on obtiendra donc une sorte de quadrillé. Ce déplacement peut être fait plusieurs fois pendant l'insolation. Au lieu de disposer la pellicule de manière à obtenir des lignes se coupant à angle droit, il vaut mieux obtenir des lignes faisant entre elles des angles quelconques, pourvu qu'ils ne soient pas trop petits. L'épreuve
Ri':TF;ur.ATiox Dr: la oklatink. 827
sera d'autaiit plus harmonieuse et le quadrillé moins visible que la pellicule aura été déplacée plus souvent ^
On j)eut aussi imi)rimer un positif sur verre d'après le négatif. Ce positif est couvert d'un r('i)ort de ligne grise, de grain, etc.; il sert ensuite à obtenir le négatif (|ui donnera directement la planche plio- |(Knll()graplii<juc.
Ce (juadrillé peut être obtenu immédiatement sur le négatif luimême, lîi'iiinier a mis dans le commerce des plaques au gélatino-bromure (jui au développement présentent un réseau ou un grain très tin. On peut obtenir de telles plaques à l'aide d'une exposition préalable derrière un (fuadrillé: ou expose ensuite dans la chamhi'e noire munie d'un objectil. et Ton traite la i)la(|ue comme si l'insolation préahibhï n'avait i»as été faite. On a proposé d"appli([uer dans le châssis négatif et en cont:u;t avec la surface sensible une glace ou une pellicule jKU'taid un réseau très lin. Ce réseau impi'essionne la plaque sensible en uièiiie tem[)s (|ue le sujet à reproduira; au développement,
Fi;.'. .-.73.
rimage apparaît ivcouveile d"iiii grain hès lin. Le i)li(»tol ype obtemi sert (lireclemeiil à piéparer une planche plioincollographique qui est encrée avec Tencre spéciale à report et iK-rmet d'obtenir un report sur zinc; le métal est etisuite creusé par les procédés indi(|ués précédemment. On i»eul le monter sur bois et rim|)rimer t ypographicpiement.
758. Réticulation de la gélatine. — Les planches préparées ;, (lu bichromat.' de potasse et de la gélatine présentent plus ou
moins un (jrfùti rcrniirnlr [Ihj. 37 :î). On peut augmenter considérablement ce grain en plongeant la couche de gélatine bichromatée et iusolée dans de l'eau chaude contenant de rannnonia(|ue : il se pro-
1. CeymPt, Tra'itt^ prntif/vr dr gramrr il iniprcs^siafi svr zinr.
duit ainsi un vermiculé qui va s'accroissant graduellement d'après les teintes du phototype. Une épreuve imprimée avec l'encre spéciale d'après cette planche est reportée sur zinc; le métal est mordu jusqu'à production d'un relief suffisant, les parties vermiculées forment encrier lors du passage du rouleau de la presse typographique et retiennent l'encre. Ce procédé est d'une exécution délicate. Avec un vermiculé trop fort l'image s'imprime bien, mais elle manque de finesse ; au contraire, si le grain est trop fin, il est diflicile d'obtenir une morsure régulière et l'épreuve est empâtée.
759. Report sur papier quadrillé. — On fabrique depuis quelque temps un papier quadrillé dont les lignes sont formées par une sorte de gaufrure en relief. Ce papier est très employé pour dessiner les images que l'on veut reproduire à la chambre noire par le gillotage. On peut, au lieu de dessiner, imprimer par report une épreuve photocollographique sur ce papier. L'image ainsi obtenue avec une encre spéciale sera reportée sur zinc; elle se montrera finement grainée et le métal pourra être mordu régulièrement.
760. Compression de reliefs en gélatine. — Une pellicule de gélatine bichromatée est insolée derrière un négatif, puis dépouillée de l'excès de gélatine non modifiée par la lumière : on obtient ainsi une épreuve en relief qui, par deux procédés différents, permet d'obtenir des images à demi-teintes discontinues. On peut, en effet, comprimer ce relief contre un réseau métallique ou bien contre une feuille de papier quadrillé.
