BritisJi Journal of Photograjfhy, 9 sepiembic
3. Bulletin de la Société française de 2)li otographie , 1865, p. 280,
PROCÉDHS DIVERS.
de l'eau distillée renfermant 4 o/^ d'acide azotique de densité 1/22, on rejette ce liquide et on recouvre la plaque avec le bain de morsure qui doit séjourner pendant trois minutes sur la planche; on lave ensuite avec un mélange de 100 c. c. d'eau et G c. c. d'alcool à 9G" centésimaux.
L'acide chromique en solution plus ou moins concentrée constitue un des meilleurs mordants que l'on puisse employer pour la morsure en creux du zinc, du cuivre, du laiton, de l'acier : on évite ainsi les émanations nuisibles et on dirige ce mordant avec plus grande facilité : les tailles se creusent verticalement et sont à bords vifs. Pour l'acier seul, on i)eut employer un mélange de 1 partie en volume d'acide nitrique fumant et de 5 parties d'acide acéti<|ue. Ce mélange doit être fait avec précaution et nécessite l'addition d'eau distillée pour les images très délicates. Les plaques d'argent seront mordues avec l'acide azotique. Pour le zinc, un très bon mordant est constitué par 2 grammes de sulfate de cuivre, 64 c. c. d'eau et 3 grammes de chlorure d(3 cuivre.
Au lieu de grainer directement la ])lanche, D -vaux » imprime simultanément le grain et l'image pliotographique en interjjosant entre le positif et la couche sensible une pellicule mince et transparente formant un phototype du grain. On ])eut obtenir cette pellicule par procédé photoplastographique en prenant l'épreuve d'une plaque de cuivre recouverte préalablement d'un grain de résine à la manière des graveurs à l'aqua-tinte.
Watlierousc^ a indi(iué un moyen assez original d'ol)tenir des planches grainées. 11 dépouille une image au charbon sur plaque de cuivre, et pendant que l'image en gélatine est humide et molle, il laisse tomber du sable sur tout(î la j)lanche : ce sable a été pivalablement enduit de paraffine pour (|u'il n'adhère i)as ultérieurenient à hi gélatine; (juand la couche est complètement sèche, il enlève le sal)le à hi brosse. La couche de gélatine étant assez épaisse dans les ombres, les grains de sable s'enfoncent profondément dans ces parties (H laissent des cavités plus profondes que sur le restant de la phKpie : on obtient ainsi un grain assez large dans les ondjres, léger dans les demi-teintes, comme cela est nécessaire pour la gravure. La gélatine ainsi i)réparée sert à obtenir une i)lanche à l'aide de la presse hydraulique d'après les procédés de i)h<)l(>glyi)t(»grai)hii' ; la iilanche obtenue est reproduite ])ar voie galvanitpie.
Waterhouse a proposé d'opérer le grainage de la manière suivante 3 : on graine la surface d'une plaque de cuivre à l'aide de bitume en poudre: ce grain est fixé en soumettant la plaque à des vapeurs de benzine ou d'essence de lavande: une épreuve négative au charbon est reportée à la surface d'une i)la(|ue grainée par co moyen ; on laisse sécher, puis on borde les marges de la i»la<iue, on recouvre l'envers de vernis isolant et l'on fait mordre pendant cinij minutes avec une solution très concentrée de perchlorure de fer; on peut faire mordre de nouveau après avoir encré la surface avec une encre très dure et susceptible de résister à l'action du mordant.
Arentz insole derrière un i»ositif une planche de cuivre recouverte de