‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 212 sur 260 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

PHOTOGLYPTOGRAPIIIE

762. Définitions. — On désigne sous le nom de pJwtoglypfogmiJhîe l'ensemble des procédés de gravure en creux par la photographie. Ces modes d'impression utilisent en quelque sorte des méthodes inverses de celles employées en phototypographie. Nous avons vu que dans ce dernier mode de tirage on encre les reliefs qui donnent les noirs de l'image, tandis que les creux dégarnis donnent les blancs. Dans les procédés généraux de gravure en creux ^ on opère tout différemment. Sur une planche de métal on produit des tailles ou creux plus ou moins fins qui constituent l'image; les tailles larges forment les noirs, les fines donnent les demi-teintes. La planche gravée est complètement couverte d'encre d'imprimerie que l'on fait pénétrer dans les creux à l'aide d'un tampon spécial, on essuie soigneusement la surface : l'encre, enlevée" par le passage du chiffon, ne tient que dans les creux, et lorsque le poli de plaque est le môme qu'avant l'encrage, on applique une feuille de papier humide sur le métal et on soumet le tout à la presse : le papier se fixe tà l'encre emprisonnée dans les creux et peut ainsi relever l'image.

Les creux nécessaires à ce genre d'impression peuvent être produits de plusieurs manières. Si les tailles exécutées sur la planche sont exclusivement l'œuvre de la main, on obtient une gravure en taille-douce: si les traits sont marqués par le graveur et creusés par l'acide, on obtiendra une eau-forte. Quant à Vaguatinte, elle se fait de la même manière, avec adjonction d'un grain qui donne plus de moelleux à l'image.

La photoglyptographie tient à la fois de ces trois procédés, mais surtout des deux derniers. Elle utilise cependant les moyens dont

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