On forme un réseau métallique en prenant une planche épaisse de métal sur laquelle on trace, à l'aide de la machine h griser, deux séries de lignes croisées; ces lignes doivent être assez profondes pour que l'aspect de la coupe du bloc soit analogue à celui d'une petite scie, le poinçon qui trace les lignes ayant la forme d'un V. On encre avec de l'encre spéciale la planche de gélatine, on dispose à sa surface une feuille de papier mince de report, et sur ce report on place le bloc quadrillé ; par la pression, l'image se forme sur le papier de report et les teintes sont discontinues par suite de la division qui se trouve sur les rainures du bloc : l'image obtenue peut être reportée sur zinc. On procède à la morsure comme dans le gillotage.
Le papier quadrillé blanc, dont les lignes sont formées par une sorte de gaufrure en relief, peut être préparé pour servir comme
PROCÉDÉS DIVERS
papier île report. On obtient une épreuve sur ce papier, on reporte cette image sur zinc : l'image présente des teintes discontinues. On peut faire mordre la planche par les procédés ordinaires.
761. Procédés divers. — Swann » a indiqué dVncrer aussitôt après l'insoliition uno planclie photocollograpliirpip. La plaquo ost plongée <lans l'oan, afin de détachoi' l'encre de celles des parties de la gélatine qui absorbent de l'eau en se gonflant; l'excès d'encre est enlevé ii l'aide d'un tampon ou d'un rouleau; on etïectue alors un report sur zinc. Le report ainsi préparé est d'une finesse reniar({ual)le , bifu supérieur à celui (pie Ton obtient après mouillage de la planche.
On a proposé l'emploi du pajjier amidonné bichromatè2 pour obtenir la planche «pii fournira le report. On applique une feuille de papier buvard blanc sur une glace, et, à l'aide d'une éponge, on la recouvre de colle d'amidon bien fluide; on ne met qu'une très petite quantité d'amidon, on sensibilise ensuite le pai)ier dans un bain de bichroniate de potasse à 5 o/o, on le fait sécher dans l'oijscurilé. (!e i)apier est exposé sous un négatif. On peut suivre la venue de l'image, et, après l'insolation, on fait tremper le papier pour enlever l'excès de bichromate. L"éi)reuve complètement lavée est séchée, puis placée entre deux feuilles de pai>ier ^dacé et fortement repassée avec un fer chaud; on mouille «le nouveau la feuille et on l'encre au moyen d'un rouleau de velours enduit d'encre à report. L'image est reportée sur zinc, que l'on fait mordre à la manière habituelle pour obtenir le relief. Waterhouse ^ u fait remarquer (jue ce procédé permettait d'obtenir des images très fines. Il se servait d'un pai)ier recouvert de deux couches du mélange suivant : arow-root, l^iO t;rammes; liichromate de potasse, 70 grammes; eau, .*),r>0() c. c; après insolation et lavage, ce papier était encré avec de l'encre h report. Tous ces procédés conviennent très bien pour la reproduction d'images au trait; mais l'encra^^e du papier présente quehpies difficultés lorsqu'il s'agit de reproduction de négatifs avec demi-teintes; dans ce cas, le papier adhère fortement au rouleau. Waterhouse a proposé d'encrer le papier avec une encre ainsi composée : encre à report ordinaire, 100 grammes; encre lithographi(pie, 100 «j;rammes: liuilé de palme, 8 grammes.
L. Vidal • a iiidi(iut' remploi de planches jthol()collo}^M-apiii(pies montées dans 1(1 forme avec le caractère typo}^rai)hi(iue. Une i»ellicule de gélatine légèrement coloriée est sensibilisée, ie})orlée sur glace dépolie, dépouillée à l'eau chaude, puis, après lavage, recouverte du mélange suivant : eau, 100 c. c; gélatine, r>0 grammes; gomme arabique, 20 grammes; glycérine. ^lO grammes; alun de chrome, 0>-'r5 ; sulfate de baryte, 10 grammes; acide salicyli(|ue, 2 grannues. Dès que la dessiccation est complète, on pose la glace sur le i>laleau inférieur d'une presse verticale, on dispose au-dessi:s du bloc de «^t'iMtine soit une plaque de niétnl. soit un l)ois coupé à lîi diiiien-
L Phot. Xen-s, 1883.
