‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 216 sur 260 · PHOÏOGLYPTOGRAPHIE D']MAGES AVEC DEMI-TEINTES · texte numérisé non relu

PHOÏOGLYPTOGRAPHIE D']MAGES AVEC DEMI-TEINTES

EMPLOI DES BICHROMATES ALCALINS

768. Préparation des plaques. — On emploie généralement les plaques de cuivre pour servir de support à la gélatine bichromatée qui constitue la couche sensible dans ce procédé. Le cuivre est nettoyé à la potasse et à la craie. Lorsque la surface du métal est bien polie, on la recouvre d'une solution obtenue en faisant dissoudre 10 grammes de gélatine dans 100 c. c. d'eau distillée et ajoutant

2 grammes de bichromate de potasse; on tiltre et on maintient la dissolution à une température de 35 à 40^ G. La plaque de cuivre est chauffée à l'aide d'eau tiède que l'on verse à sa surface , on laisse égoutter cette eau et on recouvre la plaque avec la dissolution de gélatine bichromatée; on fixe ensuite la planche sur le plateau; la tournette portant un disque de fonte que l'on fait chauffer, on fait tourner lentement d'abord, et, à mesure que la couche se dessèche, on fait

Insolation.

tourner plus rapidement, La dessiccation est complète en peu de temps; on peut alors insoler la planche sous un positif.

769. Insolation. — L'insolation peut être effectuée dans un châssis spécial ifuj. 574)^ constitué par un châssis en bois blanc portant à l'intérieur une feuillure pour y placer une glace; des pitons vissés aux quatre coins permettent d'y introduire, à frottement libre, deux tiges de fer assez fortes. On place une glace épaisse dans les feuillures, puis au-dessus le positif à copier; sur le positif et en contact avec la surface de l'image, on dispose la plaque de cuivre, puis un feutre et une autre glace. Le serrage s'obtient en plaçant une barre de bois entre les deux tiges de fer, puis des coins entre cette barre et la deuxième glace.

Le châssis est complété par des index de repère (fui permetlent de replacer la plaque de cuivre sur le positif après une première morsure. Ces indfîx i/hj. se comi)osent de deux pla({ues de cuivre :

Fig. r»?.-).

l'une, A, i)orte en son milieu un pt-til coulcau d'acier (i de la même épaisseur ({u'elle ; une seconde plaque H i>orte un petit ressort d'acier h, muni lui-même d'un petit couteau, et l'on peut l'écarter de la pla({ue à l'aide d'un i)etit cnin ( \ en bois. On pratique avec un ciseau très lin deux i)etites entailles sur les biseaux opposés de la plaque de cuivre que l'on doit insoler, et l'on fait pénétrer dans ces entailles les deux cotés a et b. On lixe alors les deux repères A et B sur le positif à l'aide d'une colle formée de i)arties égales de colle forte, de gomme arabique et de sucre : entre la glace et les repères on interpose des bandes de papier non collé, ce (jui permet de les enlever facilement lorsque l'opération est tei'minée^

J*our obtenir (les marges régulières, il est indispensable de placer convenablement le i)osilif sur le cuivre. Dans ce but, on trace sur une feuille de pai)ier blanc le contour de la planche, on détermine en glissant ce papier sous le positif quelle devra être la position de la planche ywv i-apport au positif, on lixe alors les repères avec les

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