2. Bulletin (le V Assac 'tation hchjc de 2>hoto(j)'(j})hie, 1888. \\. H/ouitevr (le la jfJiotograpItie, 1887, 4. Traité pratir/ue de phototypie, p. 25.').
sion convenable, on soude ce support à la gélatine à l'aide de glu marine ou de bitume, on abaisse le plateau mobile et on laisse en pression jusqu'à ce que le collage soit complet. La couche de gélatine portant l'image insoluble s'attache au bois ou au métal, et le bloc ainsi obtenu, enduit sur son pourtour d'un vernis isolant, est mouillé dans un liquide formé par de la glycérine étendue d'eau et 2 ^/o de carbonate d'ammoniaque. De plus, on peut introduire préalablement l'image dans la mixtion qui forme une matière inerte qui accroîtra le grain ou l'affinité de l'image pour l'encre grasse. On introduit les bois ainsi obtenus dans la composition typographique et on peut les tirer en même temps que les caractères. Mais pour obtenir de bons résultats il faut employer des rouleaux à surface très régulière et suffisamment lisse; de plus, Fencre doit être moins pâteuse, moins abondante que dans les impressions typographiques. Ce procédé, très séduisant en théorie, n'a jamais été employé d'une manière pratique. Lorsqu'il s'agit d'impressions photocollographiques à insérer dans le texte d'un ouvrage, on fait deux impressions séparées : Tune typographique, l'autre photocoUographique, après avoir exactement repéré le pai)ier. L'impression simultanée des planches photocollographiques et du texte pourrait peut-être s'effectuer avec succès à l'aide de la macliine typographique à deux couhnirs; mais jusqu'à présent aucun essai sérieux n'a été tenté dans cpttn voie.
Wintantsley ^ a proposé d'opérer de la manière suivante. Sur un reliet en gélatine on dresse perpendiculairement une masse de fils métalliques effilés en pointe d'aiguille, la pointe de chaque fil étant au contact de la gélatine, et lorsque chacun, abandonné à lui-même, reste fixé en un point, on les réunit tous au moyen d'une soudure ou par tout autre procédé. Dans cette situation, les pointes des fils se trouvent placés à des niveaux différents, suivant le relief plus ou moins grand des parties de gélatine sur lesquelles reposait chacun d'eux. On lime alors le côté des pointes de manière à faire de l'extrémité de tous les fils un plan unique ; on obtient ainsi des points de ditférentes grandeurs suivant la hauteur des reliefs. Si l'on encre cette surface et si on la soumet à l'impression, on obtiendra sur le papier des points ronds dont le diamètre et le rapprochement variables détermineront un dessin correspondant à celui (jue l'on a olitenu sur la gélatine.
L'inconvénient du procédé est qu'il faut un grand nombre de fils, ce qui augmente considérablement le i)rix de chaque planche.
L Jj)'tt'iiih Joli )'nal of PJiorffrapJnj, jiiUvicT \ S67.
Biinjonn APHTE.
lU l'.LIOG A VU\K.
A I /r I s n () I • K K ]{ . L es Pi 'oced es .
Iî:>NNi:r. Manifel d'héiiofjmrio'e et de pliolixirariirc en relief. Davannk. Ln Pliolofii'dpliie, t. II.
FouriKi*. ((!.). L'i Pltotolithoçjrdpliie , son 0}-i<iine. ses procédés , ses applications.
(iKYMKT. TrailM pratique de (jrarare et d'itapression sio' zinc par les procédés héliograph i(j nés.
— Traité prftlique de fjravnrc en demi-teinte pni' l'i))tervention e.rclusive da cliché photofjraph {que.
liAi-F.KMANi). \on rea n.r procédés d'impression aatfjf/rapîtiqne et de phototilliof/rapJne.
MoNKT (A.-I..). I'ro-/'d<'s de reprod aclitni s (iraphi(jnes ajtjdiqnées à Viinpri merie.
MoocK. Trailr' j)rftiqif(> d' i mpression pJiofof/rajjli iqne an.i' entres f/rasses.
UoDRUjUEs (J.-J.), Procédés pliotof/rap/iiqaes et //tétliodes dirersfs d'impression aux encres rjrasses.
Roux (V). Traité pratique de zincographie. Vidai, (F..). Cours de reprodnctions industrielles.